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Rapport au Bureau National du 19 mai 2021

707-19/05/2021 Aujourd’hui quelle est la situation économique et sociale de la France ?
Au 1er trimestre l’économie française est repartie, la production totale -service, industrie, construction- se rapproche de son niveau d’avant pandémie.

Le gouvernement compte pour cette année sur une croissance de 5%, la Banque de France l’évalue à 5,5% et l’OCDE à 5,9%.
Les entreprises retrouvent des niveaux de production proche de ce qu’ils étaient avant la Covid 19.
Deux exemples, Airbus depuis le début de l’année a livré 170 appareils, soit une hausse de 25% par rapport à la même période 2020 et enregistre 350 commandes de l’A321XLR capable d’embarquer 235 passagers qui vise une nouvelle génération de compagnies Low Cost. Alstom, H. Poupart-Lafarge, président directeur général, se félicite d’avoir « maintenu son activité à un bon niveau », le chiffre d’affaires d’Alstom 2020/2021 atteint 8785 millions
Au 31 mars, son carnet de commande s’élevait à 74,5 milliards € (l’UsineNouvelle).
Macron et son gouvernement continuent à verser des aides publiques aux entreprises privées et les dividendes repartent de plus belle. En 2020 100 % des multinationales du CAC40 ont touché des aides publiques liées à la Covid-19, En 2021 elles vont verser 51 milliards € à leurs actionnaires.
51 milliards €, c’est 10 milliards de plus que la rémunération annuelle des personnels soignants des hôpitaux publics. 51 milliards permettraient de construire 1300 lycées d’un millier de place, c’est mille fois le montant du plan d’aide au secteur culturel.
En 13 ans, les aides publiques aux entreprises privées ont augmenté de 7% par an, de 65 milliards en 2007 elles sont passées à 110 milliards en 2012, Hollande et Macron l’ont fait monter à 150 milliards € Soit un bond de 230 % en moins de quinze ans : l’équivalent de deux fois le budget de l’Éducation nationale.
En 2020, sous prétexte de lutter contre la Covid 19, le gouvernement a ajouté 155 milliards. Les aides publiques ont explosé, la France se place au 1er rang en Europe.
Ces milliards versés transcrivent la volonté du gouvernement de mettre l’intégralité de l’Etat au service du capital, d’assurer toujours plus de profit aux multinationales capitalistes pour assurer leur compétitivité dans la concurrence mondiale capitaliste.

Inflation de dividendes d’un côté, explosion de liquidation d’entreprises et pauvreté démultipliée de l’autre.
Toutes les entreprises ne sont pas logées à la même enseigne. Les faillites ont explosé, il y a eu fin mars 2021, 155 % de faillites « un taux jamais atteint depuis 20 ans d'entreprises se présentant devant les tribunaux et passant directement en liquidation ». « Les faillites d’entreprises une bombe à retardement, la question est quand est-ce qu’elle va exploser » titrait les Echos.
Le covid est un prétexte pour faire le tri, on ferme les entreprises considérées les moins performantes, les moins rentables : « Il faut identifier les entreprises qui ne sont pas viables et donner aux autres les moyens de rebondir. Il est préférable de distribuer des aides plus importantes à moins d’entreprises que l’inverse ». L’Observatoire Français des Conjonctures Economiques évalue à 200 000 le nombre de suppressions d’emplois entrainés par la faillite de ces seules entreprises, sans tenir compte des effets indirects causés par ces faillites.
La liste des délocalisations, des PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi), des plans de départ volontaires, des APC (Accord de performance collective), des fermetures d’entreprises n’en finissent plus :
Daher (équipement aéronautique, suppression de 1300 postes et 1400 intérimaires) ; Airbus (2100 départs volontaires) ; Stelia Aerospace PSE : 704 postes supprimés ; Bridgestone fermeture définitive (863 salariés, 250 ont retrouvé un emploi) ; Général Electric délocalise en Turquie et en Asie ; Auchan (1475 suppressions de postes) ; Bio-RAD (biothecnologie) délocalise à Singapour, 280 suppressions d’emplois ; Valeo APC : pas de licenciement pendant 2 ans en échange d’une réduction de 10% des salaires dans ses 30 sites, 13400 salariés….

