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Rapport au Comité National du 04 décembre 2021

746-05/12/2021 Le Medef lors de sa rentrée en aout avait donné sa feuille de route au gouvernement pour les mois restants et pour le prochain quinquennat.

C’est la démonstration que les multinationales décident, le capital domine tout et le pouvoir applique avec l’objectif d’accroître toujours plus les profits en donnant plus de liberté au patronat pour l’exploitation maximum des salariés :
*Réforme de l’Assurance chômage : le MEDEF avait demandé son application au 1er octobre. Le montant a baissé de 20 % pour 40 % des chômeurs qui en perçoivent. Macron et son gouvernement sont déterminés à mener les attaques antisociales. « Les demandeurs d’emploi qui ne démontreront pas une recherche active verront leurs allocations suspendues »« Il faudra travailler au moins six mois dans les deux dernières années pour être indemnisé » a annoncé Macron, depuis 1er décembre, une nouvelle étape est engagée et le service après vente est assuré par Elisabeth Borne ministre du Travail « Dans les six prochains mois, [les conseillers Pôle Emploi] vont faire 250 000 contrôles, donc une augmentation de 25 % ». Le nombre de radiations administratives ne cesse de monter, pour atteindre 44 000 par trimestre et représentent 8,5 % des sorties de Pôle emploi.
* Le nombre de travailleurs au chômage est toujours aussi catastrophique il dépasse officiellement 5,8 millions, dont 2,8 millions n’ont pas retrouvé d’emploi depuis un à trois ans…
 *réforme de l’éducation afin de l’adapter aux besoins du capitalisme, aujourd’hui elle se poursuit en accentuant les « passerelles » éducation national et entreprises.
Les patrons veulent des travailleurs déjà formés, opérationnels du jour au lendemain, acceptant des salaires à la baisse et des contrats précaires, des salariés corvéables à merci et jetables :
 Aides à l’embauche des apprentis, jusqu’en juin 2022, pour un montant qui varie de 5000 à 8000€
 240.000 jeunes en missions de Service Civique, se substituent de plus en plus à l’emploi salarié et occupent de plus en plus des postes vacants indemnisé par l’État à hauteur de 473,04 euros par mois,
 Revenu d’Engagement pour 500.000 Jeunes qui toucheraient un montant maximum de 500 euros contre un engagement de « devoirs » aux contours totalement flous.
 Encore des cadeaux au capital, le gouvernement va débloquer 7,5 millions d’euros pour soutenir, l'an prochain, le fonctionnement des établissements techniques privés, particularité, ils forment des élèves à partir de « commandes » d'entreprises.
* Réforme des retraites avec l’élévation de l’âge de départ en retraite : Macron et son gouvernement sont déterminés à mener l’attaque jusqu’au bout, il a appelé à lancer un "débat démocratique dès 2022", sur les retraites avant l'élection présidentielle, pour "prendre des décisions claires" et il indique: "il faudra travailler plus longtemps, harmoniser le régime public et privé". Ils tentent de rassembler les forces politiques et sociales dans un "agenda social" visant à continuer à intégrer les organisations syndicales et les salariés dans leur stratégie.  *Réforme salaire : intégrer les salariés à la politique du capitalisme, en relançant l’association capital-travail, avec l’épargne salariale, l’intéressement… afin de tenter de freiner les luttes que le MEDEF et le pouvoir craignent par-dessus tout.

L’Insee nous dit : « le PIB devrait progresser cette année de 6 % » . Pour qui ?
 Les revenus de la population ne progresseront que de 1,5% en moyenne en 2021 et encore moins en 2022, l’indice du salaire horaire de base des ouvriers et des employés (SHBOE) progresse de 0,3 % au 3e trimestre 2021 et de 1,5 % sur un an. Le niveau de vie de la population a nettement baissé avec une inflation importante qui atteint aujourd’hui 2,8%.
 400 000 salariés sont en activité partielle au cours du mois d’octobre (soit 2 % des salariés du privé).
 Dans un rapport publié le 18 novembre, le Secours catholique alerte sur le nombre élevé de personnes dépendant d'une aide pour manger à leur faim, près de 10% de la population française. «Entre 5 et 7 millions de personnes» ont eu recours à l'aide alimentaire en 2020.
