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Rapport au Bureau National du 28 aout 2021

732-29/08/2021 Depuis le mois de juillet, Macron et Le Maire son ministre de l’Economie, se relaient pour se réjouir des bons résultats de l’économie.

Macron à Bagnères de Bigorre se félicitait « des bons chiffres en matière d'emplois et de réindustrialisation « Pour la première fois depuis plus de 20 ans, la France a recréé de l’emploi industriel ». Quant à son ministre de l’économie il renchérissait le 23 août sur France 2 « la croissance française va dans le bon sens, elle pourrait atteindre 6% dès la fin 2021, au lieu des 5% prévus. L’économie tourne à 99% de ses capacités par rapport à 2019. Toutes les décisions économiques que nous avons prises au début du quinquennat donnent leur plein effet aujourd’hui… La croissance doit profiter aux fleurons du Cac 40 ».
Avec de telles déclarations on comprend les ovations réservées au ministre de l’économie aux Journées d’été du Medef.
Le président du Medef, Roux de Bézieux, et Le Maire font preuves d’un accord parfait sur les mesures à prendre (cf. Hebdo 731 : les multinationales se sont réunies à l’hippodrome de Longchamp, le Medef fixe sa feuille de route au gouvernement). Roux de Bézieux déplore qu’il y ait « un système d’assurance chômage qui décourage la reprise du travail (…) Nous demandons que la réforme de l’assurance chômage soit mise en place le plus rapidement possible ». Le Maire le rassure : « Je souhaite que la réforme de l’assurance chômage entre en vigueur au 1er octobre » pour « inciter les Français à retourner au travail ».
Le même Le Maire a réaffirmé la volonté du gouvernement d’aller plus loin dans les privatisations d’entreprises en augmentant le nombre de cessions de participation de l’Etat.
En accord avec le patron du Medef il a convenu qu’il fallait aller plus loin dans l’allègement des impôts de production. Le plan de relance a décidé de baisser ces derniers de 10 milliards d’euros par an, « élément important de la réindustrialisation du pays ». Quant à l’augmentation des salaires, le ministre de l’Economie s’est posé la question de savoir si les multinationales capitalistes étaient en mesure de le faire !!!
Le patron du Medef a vanté « la réactivité du gouvernement pour soutenir les entreprises dès le début de la pandémie. Cela me permet de remercier le gouvernement et en particulier le ministre de l’Économie qui depuis 18 mois a toujours été à l’écoute et dont les services ont travaillé sans relâche pour ajuster à chaque fois les dispositifs. »
Remerciements justifiés compte tenu des résultats des entreprises du CAC 40. Les bénéfices des 37 entreprises qui ont publié leurs résultats semestriels atteignent plus de 58 milliards € un record, résultat supérieur d’un tiers à celui de 2019.
Stellantis affiche un résultat net de 5,9 milliards €, LVMH 5,2 milliards, Arcelor Mittal 5,227 milliards, TotalEnergie 4,613 milliards, Axa 3,996 milliards, Sanofi 2,776 milliards, Engie 2,343 milliards, Airbus 2,231 milliard, Michelin 1 milliard, etc…
Les banques ne sont pas en reste : 4,679 milliards pour BNP Paribas (+7%), Crédit Agricole 3 milliards (+ 52%), Société Générale 2,2 milliards (+30%).
Toutes les entreprises du CAC 40 ont bénéficié des aides publics liés à la pandémie, elles ont engrangé des milliards dont elles profitent pour récompenser leurs actionnaires. Dès la publication des résultats de TotalEnergies, le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, a indiqué qu’il partagera « les revenus supplémentaires avec ses actionnaires via des rachats d'actions en cas de prix élevés (…), la rémunération généreuse des actionnaires signifie que l’entreprise est en bonne santé financière ». Les entreprises en profitent pour augmenter les rémunérations des PDG, qui toucheront 30% de plus qu’en 2020, elles s’élèveront en moyenne à 5,4 millions €, soit l’équivalent de 277 smic.
Se baser sur les profits du CAC 40 et sur ceux des entreprises sous perfusion qui ont retrouvé leur niveau d’activité d’avant la pandémie pour souligner les performances de l’économie française, ce n’est pas tenir compte des inégalités qui se sont aggravées pendant la crise sanitaire. Le ministre de l’Economie, B. Le Maire se réjouit de la relance de la consommation, avec la ministre du Travail, E. Borne, ils annoncent tous les mois une baisse du chômage.
Le salaire des employés a chuté de 8,4 %, celui des ouvriers de 5,9%. Les fins de mois sont de plus en plus difficiles. Avec la fin du « quoiqu’il en coûte » annoncé par Le Maire, réclamé par Roux de Bézieux l’après-pandémie sera plus dure.
L’indemnisation du chômage partiel sera de 72 % du salaire net dans toutes les entreprises au lieu de 84 % pendant la crise sanitaire. Les jeunes actifs en contrat précaire sont les plus touchés n’ayant pas assez cotisé, ils n’ont pas droit à des indemnités chômage et ils n’ont pas bénéficier du RSA réservé aux plus de 25 ans. (L’Observatoire des inégalités).
La ministre du Travail, E. Borne a annoncé qu’au 1er semestre le taux de chômage était retombé à 8 %, soit à peu près au même niveau que fin 2019. Les 15-24 ans sont ceux pour qui la baisse est la plus importante, mais à 19,8 % le taux reste particulièrement élevé. Le taux de chômage des plus de 50 ans augmente et un jeune actif sur cinq est toujours sans emploi. Le chômage touche environ 6 millions de personnes.
