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Rapport au Bureau National du 21 novembre 2020.

Après l’alternance des partis de droite et de gauche aux gouvernements (PCF compris) et qui ont tous appliqué des politiques aux ordres et service du capital, il fallait un changement de personnel rénové pour aller plus loin, prolongeant les politiques désastreuses pour le peuple.

Sarkozy puis Hollande ont donc parrainé l’arrivée de Macron qui gouverne pour répondre à cette nécessité du capital d’aller plus vite et plus loin. Il sort pour cela un arsenal autoritariste, liberticide qui nous renvoie à une sombre période. Il poursuit les attaques de ses prédécesseurs dans tous les domaines: santé, éducation, politique salariale, sécurité sociale, retraites, et conquis sociaux…
Il avait annoncé un changement de société, son chantier est effectivement en cours. La pandémie lui offre une opportunité rêvée. Pour le réaliser les décideurs utilisent la boîte à outils de l’appareil d’état bourgeois.

Après avoir déclaré la guerre à un virus, son gouvernement élargit les dispositions à coup de décrets, projets de loi, ordonnances, conseil de sécurité quasi permanent etc... Le tout basé sur une stratégie des peurs: peur du terrorisme, peur de l’avenir de la planète avec l’écologie punitive, peur du lendemain… et enfin peur de la pandémie.

Le gouvernement instaure des mesures d’exception.

Justement l’exemple de la pandémie est éclairant et conforte cette évidence: ils se servent de cette opportunité pour mettre en place un appareil judiciaire et politique réprimant une remise en cause du système qui nous gouverne: le capitalisme et son appareil d’état répondant à ses ordres et exigences. Le scénario est simple comme le démontre l’article sur notre site cette semaine. Les chiffres du nombre de décès de victimes du covid ont été multipliés par deux: 20 000 morts et non 40 000 (chiffre INSEE paru le 14 / 10/ 2020). C’est déjà considérable et résulte de l’état de notre système de santé dont ils sont responsables.
Non seulement le gouvernement actuel oublie cette évidence mais il en rajoute en multipliant par deux les conséquences de la pandémie avec aplomb pour instaurer des mesures d’exception.

La loi dite de sécurité globale qui est actuellement «débattue» est un nouvel outil nécessaire. Elle constitue de nouvelles atteintes au droit de l’info, au respect de la vie privée, leur permettant de nous fliquer et de nous ficher (ce qui est déjà bien avancé). Elle attente à la liberté de se réunir, donc de manifester.
Ce projet de «sécurité globale» et la mise sous contrôle des citoyens est un appareil répressif adapté pour casser toute contestation et remise en cause du système social et politique, héritage des luttes dans notre pays, déjà bien écorné.
La France, pays des droits de l’homme? Liberté Égalité Fraternité des mots qui n’ont plus de réalité.
Mais ce projet de loi est surtout un arsenal juridique pour répondre à la crainte qu’ils ont, à leur peur à eux, la réaction du peuple, la remise en cause de leur système.
La répression fait le reste avec en toile de fond l’accoutumance à l’obéissance, aux injonctions du pouvoir politique sur tous les aspects de notre vie quotidienne. Un seul exemple, les confinements et leurs règles et le couvre-feu. Bien sûr ils ajoutent à cela un couplet sur l’unité nationale et l’intérêt collectif et individuel!
L’abondance de mesures avec l’usage des conseils de défense se substitue au gouvernement. Le parcours des décisions de quelques personnes et leur application est ainsi singulièrement raccourci et leur mise en place indiscutable et exécutable quasi immédiatement.

L’appui des médias est bien sûr assuré, médias qui jouent leur rôle de relais et de caisse de résonance au service du capital, leur maître. Les partis politiques de tout bord critiquent pour les plus « virulents », se chamaillent pour les autres mais aucun ne remet en cause la raison fondamentale qu’est l’existence même du système politique et économique qui nous gouverne, le capital. Tous n’ont qu’une préoccupation les élections présidentielles (et les autres) qui nous le savons de par leur nature ne répondront en rien aux besoins de la population. Au contraire! Les élections sont taillées sur mesure par et pour les intérêts du capital et non ceux du peuple.

le gouvernement avance rapidement et insidieusement.

Quant aux organisations syndicales, partenaires sociaux du MEDEF, leur discrétion, leur silence est assourdissant. Non pas qu’il ne se passe rien, au contraire, les chantiers de remise en cause des retraites, celui du chômage, des salaires du privé et de la fonction publique, des pensions, de la sécurité sociale, etc...Sont à l’ordre du jour pour le gouvernement qui avance rapidement et insidieusement.
Face à cette offensive les confédérations syndicales jouent le rôle qui leur est assigné. Elle «négocient», étouffent le mécontentement qui montait avant même le confinement.

Toutes ces organisations syndicales sauf la CGT sont la création du capital pour répondre aux besoins des situations historiques : CFTC, FO, CFDT etc...Rien d’étonnant donc, elles sont dans leur rôle, étouffant, canalisant le mécontentement. Elles sont porteuses d’une idéologie, celle du capital, niant la lutte des classes. La CGT elle, a une longue histoire. Elle s’est construite à travers les luttes et les évènements politiques du siècle dernier. Une histoire où les rapports de force déterminants dans les luttes font encore de la CGT pour la classe ouvrière le syndicat de référence. Pour beaucoup de salariés dans des milliers d’entreprises grandes et petites cette référence est toujours d’actualité. C’est une réalité avec des milliers de militants, de syndiqués qui se battent au quotidien sur le lieu de l’exploitation contre des patrons qui les exploitent toujours plus. Ils constatent leur isolement dans des luttes parcellisées et sans lendemain.
Aujourd’hui l’affaiblissement idéologique de la CGT est évident et il a des conséquences pour le mouvement ouvrier. La suppression de l’article 1 des statuts de la CGT en 1995 qui avait pour but d’instaurer une «socialisation des moyens de production et d’échange» illustre bien cette dérive confirmée depuis par les décisions et positions confédérales que nous connaissons, par exemple, celui du «syndicalisme rassemblé». A lui seul il est porteur de cette dérive où le syndicalisme est enfermé dans l’attente d’une unité d’action avec les autres confédérations, créations du capital. Ce sont les salariés unis dans l’action qui feront plier les patrons et non un empilement de sigles pour battre le capital. L’histoire sociale de notre pays le rappelle.