 21 % des Français sont concernés par la pauvreté en conditions de vie : grignotage des APL, la non-revalorisation des minima sociaux, par ces coupes, le gouvernement fait payer les plus modestes et les plus pauvres. 12 millions de personnes sont victimes en France de la précarité.
 en 2018, Emmanuel Macron avait promis un toit à « toutes celles et ceux qui sont aujourd’hui sans abri », le nombre de personnes à la rue s’élève à 300 000, contre 141 500 en 2012 lors de la dernière enquête officielle de l’Insee.
 La pandémie revient au moment où notre système de santé vit un état de délabrement flagrant, conséquence directe des coups répétés que lui ont infligés les choix de classe imposés au pays depuis plus de trente ans. Le résultat direct des choix et des politiques basés sur la privatisation de la santé. Cet effondrement a été planifié méthodiquement de longue date, suppression de 100 000 lits en 25 ans dont encore près de 6 000 en pleine crise COVID.
 Début novembre, un tiers des salariés travaille dans une entreprise concernée par l’obligation vaccinale ou de détenir un passe sanitaire. Celles qui ont des contrats de travail suspendus au motif du non-respect de cette obligation représentent 22 % des effectifs…
Sans attendre il faut donc s’opposer avec force à toutes ces attaques qui arrivent, agir pour bloquer tout ce qui se prépare comme cette Grande Sécu qu’Olivier Véran est chargé de mettre en œuvre.
La motivation principale de cette proposition n’est pas nouvelle. Les gouvernements successifs ont étendu l’obligation de détenir une assurance santé complémentaire. Les coûts de marketing représentent 40 % des frais de gestion pour acquérir les « clients » et non des patients Les complémentaires santés, représentent un marché de plus de 33 milliards d’euros de cotisations collectées. Pour la sécurité sociale c’est 470 milliards d'euros de quoi aiguiser l’appétit du capital. Depuis 96 les dépenses de protection sociale sont devenues des lignes budgétaires au sein du budget global. Le gouvernement et le Parlement décident et fixent dorénavant tous les ans l’objectif national d’évolution des dépenses d’assurance-maladie. Aujourd’hui, 50 % de ses recettes proviennent de l’impôt et ainsi sont plafonnées dans le cadre du PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Ils veulent aller plus loin en délestant de tout ou partie de la part patronale sur les complémentaires santés et continuer à exonérer les cotisations. L’étatisation de la Sécurité sociale doit être combattue on assiste au remplacement des cotisations par l’impôt, particulièrement avec la contribution sociale généralisée (CSG) , une médecine a deux vitesses qui s’accélere
A la création du régime général avec 4 branches : maladie, retraite, famille et recouvrement des cotisations, permet une véritable sécurité sociale de la naissance à la mort. Le fait de verser une part de son salaire à une caisse commune fait de l’assurance maladie un salaire socialisé, permettant d’être protégé toute sa vie. La moitié de ces cotisations, 50%, étaient prélevées sur les salaires (cotisation salariale) et l’autre moitié, sur le patronat, à partir des richesses produites par les salariés (cotisation dite patronale). La Protection Sociale était gérée par un Conseil d’Administration élu, composé aux ¾ par des représentants des assurés et à ¼ par ceux du patronat. Le patronat n’a jamais accepté ce système. Dès 1960, avec le concours actif des gouvernements successifs de droite ou de gauche, il l’a remis en cause. Par décrets et ordonnances, les salariés ont été écartés de sa gestion. Employeurs et gouvernements ensemble ont désengagé progressivement par décrets et ordonnances le patronat, du financement de la Sécurité Sociale. Les gouvernements les uns après les autres font payer les salariés, les malades, se sont les exonérations patronales qui creusent le « trou » de la Sécurité Sociale, Les exonérations de cotisations sociales patronales s’élèvent à 38 milliards d’€ par an, le montant CICE c’est plus de 100 milliards d’euros alloués aux entreprises à travers ce dispositif en défiscalisant et désocialisant les heures supplémentaires, 600 millions et la prime exceptionnelle, sans oublier la hausse de la prime d’activité et l’élargissement du nombre de bénéficiaires, qui n’est pas du salaire et n’induit donc pas de prélèvements sociaux, ces choix ont un impact sur le financement de la Sécurité sociale. Les exonérations impliquent, par définition, de ne plus verser de cotisations
Étatiser, privatiser c’est le projet de loi de financement de la Sécurité sociale les gouvernements successifs se sont évertués à en assécher le financement à coups d’exonérations, pour mieux justifier ensuite les tours de vis destinés à rééquilibrer les comptes. Macron compte bien finir le travail de ses prédécesseurs.