Macron et son gouvernent profitent de l’argument de la baisse du chômage pour appliquer dès le 1er octobre la réforme de l'assurance-chômage.
Macron, dès le début de son quinquennat a multiplié les réformes exigées par le capital pour étendre son exploitation et augmenter ses profits : réformes des lois du code du travail ; de la SNCF ; de la fonction publique ; réforme scolaire, de Blanquer ; réforme de l’assurance chômage ; réforme des retraites, projet de réforme d’EDF mise en échec par les luttes.
A l’occasion des journées d’été du Medef, Roux de Bézieux a donné « sa vision de la feuille de route pour le prochain président. Non seulement « il devra reculer l'âge de la retraite mais il faudra l'avoir annoncé pendant la campagne et mener la réforme en septembre 2022. Le financement de la protection sociale devra lui aussi être revu, sous peine de se retrouver dans une impasse financière insoutenable. Dans sa longue liste figure aussi l'assainissement des finances publiques. Il est temps que le poids des dépenses publiques revienne dans la moyenne européenne. Enfin, l'éducation sujet au moins aussi important que le niveau des prélèvements obligatoires et le défi de l'intégration devront être des priorités dans son programme ». Rien n’est plus clair il faut aller plus loin dans la soumission de la société au besoin du capitalisme d’aujourd’hui.
Le capitalisme profite de toutes les situations pour aggraver l’exploitation des travailleurs, la pandémie lui fournit l’occasion avec la complicité de Macron et de son gouvernement d’aller plus loin dans ses attaques contre les travailleurs en bénéficiant de nouvelles conditions qui facilitent les licenciements, en accélérant et en multipliant la mise en place de réformes indispensables pour augmenter ses profits.
Les vacances n’ont pas interrompu les luttes, elles se sont développées partout dans le pays, dans de nombreux secteurs de l’économies : dans l’agroalimentaire (Auchan), à Unilever contre la fermeture de l’usine Knorr (261 salarié et 100 emplois induits), dans les services publics, dans les hôpitaux, dans l’industrie chimique, dans l’énergie des grèves longues de plusieurs mois contre la fermeture des centrales thermiques (Gardanne, Cordemais), à la poste dans de nombreux services contre la fermeture de bureaux de poste, pour l’embauche de personnel (cf. le résumé des questions économiques et sociales).
Les « manifestations du samedi » hétéroclites dans leur composition dénoncent les lois liberticides, et exigent le retrait de la « loi d’extension du pass sanitaire » ; elles expriment la colère et le rejet de Macron. Cette loi est une attaque contre les libertés, nous l’avons dit et nous avons l’avons condamnée. La pandémie existe et les revendications sont claires : donner à tous les moyens de se faire vacciner, de se soigner correctement quel que soient les problèmes de santé, oui à la levée des brevets des vaccins et à la reconstruction de l’hôpital public.
Le « pass sanitaire » n’a pas occulté les questions économiques et sociales. Il y a une attente dans les mouvements de grèves et de manifestations concernant la préservation des services publics et en particulier les services publics de la santé.
Les luttes
Le 30 août une réunion intersyndicale aura lieu pour discuter des mobilisations interprofessionnelles de la rentrée. Le 5 octobre, la CGT appelle à une journée de grèves et de manifestations nationales et interprofessionnelles contre la politique de régression du gouvernement, cette journée doit être un moment fort de convergence des luttes. Notre parti Révolutionnaire COMMUNISTES luttera avec les travailleurs pour que cette journée soit un moment fort contre les coups du capital.
Le gouvernement et les patrons des grandes entreprises capitalistes sont très attentifs aux risques politiques et sociales de la rentrée, attentifs à tout ce qui serait susceptible de déclencher un mouvement d’ampleur.
Pour tenter de faire baisser les tensions les syndicats ont été reçus, mercredi 25 août, au Ministère de l’éducation. Castex a convié les leaders syndicaux et patronaux un par un les 1er et 2 septembre. Le thème de ces rencontres bilatérales n'est pas encore connu. Emmanuel Macron a mis les retraites à l'agenda, mais l’adoption la réforme avant le prochain quinquennat est peu probable, Roux de Bézieux lui a dicté la démarche à suivre pour surtout ne pas remettre les français dans la rue.
Ce n’est pas en participant à des réunions entre « partenaires sociaux » qu’on lutte contre le capital. Le syndicalisme ne peut pas cautionner des attaques contre l’assurance chômage, contre la réforme des retraites qui allonge la durée des cotisations. La négociation doit s’engager à partir des revendications des travailleurs et de leurs intérêts. L’objectif du patronat, de la droite et des réformistes c’est de gommer l’opposition capital-travail, d’institutionnaliser l’association capital travail, c’est ce que voudraient Macron et faire accepter par les travailleurs, par le peuple, le capitalisme comme la seule société possible, la gérer « comme notre bien commun ».