Le capital pour poursuivre l’accumulation des profits exploite tous les secteurs d’activité. Les restructurations, les délocalisations dans le but de faire baisser le « coût du travail », fait qu’aujourd’hui la part de l’industrie dans l’emploi total représente à peine 13%. Le nombre de salarié dans l’industrie française est revenu dix ans en arrière.
Le coronavirus creuse de plus en plus les inégalités
Les milliardaires français les plus riches n’ont pas mis neuf mois pour retrouver leur niveau de fortune, Bernard Arnault : 105 milliards € en août 2020, 160 milliards € avril 2021.
Les riches de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres
La situation est de plus en plus difficile pour les travailleurs pour les gens, pour la jeunesse, la baisse des salaires, des pensions, des allocations, l’augmentation des prix réduisent les moyens de se nourrir, se loger, se soigner.
En France le seuil de 12 millions de pauvres a été dépassé, 50% de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté ont moins de 20 ans, La « crise sanitaire » a précipité une partie importante de la population dans la pauvreté, le nombre de salariés pauvres augmente.
Il y a plus de 4 millions de chômeurs, toutes les catégories sont touchées : les salariés précaires, les intérimaires, les indépendants, les intermittents qu’ils soient à temps partiel ou en CDD. La situation est de plus en plus difficile pour les jeunes qu’ils soient salariés, apprentis, stagiaire ou étudiants pour nombre d’entre eux ils vivent dans la précarité. Les petits boulots sont des sources de revenus dont ils sont privés, aux problèmes financiers s’ajoutent l’incertitude de l’avenir.
A l’inégalité sociale, Macron et son gouvernement ajoutent l’inégalité du « traitement » de la crise. Les quartiers populaires sont les grands perdants des plans d’urgence et de relance, les plus pauvres n’en percevront que 0,8%.

Contre le capital et son gouvernement il n’y a que la lutte pour les faire reculer.
Confinement ou pas, couvre-feu ou pas les luttes continuent. Luttes des personnels hospitaliers contre la casse de l’hôpital public, luttes dans l’éducation nationale. Dans toutes les Fonderies fournissant des pièces pour l’industrie automobile (Renault, PSA) des dizaines de milliers d’emplois sont en jeu. Luttes à EDF contre le projet Hercule, etc.
Les luttes sont nombreuses, le mécontentement profond se manifeste sous différentes formes. Des syndicats de la CGT, des militants poussent à l’action sur des bases de classe, interviennent pour que la CGT affirme son caractère de classe, appellent à la convergence des luttes.
Les luttes sont incontournables, c’est une condition n°1 pour gagner sur les revendications et abattre le capitalisme. On n’en est pas là, mais c’est notre but. Nous pouvons faire progresser cette idée dans la période actuelle. Nous devons démontrer en permanence la contradiction de nature entre le capital et le travail. La situation actuelle nous permet d’avancer.