Toutes ces sommes ci-dessus doivent revenir à la sécurité sociale et être gérées par les travailleurs qui seuls assureront à tous la possibilité de se soigner selon leurs besoins et non selon leurs moyens.
Les termes et les enjeux fondamentaux de la lutte de classes n’ont pas changé, ils se sont même durcis, avec des exigences et des objectifs de lutte qui naissent aujourd’hui, dans la lutte pour la santé, la vie, la survie au quotidien. La dégradation des conditions de vie et de travail des travailleurs est sans cesse dénoncée, sous diverses formes, par les mouvements de protestation.
Le mécontentement grandit, les luttes se développent. Rien que sur deux semaines on a eu Mercredi 24 novembre, une mobilisation nationale des enseignants, organisée par le SNEP et SNESUP-FSU, avec les étudiants. Le 25 novembre Journée internationale contre les violences sexistes et sexuelles. Le 25 novembre appel de la CGT de la métallurgie 10000 manifestants à Paris, le 26 novembre les salariés de l’ONF, le 1er décembre Mobilisation nationale des établissements culturels et de loisir, 2 décembre 20000 retraités à Paris, plus les rassemblements régionaux, 4 décembre manifestation collectif urgence,
4 décembre manifestation contre le chômage et la précarité à l’appel des syndicats et associations de chômeur.es, du 1er au 31 décembre 2021 (Fonction publique) préavis de grève couvrant cette période, 7 décembre Paris - Grande manifestation nationale contre les licenciements, les 4 et 7 décembre journées de grève et d'action des professionnel(les) du secteur social et médico-social et du handicap. Ce sont des actions les plus diverses. Des grèves de plus en plus nombreuses contre les licenciements, les fermetures d’entreprises, la casse de notre industrie et de notre économie en général, lutte pour de meilleurs salaires et conditions de travail, contre les atteintes aux droits des salariés je vous renvoie sur notre site dans le résumé des questions économiques et sociales. Ripostes aux attaques contre les retraites, contre la Sécurité Sociale, l’assurance chômage… Au travers de ces actions qui se développent, on voit qu’un nombre toujours plus important de salariés sont en train de vérifier qu’ils ne peuvent compter que sur eux- mêmes.

Aides aux entreprises : le robinet coule à flot :
Après le « Plan de relance » et le « Train de relance », le gouvernement octroie des milliards aux multinationales capitalistes pour augmenter leurs profits, ils financent des plans de licenciement massifs, les restructurations, les fermetures d’entreprises, afin qu’elles soient plus compétitives et qu’elles occupent une place dans la concurrence capitaliste internationale. Les profits des multinationales, eux, poursuivent leur ascension. Le CAC 40 a augmenté de 40 % et cela en pleine période de pandémie pendant que des millions de salariés étaient réduits au chômage partiel. Ces mêmes entreprises ont bénéficié de plusieurs cadeaux en matière fiscale ! Pendant son quinquennat, Macron a tout fait pour préserver les intérêts du capital, les plus riches ont bénéficié de la fin de l’ISF sur les revenus mobiliers, de la baisse de l’impôt sur les revenus du capital dès 2018 et 3 milliards de baisse. La taxe d’habitation qui concerne les 20 % de la population aux revenus les plus élevés, coûtera à terme 18 milliards par an à l’Etat.
Dans l’enveloppe de 100 milliards d’euros annoncée il y a plus d’un an, il reste 30 Md€ à distribuer en 2022, a indiqué le ministère de l’Économise, dans cette somme est inclut la baisse des impôts de production de 10 Md€ déjà appliquée cette année, les entreprises devraient profiter des 20 Md€ restants, promet Bercy qui rajoute +4 milliards.
La Commission européenne vient de prolonger de six mois l'assouplissement de ses règles pour les Etats membres de l'UE qui pourront continuer à délivrer des aides aux entreprises, au nom de la « lutte contre le Covid-19 » jusqu'au 30 juin 2022, idem pour les outils remboursables (prêts, avances...) qui pourront être « convertis en subventions directes », autre nouvelle s'ajoutant à l’arsenal : des garanties publiques pour aider PME et start-up à obtenir financements privés et fonds propres
La filière de l’usine du futur 4.0 comme ils disent, première bénéficiaire du plan d’investissement France 2030. L’objectif est de soutenir le développement de la robotique, 5G, intelligence artificielle, cloud, blockchain, etc., "dédiées à de nouveaux usages industriels". L’enveloppe de cette démarche s’inscrit dans le cadre des 800 millions d’euros récemment annoncés en faveur de la robotisation de l’industrie, pour plus de productivité et au bout du compte plus de profit.
