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Rapport au Bureau National du 15 janvier 2022

752-15/01/2022 Ce bureau national de rentrée se situe une fois de plus dans les conditions d’une pandémie qui se prolonge et contribue à perturber toutes les activités. Rappelons que dès que la situation sera éclaircie nous pourrons envisager de reprendre

la tenue de notre CN en présentiel et nous orienter vers la tenue de notre congrès. En attendant, le parti travaille à tous les niveaux, des cellules, des départements, du CN, du BN, du collectif national et du comité de rédaction. Notre site et notre propagande nous donnent les moyens de nous exprimer sur nos analyses et sur les luttes.

  1. La situation économique sociale et politique

Sans reprendre ce que nous exprimons semaine après semaine sur notre site, je veux en souligner les aspects essentiels.

Depuis plusieurs mois, la question des salaires revient en force dans l’espace social et politique.

Elle est même considérée selon les sondages d’opinion comme la préoccupation majeure des français et à fortiori des salariés. Selon un récent sondage ODOXA, 45 % des sondés placent cette question en tête pour l’élection présidentielle, suivie par celle de la santé, 80 % estiment que le pouvoir d’achat a diminué et 94 % pensent que depuis le confinement les prix ont augmenté. Une autre mesure de cette réalité est donnée par l’augmentation du nombre et de la durée des conflits sociaux se rapportant aux salaires et à l’emploi. Tous les secteurs sont affectés par ces mouvements. Des succès sont remportés et nous les mettons en valeur dans le résumé économique et social hebdomadaire. De plus, les salaires et surtout leur faiblesse incitent de nombreux salariés, en particulier dans les services et la restauration, à chercher des emplois moins contraignants et mieux rémunérés, d’où il résulte sur les patrons une pression à l’augmentation des salaires. Patronat et gouvernement s’emploient à circonscrire l’incendie en serrant la vis. Roux de Bézieux proclame : « les hausses salariales généralisées ne sont pas soutenables pour l’économie » et le gouvernement rejetant la demande unanime des fédérations de fonctionnaires continue le blocage du point d’indice qui détermine la rémunération de millions de fonctionnaires, comme il continue à bloquer les pensions des retraités. Dans le même temps, il tente de diminuer la pression revendicative en octroyant des miettes comme le chèque énergie de 100 euros, tandis que la hausse des prix va le contraindre à une augmentation du SMIC de 0,9 %. Le 27 janvier à l’appel de la CGT, FO, SUD, la FSU et des organisations de jeunesse il est prévu une journée interprofessionnelle de grève et de manifestations qui devrait aider au développement des luttes et à leur convergence.

Aujourd'hui pour "lutter" contre la hausse de l'électricité dont tout montre qu'elle est organisée par le "marché libre et non faussé" (voir l'article sur l'Hebdo N°751) le gouvernement se livre à un véritable pillage d'EDF pour assurer les profits de ses concurrents privés. Nous dénonçons et combattons cette mesure particulièrement scandaleuse.

Pourquoi, aujourd’hui, cette irruption de la question salariale ? Pendant des années, la politique du patronat et du pouvoir a conduit à une forte hausse du chômage entraînant une concurrence accrue entre les salariés sur l’emploi et tout particulièrement pour les jeunes avec à la clé un chantage liant emploi et salaire. Dans le même temps, il y a eu une relative stabilité des prix des biens et des marchandises liées à la réimportation de marchandises de pays à bas coûts salariaux.
Les deux phénomènes ayant un lien profond dans un contexte où l’emploi, en particulier industriel, a été largement liquidé par les délocalisations vers les pays à bas prix de la force de travail, ce qui a augmenté le chômage et gonflé les profits des monopoles capitalistes. Ce qui a permis aussi de contenir la hausse des prix dans les pays les plus riches diminuant ainsi la pression sur les revendications salariales .