Les luttes c’est ce qu’ils craignent. Ils emploieront toutes les méthodes pour s’y opposer, la loi sécurité globale est un moyen pour eux pour interdire toutes manifestations, ils s’en sont servi pour interdire la manifestation de soutien aux peuple Palestinien. La répression de plus en plus violente des manifestations montre leur crainte.
Les déclarations de Macron sur le capitalisme et sur les nécessaires réformes sont une tentative de détourner le peuple des luttes : « Nous sommes à un point de rupture du capitalisme contemporain. Parce que c’est un capitalisme qui s’est financiarisé, qui s’est surconcentré et qui ne permet plus de gérer les inégalités dans nos sociétés », à Porto il a voulu donner dans le social. Il y a une constante dans ses interventions, c’est l’appel à cogérer le capitalisme sur la base du capitalisme, plus d’antagonisme capital travail !
Macron parcourra la France pour prendre le « pouls des français », leur expliquer qu’il a fait baisser le « coût du capital », qu’« heureusement il a supprimé l'ISF qui dissuadait l'investissement » et qu’il réformera jusqu’au dernier quart d’heure.
Les réformes de Macron sont toutes au service du capital : réforme du code du travail, réforme SNCF et ouverture à la concurrence, suppression de l’ISF, loi Pacte, loi sécurité, réforme des lycées, etc.
Suppression de l’ISF pour favoriser la réindustrialisation de la France : sur les seize modèles de la marque Renault 7 sont assemblés dans l'Hexagone. Ce qui reflète bien la situation générale en France. « Un véhicule sur cinq est fabriqué en France aujourd’hui, contre un sur deux au début des années 2000. Plus de la moitié des emplois industriels automobiles pourraient disparaître d’ici à 2035. » Si cette dynamique se poursuit, seuls
90 000 salariés demeureraient dans le secteur automobile d’ici 2035 contre un peu moins de 200 000 aujourd’hui.
Macron se vante d’avoir réussi à accélérer la vaccination anti covid, depuis le 27 décembre 2020, 20 millions de personnes ont été vaccinées c’est 1/3 de la population. Nous allons produire des vaccins en France, non la seule opération qui pour le moment est faite en France c’est la mise en flacon et le conditionnement. Les laboratoires pharmaceutiques ont reçu 11 milliards de fonds publics des Etats, la production des vaccins est une mine d’or. AstraZenecca a dégagé plus d’1,5 milliard $ de bénéfice depuis janvier, Pfizer de son côté annonce 4 milliards $
Pour réindustrialiser la France pour permettre un développement économique et social au service des travailleurs, des salariés et du peuple, il faut abolir la propriété privée de moyens de production et d’échange, confier à la nation, aux travailleurs, aux représentants du peuple leur gestion.
Avec le programme stabilité budgétaire conçu par le gouvernement Macron pour « rétablir les finances publiques en 5 ans » que B. Le Maire présente comme un « plan ambitieux mais crédible qui passera par des efforts importants. » : retour de la croissance, baisse des dépenses publiques et réforme structurelles, les inégalités vont s’aggraver, la casse des services publiques, la baisse des salaires se poursuivre. Il n’y a que la lutte pour les arrêter
Les partis politiques
Tous les partis discutent à la marge de la politique du gouvernement en place et enfourchent les mêmes thèmes : la sécurité, la jeunesse, le climat, la gestion de l’épidémie covid 19, tous pour l’union nationales pendant la guerre contre la corona virus. Ils en font même les thèmes favoris de la campagne des régionales et départementales.
Les partis de droite, le RN, LR sont comme LREM au service du capitalisme. Marine Le Pen et le RN détournent la colère populaire du véritable responsable : le système capitaliste.
La France Insoumise, EELV, le PS, le PCF et leurs alliés « on ne touche pas au capital on l’aménage, on partage les richesses ». Vivre dans le système capitaliste c’est le choix de l’ensemble des partis politiques.
Les élections régionales et départementales
Pour l’ensemble des candidats aux élections régionales et départementales la question primordiale qu’ils se posent est de savoir combien ils auront d’élus ce qui conditionnera le poids qu’ils auront dans les négociations lors des élections présidentielles. C’est le sens de cette comédie bouffonne mais dramatique pour le peuple qui s’est jouée en PACA, l’arrosage de 14 ministres et secrétaires d’état sur des listes de régionales ou départementales. C’est une guerre-guerre entre partis, dans laquelle les habitants des régions, des départements n’auront rien à gagner. Ils sont tous d’accord pour verser des aides publiques aux entreprises privées qui permettront de financer les investissements et les salaires, tous d’accord pour faire appliquer à la lettre les réformes de Macron, pour faire des économies budgétaires. Ils appliqueront avec zèle ce que leur commandera le capital
Dans ce contexte notre rôle est de clarifier toutes les questions
Nous aurons à montrer qu’aucun candidat ne s’opposera à la politique du capital que ce soit au niveau national, régional ou départemental, le seul à démontrer que les moyens financiers existent pour imposer par nos luttes, par nos grèves des reculs au patronat, au gouvernement : c’est notre parti. Nous appellerons à un vote de lutte pour une autre politique.
Nous avons à plusieurs reprises au BN et au CN abordé, discuté des élections régionales et départementales. Nous avons une ligne et nous l’appliquons. Chaque campagne électorale est un moment particulier pour franchir une étape dans la bataille idéologique qui fait rage.
C’est un moment pour faire avancer nos explications, pour gagner des salariés, des jeunes à la lutte anticapitaliste, nous sommes les seuls à démontrer qu’il est possible de faire une autre politique, de changer de société à condition de s’attaquer au capitalisme.
On mène la campagne sur le fond, dès maintenant nous devons établir avec les camarades les actions à mener jusqu’au 19 juin. Nous avons notre journal, notre site, pour mener cette bataille idéologique.
Pendant le confinement nous sommes restés en contact avec nos adhérents, les salariés, alors ne perdons pas une minute pour relancer notre parti, les réunions, la visite des adhérents, les débats.
Je vais aborder une question qui illustre ce qu’est le capitalisme dans une de ses dimensions : celle de la mondialisation par le sort fait au peuple palestinien. Israël déclenche une offensive, qui vise à détruire un pays, qui assassine un peuple, qui vise à faire des palestiniens et de tout arabe des sous-êtres, tolérés à la seule condition qu’ils soient silencieux, soumis. Israël est un Etat raciste qui s’est développé en occupant par la terreur des territoires palestiniens. Nous condamnons les crimes commis contre le peuple palestinien. Être au côté du peuple palestinien c’est affirmer la solidarité entière avec ses luttes pour la reconnaissance de ses droits, de celui à l’existence d’un État

Notre activité
-Jeudi 27 mai, les cellules Université Recherche V, VI et CNRS-INSERM organisent (par Zoom) un débat qui se tient alors que des salariés luttent pour mettre à terre le projet de démantèlement-privatisation d’EDF ; L’Energie : une clé du développement un enjeu majeur de la lutte des classes
- Les jeunes ont été présents dans les luttes contre la réforme Blanquer, l’occupation des théâtres, manifestation du 1er mai, ils ont été présents dans des manifestations : défense services publics, contre la réforme d’EDF. Réfléchir comment s’adresser à eux
Nous ferons le point sur la remise des cartes, les finances, le renforcement qui est une priorité de notre parti.

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