Le capital, ses médias et ses élites préparent déjà les esprits aux nouveaux sacrifices qui vont être demandés aux peuples pour «sauver l’économie», pour subordonner la gestion de la crise sanitaire aux impératifs de profits des grands patrons et banquiers. Ils concoctent déjà la note salée à présenter aux travailleurs et aux peuples : allongement de la durée du travail, suppression des congés, baisse des salaires, mises au chômage, etc.
Le monde du travail n’a jamais été autant pressuré en augmentant les rythmes et le temps de travail, en accentuant la précarité, la flexibilité, en bloquant les salaires.
Grâce aux ordonnances Macron, les entreprises disposent depuis le 1er janvier 2018 d’un outil de flexibilité redoutable : les accords de performance collective (APC), les APC permettent de modifier le temps de travail, la structure des rémunérations, la mobilité, etc. Autre avantage pour l’employeur, le seul fait pour un salarié de refuser l’accord de performance collective vaut licenciement pour cause réelle et sérieuse.
Déjà prospère, le recours à cet outil a crû de 86 % depuis la crise sanitaire, 247 APC, conclus pour des durées indéterminées, ce qui renforce leur dimension d’hyper-flexibilité. Autres outils les PSE : le deuxième volet de rupture conventionnelle collective chez Michelin a été présenté le 1er décembre aux syndicats. 614 postes seront supprimés. De même la direction de l'électronicien hollandais AEG Power a présenté un plan qui vise à stopper la production et à fermer le laboratoire de R&D de Chambray-lès-Tours (Indre-et-Loire). Le site emploie 120 salariés. Plus de la moitié de l'effectif est concernée par le PSE.
Spécialiste de la production de silicium, Ferroglobe a annoncé le 15 novembre la fermeture de son usine de La Léchère (Savoie) et le maintien de celle de Livet-et-Gavet (Isère). 221 emplois seront supprimés en Savoie, 131 sont conservés en Isère.
Le capital et le gouvernement savent qu’ils doivent faire face à une colère sociale de masse qui peut prendre une forme explosive, comme aux Antilles où près de 52,7 % des moins de 25 ans sans emploi, la force et la répression ne leur suffisent pas et accélère la colère contre l'État.
Le gouvernement applique les directives du capital et des multinationales avec un seul but : augmenter les profits quelques soient les moyens employés et les conséquences sociales engendrées.

Bas salaires pour les salariés et cadeaux pour les patrons
La France est la 6ème puissance économique mondiale, la 2ème en Europe. Le travail des salariés produit plus de 2.500 milliards de richesses chaque année. Les seules entreprises du CAC 40 ont engrangé 60 milliards de profits au 1er semestre 2021. Pour les 40 sociétés qui compose l’indice, le chiffre d’affaires total de l’ensemble équivaut en 2020 à près de 1 200 Md€.
Le peuple voit bien qu’il y a de l’argent en France et les moyens de répondre à ses aspirations, les profits qui augmentent, les milliards distribués aux actionnaires. Les luttes sont nombreuses, elles ne s’arrêtent pas parce qu’elles sont une des expressions du fort mécontentement actuel. Ce mécontentement est souvent diffus, dans tous les sens, mais les origines diverses sont rassemblées dans le rejet de la politique actuelle.
Le mécontentement est partout, et on voit comment le capital s’appuie sur ce mécontentement pour le dévoyer et toute idée contraire au capital doit être combattue.
Au plan politique, comme au plan social, le capital et le pouvoir craignent l'expression revendicative des mécontentements et leur convergence dans un mouvement social plus profond. Les media s'emploient à détourner l'attention des salariés des vrais problèmes. La stratégie du pouvoir consiste à agir sur les craintes: pandémie, réchauffement climatique, économie, sécurité… avec un seul but : tout faire pour anesthésier toute idée de changement possible, museler le mouvement social.