Mais aujourd’hui, la reprise d’une forte inflation remet en question cet équilibre et entraîne une réaction légitime des salariés à vouloir préserver leur pouvoir d’achat voire à l’augmenter tant les bas salaires sont légions et que ceux de beaucoup de professions en particulier en début de carrière en sont rendus au niveau, ou même au dessous du SMIC. Par exemple, dans la fonction publique, un technicien de catégorie B est embauché seulement à 10 euros de plus que le SMIC et l’on peut parler de smicardisation de pans entiers de salariés qualifiés. Cette reprise de l’inflation que nombre d’économistes jugeaient comme passagère et limitée s’installe dans le paysage économique. Pour l’Union Européenne elle est estimée sur un an à 5% et à 2,8 % pour la France, ce qui est du jamais vu depuis longtemps. Ce phénomène touche aussi les USA avec un inflation de 6,8 %. Nous en avons déjà analysé les causes essentielles et tout particulièrement dans le secteur de l’énergie. Compte tenu de cette inflation l’INSEE dans sa note du 14 décembre estime que le pouvoir d’achat des salariés : « pourrait reculer de 0,5 % lors des six prochains mois ». Les conséquences de cette poussée inflationniste dans le monde sont encore difficiles à évaluer au plan macro économique mais elles constituent un facteur d’inquiétude sur la solidité d’une reprise que d’aucun, notre gouvernement en tête, glorifiait comme solide et effaçant une récession majeure liée aux politiques de confinements adoptées face à la pandémie de Covid 19. Sont ainsi posées les questions des taux d’intérêts, aujourd’hui très bas, dont l’augmentation renchérirait le remboursement des énormes dettes contractées par les États ce qui pourrait avoir comme conséquence un renforcement des politiques d’austérité au détriment des salariés.

On le voit, la période qui s’ouvre est remplie d’incertitudes et devrait se caractériser par une hausse des conflits de classe autour de la question des salaires et de l’emploi. Notre parti met en avant la légitimité des revendications salariales , il estime qu’il faut porter le SMIC à 2.100 euros, et montre qu’il est possible tout de suite de répondre aux revendications des salariés. Dans le même temps, il nous faut démêler les fils du pourquoi de cette situation. Qui en est responsable si ce n’est le système même d’exploitation du travail salarié par le capital. Nous montrons qu’une autre logique de développement de la société est possible ; une logique sans exploitation de l’homme par l’homme, une logique de coopération de tous ceux qui produisent les richesses et qui de ce fait doivent diriger le pays. Nous posons ainsi la question de la prise du pouvoir nécessaire pour exproprier le capital en mesurant que les conditions sont loin d’en être remplies aujourd’hui, ce qui ne nous empêche pas, au contraire, d’en poser la nécessité en menant la lutte pour les revendications immédiates.

Les conséquences de la hausse des prix ont des effets partout dans le monde, suscitant des mouvements sociaux plus ou moins violents, la dernière illustration en étant le Kazakhstan mais je reviendrai sur cette question dans la partie consacrée à la situation internationale.

  1. La lutte politique et idéologique

La situation politique est profondément marquée par le mécontentement sur les salaires, l’emploi et les conditions de travail, ce d’autant que des échéances électorales importantes approchent et que les classes dominantes sont à la recherche d’une base sociale pour accentuer encore la politique du capital. Là-dessus, il n’y a aucune illusion à se faire. Ils veulent aller plus loin et plus vite dans la liquidation des conquêtes sociales et démocratiques. C’est dans ce but qu’est organisé un théâtre politique dont le contenu évite soigneusement de parler des questions de fond : quelle est la situation réelle du pays et des classes populaires salariées, pourquoi cette situation, comment en sortir... ? C’est bien à ces questions décisives que notre parti doit répondre, expliquer et organiser la lutte contre la société capitaliste. Il s’agit donc d’une phase intense de la bataille politique. C’est la raison pour laquelle, nous avons décidé de la mener sous tous ses aspects y compris par notre participation à la bataille des élections présidentielles et législatives. J’y reviendrai plus en détail dans la section consacrée au travail du parti.

