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Le 8 mars, journée internationale des droits de la femme

758-01/03/2022 Le 8 mars, jour de grève pour dire stop aux inégalités entre les femmes et les hommes.

Ces inégalités prennent leur source dans le système d'exploitation capitaliste lui même dans la mesure où le patronat trouve dans la main d'oeuvre féminine une force de travail tout aussi qualifiée mais moins bien payée et introduit des facteurs de division parmi le salariat. Revendiquer l'égalité salariale entre les hommes et les femmes c'est d'abord lutter pour plus de justice sociale mais aussi mettre en accusation et combattre le système capitaliste.
Cette journée internationale des droits des femmes sera l'occasion de descendre dans la rue et de manifester en faveur de l'égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes.
Le calcul des inégalités professionnelles montre que l'écart salarial est de l'ordre de 28,7 %, en défaveur des femmes.
Précarité, bas salaires, temps partiel subi restent encore et toujours « l'apanage » des femmes.
Tout au long de la journée, des actions seront organisées sur tout le territoire pour exiger une réelle égalité salariale et professionnelle. A 15 h 40, des débrayages concrétiseront la différence de salaire : 15 h 40 c'est l'heure où, pour un même temps de travail, les hommes continuent à être payés alors que les femmes commencent à travailler gratuitement.
« La crise sanitaire a mis en exergue la nécessité des métiers précaires exercés majoritairement par les femmes comme les métiers du soin, du lien, de la santé, obligeant le gouvernement à reconnaître ces professions comme essentielles.
Mais, ces filières sont défavorisées, mal payées, avec une absence de mixité qui entretient les disparités salariales »(1) .
Les femmes sont plus soumises que les hommes au temps partiel subi, leur déroulé de carrière est moins rapide, leurs emplois sont plus précaires.
Leur retraite est le reflet de leur carrière hachée, et souvent subie : les inégalités de pensions sont encore plus importantes que celles des salaires parce que les carrières féminines cumulent plusieurs handicaps, comme les salaires plus bas et les carrières moins importante.
Pour atteindre l'objectif à « travail égal, salaire égal », il est indispensable de supprimer les écarts de rémunération pour un même travail, d'établir une obligation de résultat pour les entreprises en sanctionnant les employeurs qui discriminent. La lutte pour l'égalité homme-femme, les droits des femmes salariées est un élément de la lutte des classes et c'est donc tous ensemble, salariés hommes et femmes qu'il faut être dans la rue le 8 mars, pour une vraie égalité salariale et professionnelle qui ne sera acquise que par les luttes .

(1) selon Céline Verzeletti, secrétaire confédérale CGT.

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