En France comme dans le monde : un capitaliste plus dur, plus autoritaire, plus répressif, plus belliciste.
Partout, le capital veut accroître son terrain de chasse. En concurrence féroce dans la guerre de repartage des marchés et des ressources naturelles et se font une concurrence sans merci pour capter les "sources" de profits, pour plus d’exploitation des travailleurs, plus d’oppression des peuples, plus de domination des Etats et des territoires, plus de guerres, de pillage. Face à la montée des puissances émergentes et en premier lieu de la Chine, les Etats-Unis et leurs alliés déploient une stratégie de guerre hybride d'interventions politiques, idéologiques, technologiques et financières, ainsi que les pressions militaires.
Après la tragédie de Dunkerque Boris Johnson et Jean Castex n’ont à proposer que de renforcer les actions de contrôle des migrants. La misère, les guerres impérialistes, comme les multiples interventions françaises, anglaises, américaines en Afrique, au proche et Moyen-Orient, en Irak, Libye, Yémen, Syrie avec leurs « alliés » sont responsables de cette situation qui chasse les populations de ces pays, nombreux meurent en route Ils s’ajoutent aux centaines de milliers de morts sous les bombes des grandes puissances capitalistes.
Les orientations du Président Biden accentue l'objectif de conserver au sein du système impérialiste une position dominante face à la montée de puissances, comme la Chine, qui lui conteste sa position hégémonique. En Asie, la Chine demeure, aux yeux des USA, le rival majeur. Biden poursuit la politique engagée par Trump et à une montée des tensions entre ces puissances concurrentes au sein du système impérialiste, ainsi qu' à un renforcement de la présence militaire US en Asie, Joe Biden a invité quelque 110 pays et territoires à son sommet virtuel pour « la démocratie », dont les principaux alliés occidentaux des États-Unis, mais aussi Taïwan dans un message clair à la Chine. Sans surprise, les principaux rivaux de Washington, Pékin et Moscou en tête, ne sont pas invités à cette conférence virtuelle qui aura lieu les 9 et 10 décembre, mais on y retrouve le Brésil, Israël, l'Irak, la Pologne…
Nous sommes un parti politique, son caractère révolutionnaire unique en France lui confère une grande responsabilité sur le plan international, il est reconnu, les interviews du TKP, du Parti des Communistes Bulgare, du PC Algérie, du PC Pakistan, du Président de l'UPC maniden du Cameroun et d'un responsable tchadien à propos de la situation dans la région. Des contacts sont en cours pour une initiative sur l'Algérie. Tous les révolutionnaires se posent la même question

Comment changer ça. Comment changer fondamentalement de politique ?
L’expérience vécue par les électeurs, c’est que, quel que soit le gouvernement, Sarkozy, Hollande, Macron ou leurs prédécesseurs, leur situation ne cesse de s’aggraver, c’est de plus en plus dur, Ils rejettent tous ces gouvernements, toutes ces politiques sont responsables de leur situation. Le Parti Socialiste tentent de marquer sa différence avec le pouvoir alors qu’il a participé (comme les candidats de droite) aux divers gouvernements qui n'ont jamais autant distribué de cadeaux aux patrons, jamais ils n’ont été autant soutenus et aidés dans les différentes vagues de licenciements, de suppressions massives d’emplois, des fermetures d’entreprises. C’est encore le cas aujourd’hui.
Les dirigeants capitalistes qui sont les réels dirigeants du pays, préparent déjà la relève de leurs serviteurs.
La droite tient ses « primaires », elle occupe l’espace médiatique et fait croire aux électeurs que les candidats sont différents. Qu’ont-ils de différents ? Sur plus de neuf heures de débats à cette primaire des Républicains, seulement dix secondes ont été dédiées à la biodiversité, seize minutes au climat, deux minutes vingt à la pauvreté ou encore trois minutes à la thématique du logement les sujets au cœur du quotidien n’ont pas été abordés. A contrario, l’immigration, la sécurité et les finances publiques, la dette, le nombre de fonctionnaires, les impôts, etc. ont représenté plus de 50 % des échanges !