Je voudrais soulever un aspect de la lutte idéologique. Tout est fait, et toutes les forces politiques s’y emploient du RN au PCF, chacune à leur manière, pour substituer au débat de fond sur la nature des rapport sociaux capitalistes, des débats dis sociétaux sur l’écologie, l’écoféminisme, le décolonialisme, les théories du genre, le tout rassemblé sous le vocable de wokisme importé des USA. Cette approche sociétale et les débats qui vont avec ont pour vertu d’éloigner les salariés de la prise de conscience de leur situation fondamentale d’exploités. Nous devons donc dans tous les domaines remettre les choses à l’endroit, c’est à dire montrer le rapport intime qui existe entre les situations vécues individuellement et collectivement par les salariés et la nature de l’exploitation capitaliste.

Aucun des autres candidats à la présidentielle, que le notre, ne parle en priorité des problèmes qui sont le centre des préoccupations du peuple ; tout est prétexte pour détourner des thèmes prioritaires. Ils passent allégrement d’un drapeau sous l’Arc de Triomphe qui déclenche une polémique de plusieurs jours à des propos insultants de Macron qui déclenchent cette fois-ci une tempête de réactions indignées. Ce qui est indigne et inacceptable c’est que la pauvreté touche 14,8% de la population alors que le nombre de milliardaires augmente (plus de 300.000), c’est que la politique de santé des gouvernements successifs ait plongé le système de santé dans un état de délabrement qui affecte en premier lieu les couches populaires et empêche de mener une politique sanitaire de dépistage, de protection et de vaccination des plus efficace contre la pandémie, sans oublier la responsabilité des pays impérialistes dans la faiblesse de la vaccination dans les pays dominés.

Aucun de ces candidats ne s’attaque au système d’exploitation capitaliste. LREM, dont il faut toujours rappeler qu’il est une version moderne de l’alliance de la social-démocratie avec les représentants du grand capital, LR et le RN sont au service du capitalisme. Marine le Pen multiplie les déclarations pour montrer que le RN est bien le 3ème fer au feu du capital ; le PS, EEEV, LFI, Le PCF, parlent du partage des richesses alors que la pandémie nous confirme que le capital ne lâche rien sauf quand il y est contraint par les luttes, son seul objectif c’est d’accroître ses profits. Ces partis créent des illusions démobilisatrices.

Sur les sujets de l’Europe, de l’environnement et de l’énergie la bataille idéologique est tout aussi intense. Sur l’UE, nous nous sommes exprimés récemment à propos de la prise de fonction de la France à la Présidence tournante de l’UE. Nous avons souligné la nature profonde de cette construction par le capital et pour le capital et montré que c’est bien l’affrontement de classe qui est le facteur décisif qui oriente les politiques menées aux niveau de l’UE par les États qui la composent. Sur l’environnement, nous insistons sur les conséquences de la domination du système capitaliste avec ses lois de développement que sont le profit et l’accumulation du capital et nous mettons en lumière que sans changement de ces finalités, c’est à dire sans abattre le capitalisme, il ne peut y avoir de politique qui mette fin aux maux dont souffre l’Humanité. Dans le domaine de l’énergie, nous insistons sur son rôle primordial dans le développement économique et social et sur le fait que cela ne peut se faire qu’avec une maîtrise nationale et publique totale de l’ensemble du secteur de la recherche à la production et à la distribution.

Au sein de l’UE, les monopoles, comme les États luttent pour affirmer leur place dans les concurrences entre capitalistes au sein de l’Europe et au plan international pour le contrôle des marchés, des voies de communications, l’accès aux matières premières et de la force de travail. Citons à ce propos trois exemples :

Énergie : Il n’est que de voir l’intense bataille qui se mène sur les questions énergétiques, questions existentielles qui voient s’affronter des stratégies différentes tout particulièrement entre la France et l’Allemagne.

Politique migratoire : Si l’Allemagne entretient une politique migratoire active pour une recherche de force de travail qualifiée ou non pour faire face à une démographie en berne, d’autres pays comme, par exemple, la Pologne et la Lettonie sont globalement exportateurs d’une main d’œuvre qualifié vers l’Allemagne et le Royaume-Uni et refusent toute politique migratoire.

Politique d’armement : où l’Allemagne penche vers le choix des F35 US pour rééquiper son aviation, laissant sur la touche le projet européen du SCAF (Système de combat aérien du futur).