Le «jour d’après» oui, il y aura. Et tout dépendra de la capacité de riposte indispensable des salariés, des privés d’emploi mais aussi de la population dans son ensemble.
Car pandémie ou pas, le capital traverse sans dégâts pour lui cette période. Il en profite même: les bourses qui battent des records, les dividendes versés aux actionnaires + 270% en10 ans, sans commentaire en regard des salaires et des pensions. Ou encore un exemple criant celui de B. Arnault qui en 2014 ne possédait (que) 30 milliards – 2ème fortune de France (1), et 6 ans après 2ème fortune mondiale avec + ou - 100 milliards. Une précision, il sévit essentiellement dans un secteur qui se porte très bien, le commerce de luxe.
A l’autre bout de cette société en France 300 000 SDF (multiplié par deux en quelques années) et près de 10 millions de pauvres dans cette même France où on nous appelle à l’union nationale, comme si nous avions des intérêts communs avec les quelques milliers de possédants.
Les riches s’enrichissent en exploitant plus fort les travailleurs qui deviennent une nouvelle «catégorie» de pauvres, c’est la loi du capital. Son existence repose pour lui sur cette loi. L’exploitation n’a pas d’autre but. C’est cette réalité qu’il nous faut combattre en balayant cet ordre maintenu en place par un appareil d’état et ses moyens de répression. Avec aussi un personnel politique taillé sur mesure et aux ordres.

Un parti déterminé à abattre le capital

Pour imposer cette autre forme de société qu’est le socialisme un parti révolutionnaire est une nécessité. Un parti déterminé à abattre le capital sans compromissions, sans étapes, sans alliances politiquement douteuses et opportunistes où on laisserait notre identité révolutionnaire.
Un constat, la période préélectorale est déjà en cours (remarque, c’est aujourd’hui quasiment permanent). Les combinaisons politiciennes, les tentatives de récupération diverses et avariées vont bon train au profit de partis électoralistes, d’hommes, etc... Mais avec une absence de taille, la remise en cause du système politique qu’est le capital. Tous ils contournent, se contorsionnent, promettent etc... Mais la finalité est toujours la même, on l’a connue, on la connaît, la population paie la note … et cher, on le subit aujourd’hui.
Mais c’est loin des combinaisons politiciennes, des alliances de circonstance que se construira une société répondant aux besoins du peuple, le socialisme.

Notre parti COMMUNISTES travaille à ce changement radical. Notre parti s’est créé à un moment clé de notre histoire contemporaine avec la transformation du PCF en parti réformiste. Cette réalité n’est plus contestable, le PCF est au bout du processus annoncé qu’était sa «mutation» en parti social-démocrate.
Depuis 2002 nous avons la juste prétention d’assurer et d’assumer ce rôle de parti révolutionnaire dans notre pays. 100 ans après le Congrès de Tours et la construction du Parti Communiste l’histoire se poursuit. Voilà!

Cette année 2021 doit être l’étape de la consolidation de notre parti. Dans la période agitée notre renforcement est une nécessité. Il dépend de nous d’aller à la rencontre de tous ceux que nous connaissons, que nous rencontrons dans nos initiatives, sur les lieux du travail, lieu de l’exploitation, dans notre entourage, le renforcement en nombre est une priorité. Il nous appartient à partir de plans de travail élaborés dans nos structures, d’impulser partout leur mise en œuvre.
La période de restrictions pour se déplacer est certes un handicap, c’est d’ailleurs avec l’interdiction de manifester un des objectifs du pouvoir de museler et d’entraver toute contestation. Mais nous avons des moyens techniques de communication pour préparer dès maintenant l’organisation de rencontres.

Nous avons une expérience militante. Nous savons que bien organisé un contact avec un camarade peut se multiplier par deux, trois et plus...La fin de la pandémie va être marquée par l’amplification des sales coups du gouvernement contre la population. En clair ils vont nous présenter la facture des milliards distribués au capital. C’est le sens du «quoi qu’il arrive» de Macron le commis de la banque Rothschild. Le mécontentement que nous avions constaté avant la mise en liberté surveillée n’est pas retombé, au contraire. Le pouvoir le sait, il le craint plus que tout. Soyons prêts avec nos moyens à répondre à la situation avec les forces nécessaires.

Rien ne doit nous écarter sur le fond pour riposter à l’offensive du capital que nous combattons.

Dernier point: nous avions organisé une assemblée le samedi 28 novembre à Paris pour évoquer le centenaire de la création du Parti Communiste. La situation nous a obligés à tout annuler. Toutefois un groupe de travail du parti a élaboré un document qui sera publié ce même jour 28 novembre sur notre site. Car si nous subissons les mesures de restrictions, il nous paraissait important de marquer cet évènement historique que fut la création des partis communistes dan le monde et d’évoquer en particulier l’histoire du PCF qui a été le parti de la classe ouvrière, celui de la résistance, de 68, avant son virage social-démocrate.

(1) Voir notre brochure «Abattre le Capitalisme» parution janvier 1994.                                                                                                                                                     Imprimer ce rapport

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