Tous sont pour une austérité renforcée, tous proposent de nouvelles suppressions d’emplois dans les services publics, un nouveau recul de l’âge de la retraite, de poursuivre la suppression des droits du travail, de flexibiliser sans contrainte le temps de travail et les salaires, de privatiser totalement ce qu’il reste de l’industrie nationale, d’attaquer de front les derniers acquis sociaux. Le contenu des programmes vont tous dans le même sens : contre les travailleurs et le peuple. Par contre, tous sont pour continuer et accentuer la baisse des « charges » des entreprises par de nouvelles exonérations fiscales et sociales qui n’ont aucune influence sur l’emploi, cela se saurait… Elles ne servent qu’à gonfler les profits et aggraver les difficultés d’accès à la santé et à la protection sociale. Le Conseil régional d’Ile-de-France présidée par Valérie Pécresse vient d’octroyer près de 450 000 euros de subventions au premier groupe de cliniques privées français, Ramsay-Générale de santé, pour installer deux centres de santé au sein de leurs établissements.
- Le Front National est silencieux sur le programme de la droite comme sur le sien, et pour cause, à peu de chose près ce sont des photocopies. L’utilisation en cas de besoin du Front National est évidemment prévue
- Zemmour est un pur produit du capital, construit par la propagande médiatique dominée par les multinationales depuis des années. Toute la mise en scène savamment orchestrée autour du personnage vient au secours d’un capitalisme en difficulté, faire gagner du terrain à l’autoritarisme, Zemmour joue ce rôle dans cette période électorale.
- Le PS, les Républicains, le FN, chacun à sa façon sont tous au service direct du capitalisme ; avec eux la situation du peuple continuera de s’aggraver.
- Mélenchon veut « un nouveau partage des richesses entre le capital et le travail », ce qui revient à dire que le capitalisme peut et doit être aménagé, qu’il doit partager les richesses produites par les travailleurs. Jamais Mélenchon ne remet en cause l’existence du capitalisme, la France Insoumise, le PCF, le PS, les Verts disent vouloir changer, une « France heureuse» mais ne mettent nullement en cause le capitalisme, ils s’en accommodent, ils lui laissent les mains libres pour continuer à exploiter le peuple. On ne peut pas changer de politique sans s’attaquer fondamentalement au capital. C’est créer des illusions, c’est maintenir et continuer à servir le capital.
Les candidats se bousculent pour jouer ce rôle-là, les recompositions et « grenouillages » divers vont se poursuivre jusqu’à ce que le capital ait choisi ses meilleurs serviteurs.
Ce type d’élection maîtrisée depuis des décennies par les multinationales n’ont rien à voir ni de près ni de loin avec une « démocratie ». La démocratie n’existe pas dans une société capitaliste, la constitution a été créée pour garantir au capital les élus qui seront à son service. Le mode de désignation antidémocratique a été fait pour éliminer d’emblée tout candida(e) clairement anticapitaliste.

La lutte pour un réel changement de société est de notre responsabilité.
Notre Parti affirme que pour changer fondamentalement de politique en France, pour disposer des moyens qui existent pour répondre aux aspirations du peuple, une condition est incontournable : il faut reprendre les richesses crées par le travail, il faut reprendre les grands moyens de production et d’échange aux multinationales, aux grandes banques financières, il faut que les secteurs clés de l’économie et de la finance soient contrôlés et gérés par le peuple. Chasser les actionnaires sans aucun compromis, en confier le contrôle et la gestion au peuple.
La question des luttes et de leur amplification est donc plus que jamais posée pour faire reculer le capital jusqu’à ce qu’il disparaisse.
C’est cette alternative, cette perspective que propose notre Parti et pour laquelle il appelle à lutter tous ensemble, à mener la lutte anticapitaliste sans compromis. Il n’y en a pas d’autre.
Il nous faut désigner notre candidat à la Présidentielle, les candidats aux élections législatives qui seront porteur de cette alternative. Il faut mettre à profit ces campagnes électorales, aborder cette période de manière inédite, partout prendre le maximum d’initiatives…Notre hebdo internet, notre site, notre journal joueront un rôle important dans notre campagne.
Une grande partie de la population est en recherche d’une issue politique. Notre Parti Révolutionnaire Communistes, répond à leur question : Oui on peut changer la situation, répondre aux aspirations du peuple. Il démontre comment. A tous ceux et celles qui veulent jouer un rôle pour transformer la société, nous disons : « venez mener cette lutte avec nous, pour abattre le capitalisme pour imposer les seules solutions qui amèneront un véritable changement, celui auquel vous aspirez. Nous avons besoin d’être plus nombreux pour faire avancer les conditions du changement ».