  1. La situation internationale

Il nous faut analyser quelles sont les grandes tendances qui se développent au sein du système impérialiste.

Ainsi, en ce début janvier nous voyons la naissance en Asie de la plus vaste zone de libre-échange du monde, celle du Partenariat régional économique global (Regional Comprehensive Economic Partnership, RCEP) qui comprend la Chine, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ainsi que les pays de l’ASEAN (Brunei, la Birmanie, le Cambodge, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam).

Ce sera la plus vaste zone de libre-échange du monde. Le RCEP prévoit un abaissement progressif des droits de douane de 90 % sur une période de vingt ans.

Selon Hanns G. Hilpert, responsable du département Asie à l’Institut allemand des affaires internationales et de sécurité : « La mise en place de règles d’origines communes, conjuguée à la baisse des tarifs douaniers, va faciliter la création de chaînes de valeur dans la région ». Les économistes tablent sur un effet portant sur une augmentation de 0,2 % du PIB des économies concernées et de 2 % du volume de leur commerce au détriment des échanges avec le reste du monde. Pour ce même responsable, cet accord devrait favoriser les investissements étrangers dans la région, hors de Chine : « Le RCEP va inciter les entreprises européennes à investir en Asie du Sud-Est et s’en servir comme nouvelle base d’exportations vers le reste du monde, tout en conservant une présence en Chine pour profiter de son marché intérieur » Autant dire que les transferts de capitaux comme les délocalisations vont rester une tendance forte du capitalisme.
Il est clair que cet accord de libre-échange s’il ne contient formellement aucun élément d’engagement politique et laisse donc les États concernés libres de leur choix de développement économique et social, comme de leurs alliances militaires sera dominé par les puissances signataires majeures : La Chine, le Japon et l’Australie. Pour la Chine les gains sont politiques. La Chine a poussé à la finalisation des négociations, en particulier pour combler le vide laissé par l’abandon d’un projet concurrent, le traité de libre-échange transpacifique (le TPP), par les États-Unis de Donald Trump et promu par son prédécesseur démocrate, Barack Obama. Le RCEP est une réponse à la montée du protectionnisme en Europe et aux États-Unis. C’est une manière de faire avancer la libéralisation des échanges alors que, dans le monde, les négociations entre les 164 pays membres de l’Organisation mondiale du commerce sont difficiles et que les USA mènent une guerre économique contre la Chine et tout particulièrement dans les domaines technologiques où elle entend garder le leadership, guerre à laquelle répond la Chine en modernisant et recentrant une partie de son activité tout en assurant une meilleure protection et un meilleur contrôle du capital de ces grandes entreprises.

Cette zone de libre-échange représente à elle seule le tiers du produit intérieur brut (PIB) mondial et le tiers de la population de la planète. Ce sera l’ensemble le plus important du commerce mondial. Autant dire qu’il marque la montée en puissance du capitalisme en Asie et corrélativement le déplacement des affrontements au sein de l’impérialisme dans cette région. C’est ce que nous soulignions dans un article récemment paru sur notre site.

La constitution d’ensembles économiques intégrés fait partie des évolutions qui marquent les dernières décennies et vont s’accentuer encore dans les années à venir. La signature d’accord de libre-échange comme la constitution de centres capitalistes plus intégrés économiquement, socialement et politiquement ne signifie pas en effet et nous pouvons dire bien au contraire, la fin de la concurrence capitaliste pour la maîtrise des matières premières, des voies de communication et de la force de travail. Au contraire, cela confirme l’exacerbation de ces concurrences dans des rapports de forces en pleine évolution à l’échelle mondiale. Il est possible de mesurer ces réalités sur tous les continents. C’est vrai dans la zone indo-pacifique où l’un des pays majeurs de l’accord de libre-échange, l’Australie vient de s’arrimer à une alliance militaire avec les USA et le Royaume-Uni pour contrer la Chine et qui a traduit cette politique par un retournement de ses choix en matière d’armement au détriment de la France.