Les partis
Le RN, LR, LREM sont tous au service du capital. Par leur silence ils ont cautionné la politique de Macron. Ils sont tous rentrés en campagne pour les présidentielles de 2022. Le PS, EELV, le PCF ne luttent en rien contre la politique du capital, leur opposition n’est que verbale. Il dise vouloir changer, mais ne s’attaquent en rien au capitalisme, ils veulent une France heureuse parler du bonheur, du partage des richesses. Fabien Roussel rend un hommage appuyé aux grandes fortunes : « ils sont très intelligents, ils ont créé, inventé, et ne pourront refuser un pacte pour la jeunesse, de participation à l’amélioration du système éducatif et d’augmentation des salaires ». On ne peut pas changer de politique sans s’attaquer fondamentalement au capital.
Nous sommes le seul parti à donner une analyse de classe, une analyse révolutionnaire. Nous devons donner à comprendre et à connaître les choses en profondeur : qui décide et pourquoi, le rôle de la lutte sociale et le rôle de la lutte politique.

Nous sommes les seuls à appeler à la lutte contre le capitalisme, pour un réel changement société, les seuls à montrer que c’est possible. Pour y arriver il faut lutter, il faut reprendre les richesses créées qui sont aux mains exclusives du capital. Rien ne se fera sans lutte politique pour se débarrasser du capital, la société doit être gérée par le peuple et pour le peuple.
Il faut s’approprier les moyens de production et les mettre sous le contrôle de la classe ouvrière, les richesses créées par les travailleurs, doivent gérées pour le bien des peuples et non pour le profit.
La lutte permanente contre le système capitaliste jusqu’à l’abattre est la seule solution pour changer totalement de politique en France, pour changer de société. C’est la perspective de notre Parti Révolutionnaire Communistes et pour laquelle il lutte. La situation sociale et politique, permet d’avancer nos arguments et nos propositions. Ceux qui subissent et qui souffrent de la situation sont nombreux, multiplions les rencontres avec ceux qui se battent et qui sont à la recherche d’une solution.
Nous disposons de notre journal, de notre site, de l’Hebdo, utilisons-les au mieux pour faire connaitre notre analyse. Nous suivons de près la situation en France et dans le monde. Profitons de l’organisation des réunions avec nos sympathisants partout où nous sommes présents pour faire connaitre nos analyses, nos propositions.
La vie du parti n’a pas été affectée par la situation particulière due à la pandémie, les réunions de cellules se sont tenues, les contacts avec les adhérents isolés ou dans l’incapacité de se déplacer ainsi qu’avec nos sympathisants ont été maintenus. Les réunions du BN et du CN, des collectifs ont gardées leur périodicité.
Pour mener la bataille nous avons besoin de nous renforcer, on se bat partout mais on n’est pas assez nombreux. On a fait des adhésions et on en fait encore mais nous devons aller beaucoup plus loin.
Pour mener la bataille il nous faut des moyens financiers à la hauteur de nos objectifs. Nous devons porter une attention toute particulière à ces questions.
Un tract sera disponible début septembre.
Nous vous proposons que le CN se tienne le 18 septembre.

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