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Rapport au Bureau National du 23 octobre 2021

740-23/10/2021 Le pouvoir d’achat, les salaires, l’emploi sont des questions prioritaires pour la majorité de la population. C’est le mot d’ordre des grèves et des manifestations des luttes dans le pays.

Depuis plusieurs mois, les prix du gaz, de l’électricité, des carburants, des matières premières, des produits de première nécessité pour se nourrir, se vêtir, se loger, se soigner augmentent chaque jour ou presque. L’addition est lourde, des Français sont de plus en plus nombreux contraints de restreindre les dépenses. Combien de familles sont dans l’incapacité de faire face à ce qui est nécessaire ? Des milliers d’étudiants de jeunes sont en grande difficulté.
Les sondages qui se suivent depuis plusieurs mois démontrent que le « pouvoir d’achat » devient la question prédominante pour les Français : plus 4 points depuis le 22 septembre et plus 12 points depuis fin juin. Aujourd’hui il atteint un score qui le place loin devant la sécurité, l’immigration, l’environnement et l’écologie…
Selon le sondage Odoxa-Groupama, publié le 21 octobre, pour 90% des français le pouvoir d’achat est un sujet de « préoccupation important », il est le « thème prioritaire pour 68% des ouvriers (+ 16 points en 4 mois), 51% des employés (+12) et 53% des professions intermédiaires (+21) ». «75% estiment que leur pouvoir d’achat a diminué». Sentiment majoritaire quelles que soient les catégories de population et quel que soit l’âge .
⁕ Un français sur quatre déclare avoir eu des difficultés pour payer des factures de gaz ou d’électricité, 46 % des jeunes entre 18 et 24 ans ont des difficultés à payer leurs factures d’énergie, ils étaient 32% en 2020 (Baromètre Energie-Info, 12/10/ 2021).
*Un Français sur cinq a renoncé à aider financièrement ses proches.
*4% des Français ont dû renoncer à payer les études ou la scolarité de leurs enfants.
⁕ 25% des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté, 62% ont des problèmes d’alimentation et 69% pour payer leur loyer (INSEE).
⁕ 10 % des travailleurs du privé, soit 1,9 millions de personnes, gagnent moins de 1 319 euros nets par mois, un sur deux soit 9,5 millions de personnes, touchent moins de 1 940 euros nets (cf. Hebdo 739)
⁕ Au niveau mondial la pandémie plonge 100 millions de travailleurs dans la pauvreté, fin 2021 le monde comptera 75 millions d’emplois de moins qu’avant le début de la pandémie (Rapport annuel de l’Organisation mondial du travail -OIT).
⁕ En France la pandémie a entrainé une dégradation des conditions de travail, une baisse des salaires pour plus de 40% des travailleurs. Un peu plus de 2,1 millions de travailleurs vivent avec moins de 885 euros par mois (Observatoire des inégalités).