La remise des cartes 2022 peut donner le coup de fouet nécessaire à la campagne électorale que nous voulons mener. Ce que nous diffusons sur notre site, nos tracts, notre journal sont des outils de qualité mais il faut là aussi continuer à les développer, les faire connaître. Développer, renforcer notre parti est une responsabilité importante pour notre pays.
Dans cette bataille idéologique nous débattrons de la situation, de nos propositions, nous devons la porter au niveau des exigences politiques, utiliser tous nos moyens, en premier lieu nos adhérents, leur confier un rôle militant pour qu’ils soient ou deviennent des points d’appuis essentiel de notre politique. Chaque adhésion que l’on réalise est un encouragement à faire plus. La formation de nos adhérents est essentielle, nous devons utiliser tous nos outils existants comme les cours, voir aussi des formations en mode virtuel pour élargir à ceux qui sont éloignés.
Dès que les bonnes conditions seront réunies, protocole sanitaire, salle, hébergement, transports nous arrêterons les dates pour un Congrès.
Profitons également de cette période de remise de cartes pour faire vivre la souscription, nous connaissons l’importance que constituent les moyens financiers, parlons-en à toutes nos réunions.
Les candidats de notre Parti à la présidentielle et aux législatives vont mener une grande campagne politique pour démontrer qu’il existe des moyens considérables pour construire une société qui réponde aux besoins sociaux. Lutter ensemble et renforcer notre parti c’est la construire plus vite.
Notre Parti affirme et démontre qu’il y a en France les moyens financiers et économiques pour créer de centaines de milliers d’emplois, pour augmenter le SMIC et tous les salaires, les retraites…pour développer une grande politique économique et sociale au service du peuple. Le choix ne doit plus être entre chômage et précarité avec l’enchainement de contrats bidon. Notre parti a des propositions concrètes avec les moyens pour créer des centaines de milliers d’emplois, il propose de réelles garanties au travail qui répondent aux besoins des jeunes, fin de l’intérim, avoir une rémunération, des stages formateurs et véritablement encadrés, cela doit s’accompagner de droits: à la santé, aux transports, au logement. Ce sont ces revendications, la voix de la jeunesse, que nos élus feront entendre à l'Assemblée Nationale. Pour changer la situation de la jeunesse Il n'y a qu'une solution, celle que nous sommes les seuls à proposer, la condition indispensable pour avoir le pouvoir politique, il faut arracher aux capitalistes les richesses créées par le travail qu’ils s’approprient, il faut prendre les moyens de production et d’échange aux multinationales industrielles et financières, il faut que les secteurs clés de l’économie et de la finance à nationaliser.
La lutte politique est indispensable, essentielle. Sans lutte, rien ne bougera, au contraire. Sans lutte tout s’aggrave, cette question du rapport des forces est indissociable de notre action politique, de notre activité là où nous sommes mais aussi là où nous voulons être.
Nous sommes un parti politique, son caractère révolutionnaire unique en France lui confère une grande responsabilité.
Le renforcement de notre influence, l’accélération de notre développement, le renforcement du parti et donc la question centrale de notre action politique.
Beaucoup de celles et ceux que nous rencontrons sont attentifs à ce que nous disons, beaucoup se disent en phase avec ce que nous développons.
Multiplier les débats, les rencontres, invitons ceux qui luttent à venir avec nous.
Les élections sont une des occasions, pour nous développer.
La lutte permanente contre le système capitaliste jusqu’à l’abattre est la seule solution pour changer totalement de politique en France, pour changer de société. La nécessité du socialisme n’a jamais été aussi présente. Comme l’expliquait Lénine au début des années 1920, il ne peut pas y avoir de « crise finale du capitalisme. Le capitalisme ne tombera pas comme un fruit trop mûr. Il se relèvera toujours de la pire des crises économiques, jusqu’à ce qu’il soit renversé par une mobilisation consciente et révolutionnaire des masses ». C’est la perspective que porte notre Parti Révolutionnaire Communistes et pour laquelle il lutte. C’est cette perspective qu’il continue à expliquer. La situation sociale et politique, permet d’avancer nos arguments et nos propositions. Ceux qui subissent et qui souffrent de la situation sont nombreux, multiplions les opportunités de rencontre avec ceux qui se battent et qui sont à la recherche d’une solution.
Je vous invite à débattre de toutes ces questions.

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