Il n’est que de voir en Europe aussi, l’intense bataille qui se mène sur les questions énergétiques, questions existentielles qui voient s’affronter des stratégies différentes tout particulièrement entre la France et l’Allemagne. Comme nous l’avons dit, loin de déboucher sur une mondialisation harmonieuse, heureuse et pacifique, la constitution de ces grands ensembles capitalistes, s’ils reflètent l’accélération de la division internationale du travail dans le système capitaliste, n’en sont pas moins des sujets conflictuels.

Ces questions qui sont complètement évacuées du débat politique, le sont parce qu’il faudrait alors clairement se situer par rapport au capitalisme lui-même et cela n’est pas dans les intentions de toutes les forces politique du capital et de celles qui tout en contestant la politique du moment ne veulent surtout pas s’attaquer à la question de fond : qui dirige et pour quels intérêts. Au contraire comme parti du changement révolutionnaire de la société, nous pointons du doigt la nécessité de la lutte politique et sociale contre le capitalisme et son développement l’impérialisme.

Il nous faut mesurer les conséquences de la dégradation de la situation au niveau de nombreux États, dégradation économique et sociale qui génère des mouvements sociaux parfois puissants et parfois violents. C’est le cas sur tous les continents. En Amérique Latine au Brésil, en Argentine au Chili… ; en Afrique, en Algérie, Tunisie, Maroc... Dans les pays du Sahel, au Moyen- et Proche-Orient, au Liban, Palestine, Iran...en Asie au Kazakhstan, Turquie...En Europe, les luttes sociales sont aussi à l’ordre du jour dans de nombreux pays. Cette situation inquiète les capitalistes. Ainsi le Journal Les Echos du 7 janvier consacre une page à cette question sous le titre : «  La persistance de l’inflation fait craindre une année 2022 socialement difficile ».

Au plan de nos initiatives internationalistes, nous entendons célèbrer le 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie avec nos camarades communistes algériens dans un meeting commun.

  1. Le travail du parti, son renforcement

En ce début de nouvelle année, nous sommes dans la phase de remise des cartes. Nous devons nous attacher à en suivre le déroulement de manière à ne pas laisser de camarades au bord du chemin. Nous devons veiller à ce que les cellules se réunissent et que les camarades isolés soient contactés. Nous devons mener notre bataille politique sur les orientations du parti, celles définies par nos congrès CN et BN.

Pour accroître, développer notre travail politique dans les entreprises, les établissements d’enseignement, les localités, nous avons à faire beaucoup de politique avec tous les adhérents dans une situation complexe où tout est fait pour brouiller les pistes. Il nous faut aussi engager un dialogue actif avec les militants syndicaux et en particulier ceux qui se battent sur des orientations de classe mais ne sont pas encore convaincus que le renforcement du Parti Révolutionnaire est une nécessité absolue pour mener la lutte des classes, exproprier le capitalisme et construire une société débarassée de l’exploitation de l’Homme par l’Homme. La campagne des élections présidentielles avec notre candidat Louis-Daniel Gourmelen, comme celle des législatives, sont des occasions de rencontres et de débats pour nous expliquer et renforcer le parti. Dans la bataille pour le renforcement, nous sommes souvent confrontés à des questions sur la multitude des organisations qui se réclament du courant révolutionnaire. Nous devons être offensifs sur cette question et faire mesurer que la question de l’unité s’appuie en premier lieu sur un contenu, c’est à dire sur une analyse correcte de la situation et en conséquence sur une orientation de la lutte qui permettent à la classe des salariés travailleurs de conquérir une hégémonie politique.

Il convient d’ores et déjà de commencer à désigner nos candidats pour une présence politique effective du parti aux législatives.

Les finances : les cotisations des adhérents sont indispensables à la vie du parti. Nous devons avec la remise des cartes veiller à la rentrée régulière des cotisations, de plus la souscription devra nous donner les moyens de financer nos campagnes de la présidentielle et des législatives.

Dans l’immédiat, je rappelle que l’action interprofessionnelle du 27 janvier doit retenir toute notre attention et tout particulièrement pour assurer la présence du parti. Un matériel national sera évidemment mis à la disposition des camarades.

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