Pouvoir d’achat le Gouvernement vante son bilan
Macron, Castex, Le Maire multiplient les déplacements à travers toute la France pour convaincre que le pouvoir d’achat « a progressé deux fois plus vite entre 2017 et 2022 que sous les deux quinquennats précédents… au final les gains du pouvoir d’achat seraient supérieurs à au moins 1,8% pour toute la population … la hausse la plus forte (+4%) concerne les 10% les plus modestes alors que les 10% les plus riches, n’auraient qu’une progression de 2%... ». On n’est jamais mieux servi que par soit même…que le pouvoir d’achat ait augmenté deux fois plus que pendant la présidence de Sarkozy, c’est une évidence, puisque de 2007 à 2012 le pouvoir d’achat a stagné, 0 multiplié par 2 ça fait toujours 0…
Pour justifier sa prétendue augmentation du pouvoir d’achat le gouvernement avance: la suppression de la taxe d’habitation, la diminution des impôts, la suppression de l’ISF remplacé par l’Impôt sur la Fortune Immobilière, la suppression de cotisations sociales, la défiscalisation des heures supplémentaires, la prime d’activité, etc...
Le seul moyen pour augmenter le pouvoir d’achat c’est d’augmenter les salaires. La participation, l’intéressement et autres plans d’entreprises sont défiscalisés, ne sont pas soumis aux cotisations sociales. Les capitalistes s’en servent pour donner l’illusion d’une augmentation du pouvoir d’achat en réalité ça prive de recettes la sécurité sociale donc pèse lourdement sur les retraites, la santé, la famille en un mot sur ce qui fait notre protection sociale. Les défiscalisations que Macron veut faire passer comme des augmentations du Pouvoir d’achat bénéficient aux patrons des grandes entreprises capitalistes et ne correspondent en rien aux exigences des travailleurs qui demandent des augmentations de salaires et non des artifices.
Bouclier Tarifaire et « Prime Classe Moyenne » ou / indemnité d’inflation : sont des mesures insultantes à la colère qui monte et une tentative de gagner à bas prix, si possible, la paix sociale.
Macron et son gouvernement banalisent la flambée des prix, l’inflation: « Les matières premières, l’énergie, les carburants augmentent, phénomènes classiques après une période de crises très fortes et d’une reprise tout aussi forte ». Contre la flambée des prix du gaz et de l’électricité, ils brandissent : le bouclier tarifaire. La hausse de l’électricité sera « limitée à 4 %, le tarif du gaz a augmenté de 12,6 % (+57 % depuis le début de l’année), après c’est fini on bloque les prix. ».
Quant à l’augmentation du prix de l’essence ils sortent l’Indemnité classe moyenne /l’indemnité d’inflation : un chèque de 100 € pour 38 millions de citoyens gagnant moins de 2.000 euros nets par mois, octroyé une fois pour toute (une aûmone insultante qui ne résoud aucunement le problème) au total 3,8 milliards €, financés pour 1 milliard par le surcoût de la TVA, c’est un autofinancement de la prime…
Hors de question de toucher à la TVA qui représente 59% des prix du carburant à la pompe.
L’augmentation du prix des carburants, va gonfler les profits des entreprises capitalistes Total, BP, Exxon qui dégage déjà chacune 860 millions de bénéfice par mois.

Macron a poursuivi en les accélérant les privatisations, les dérèglementations du secteur de l’énergie, la mise en place de la concurrence la flambée des prix de l’énergie, des carburants sont le résultat de la politique de tous les gouvernements qui se sont succédés dans le seul but d’augmenter les profits des entreprises capitalistes, de leur donner les moyens de se placer dans la concurrence impérialiste mondiale.
Le problème ne se limite pas à la seule hausse de l’énergie, des carburants, c’est une augmentation générale des prix, une augmentation qui fait baisser le pouvoir d’achat des salaires, des pensions, des allocations, des bourses qui concerne les salariés, les chômeurs, la jeunesse, les retraités.
Le développement des luttes contre la politique de Macron et du capital
⁕ En France :
Pouvoir d’achat, salaires, emploi se posent directement dans des grèves. Ils étaient au centre des rassemblements du 1er octobre pour l’augmentation des pensions, le 5 octobre lors de la journée de grève et de mobilisation nationale interprofessionnelle.
Les grèves et les manifestations se multiplient ; chez Carrefour (le week-end dernier); chez Decathlon; à EDF et dans toute la branche des industries électriques et gazières; les syndicats appellent à la grève le 19 pour une revalorisation de 10 % du salaire national de base ; dans les transports; chez Transdev où une grève dure depuis sept semaines; à la SNCF contre la réduction du plan de transport, la baisse des rémunérations; dans l’industrie pharmaceutique; dans l’aéronautique ; à Airbus (Toulouse, Saint Nazaire, Nantes); à Naval Group ; à Grange Frères, dans la fabrication de plastique; à Labeyrie dans l’agro-alimentaire. La liste loin d’être complète exhaustive, rend compte de la dynamique des luttes sociales.

Des luttes ont lieu aussi dans le monde.
En Europe. En Allemagne trois grèves en 1 mois à la compagnie ferroviaire Deutsch Bahn, pour des augmentations de salaires, le versement d’une prime. En Italie : grève générale des aiguilleurs du ciel. En Grèce, à Athènes et Thessalonique Protection de l’école publique,
Aux Etats-Unis les grèves pour des augmentations de salaires, l’amélioration des conditions de travail s’étendent, le nombre des grévistes approche en octobre les 100 000, caractérisée par la diversité des secteurs en lutte : Santé, agroalimentaire, spectacles (Hollywood) : 10 000 salariés en grève chez le constructeur de tracteurs John Deere (5,7 milliards d'$ de bénéfice en 2021) ; 1400 chez Kellogg’s ; 31 000 dans l’entreprise de soins Kaiser Permanente; 2 000 à l’hôpital Mercy de Buffalo, etc…
Les capitalistes appliquent partout la même règle toute augmentation de salaire entraine une augmentation des prix pour préserver et augmenter les marges, leurs bénéfices. Ce qu’on arrache par les luttes d'un côté ils le récupèrent de l’autre.
Pas d’état d’âme pour le capital et ses représentants, leur seule préoccupation, c’est le taux de profit, les richesses financières qu’ils accumulent que ce soit en France, comme dans le monde.
Tous les candidats déclarés à l’élection présidentielle parlent du salaire. Ils disent qu’ils augmenteront les salaires, mais aucune de leur proposition n’en donne les moyens. Pécresse, veut augmenter de 10 % les feuilles de paie en baissant les cotisations sociales jusqu’à 2,2 smic moins 25 milliards € dans les comptes de la sécurité sociale pratique mise en œuvre par nombre de gouvernements précédents. Montebourg remet à l’ordre du jour la TVA sociale. Bertrand : une prime au travail remplacerait la prime d’activité coût 5milliard d'€. Le PS, limitation des écarts de rémunération de 1 à 20 dans l’entreprise. E. E. L.V., Mélenchon prônent un smic à1 400 euros, le PCF un smic à 1800 €. Comment, puisque les uns et les autres ne s’attaque en rien au capital, à sa domination.
Notre Parti s’est prononcé à plusieurs reprises pour que le Smic soit porté à 2100€ ; ce que nous confirmons
Les salaires en France sont inférieurs à ceux du nord de l’Europe. Le PIB par habitant est en retard de 13 points par rapport à l’Allemagne. De la 12e place au monde dans les années 1980 la France a rétrogradé à la 24e place (FMI)
La France est aujourd’hui le premier pays au monde en matière de distribution de dividendes, elle a les moyens de répondre aux exigences des salariés, les moyens d’augmenter les salaires. Le travail des salariés produit 2 500 milliards € détournés par le capitalisme.

La lutte toujours, partout, de plus en plus fort, car on sait que rien ne se passera sans les luttes.
On sait l’importance de la convergence des luttes. Les luttes économiques et sociales sont irremplaçables, ce sont les luttes de tout temps qui ont imposé des augmentations de salaires. Le capitalisme repart toujours à l’attaque pour récupérer ce qu’il a dû concéder.
Mais les luttes sociales ne suffisent pas pour battre le capitalisme. Tant que le capitalisme détient le pouvoir, il repart à l’attaque contre les acquis du peuple, pour exploiter toujours plus. La lutte politique est centrale, pour faire changer fondamentalement les choses .
Nous sommes les seuls à démontrer qu’il est possible de faire une autre politique, qu’il est possible de changer de société à condition de s’attaquer au capitalisme, de lutter avec persévérance jusqu’à l’abattre, changer de société, pour permettre un développement économique et social au service du peuple.

L’activité du parti
Les réunions de cellules, les débats, les diffusions de tracts dans les entreprises, sur les marchés, les collages d’affiches ont retrouvé leur rythme d’avant les différents épisodes de confinement et autres restrictions des libertés de déplacements.
Nous avons pour mener en permanence la bataille idéologique et politique le site avec l’hebdo, le journal, la fiche économique et sociale, le bulletin international, les tracts. L’engagement des militants a permis, pendant cette période de pandémie que la vie du parti ne soit pas affectée, je l’ai dit les réunions de cellules, les débats, se sont tenus, les contacts avec les adhérents isolés ou dans l’incapacité de se déplacer ont été maintenus. Les réunions du BN et du CN, des collectifs ont gardé leur périodicité. 
Nous avons été présents dans les manifestations, où nos tracts sont appréciés pour leur contenu politique ; le soutien que nous apportons aux travailleurs en lutte nous fait reconnaitre comme un Parti qui compte. Plusieurs réunions publiques sont prévues au cours des mois qui viennent, nous en discuterons.
Pour mener la bataille nous avons besoin de nous renforcer, on se bat partout mais on n’est pas assez nombreux, on a fait des adhésions et on en fera encore, il faut aller plus loin.
Pour mener la bataille il nous faut des moyens financiers à la hauteur de nos objectifs. L’argent on le prend où ? Il vient des cotisations des adhérents et de la souscription. Nous devons porter une attention toute particulière à ces questions.
Voilà chèr(es) camarades, ce que j’étais chargé de vous rapporter.

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