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Banlieues, Parcoursup: des mesures pour soumettre la jeunesse à l’exploitation capitaliste

Macron a dévoilé son «cap» pour les banlieues. Il n’y aura ni «mesures», ni «plan», pour les 6 millions de personnes habitant dans les 1300 quartiers considérés comme «banlieues». Rien pour l’école, l’emploi, le logement, contre les discriminations, pour améliorer la vie.
Un discours d'une heure et demie pour annoncer comme mesure phare: de la répression. «Dans nos quartiers,a dit Macron,il y aussi de la violence, des choses qui ne vont pas et c’est explosif». Pour résoudre tout cela… la lutte contre le trafic de drogue sera au cœur des préoccupations du gouvernement, d’ici à juillet prochain 1300 policiers seront déployés dans 60 quartiers. Au même moment le gouvernement vient de passer un marché de plus de 17 millions d’euros de fourniture de grenades et de lanceurs. Voilà ce qu’il appelle « construire une politique d’émancipation ». Sarkozy promettait le karcher dans les banlieues. Macron leur promet la matraque.

D’ailleurs, il ne compte même pas suivre une seule des recommandations faites par l’ancien ministre de la ville Jean-Louis Borloo, qui pourtant ne remettait pas en cause la racine des inégalités de traitement que subissent les jeunes scolarisés dans les quartiers, de la maternelle au lycée.
Une mesure décidée par Macron: du "travail gratuit", «30000 places en stage» réservées aux élèves de 3ème d’une durée de 3 à 5 jours, stage «obligatoire», «conventionné et non rétribué»pour donner«à l’élève l’occasion de découvrir le monde économique et professionnel, de se confronter aux réalités concrètes du travail et de préciser son projet d’orientation»!
Les lycées de banlieue premières victimes de l’entreprise de tri social de Parcoursup.
Pour contrecarrer l'argument d’une sélection à l’entrée de l’université, la ministre Vidal avait affirmé qu’aucun(e) lycéen(e) ne se retrouverait sans orientation à l’issue de Parcoursup.
Résultat: des centaines de milliers de lycéen(es) attendent chaque jour qu’une place se libère, d'autres nombreux ont reçu uniquement des refus, des «non», qui les jettent en dehors de l’enseignement supérieur.
La sélection devait soi-disant se faire sur les lettres de motivation et les notes de contrôle continu, mais en fait elle se fait sur le critère le plus important pour les universités: le lycée d’origine. Les lycées des départements les moins favorisés, comme la Seine-Saint-Denis ou les Hauts-de-Seine, ont des taux de lycéen(e)s n’ayant aucune réponse favorable dépassant 90%! 61% des élèves n’ont aucune réponse positive en filière technologique, 65% des élèves n’ont aucune réponse positive en filière professionnelle. Au lycée Jean Renoir de Bondy on a une classe de terminale technologique dans laquelle 100% des élèves n’ont aucune réponse positive!
Des dizaines de milliers de jeunes pourraient être ainsi contraints de frapper à la porte de pôle emploi. A Metz par ex., les agents de pôle emploi ont été prévenus qu’une forte augmentation des inscriptions - plus de 40% - de ces jeunes, était à attendre en septembre!
Derrière l'apparence d'une amélioration des conditions d'accès à l'université se cachent en réalité des mesures d'ampleur visant à une plus grande sélection sociale et à une mise à disposition de travailleurs employables selon les critères du patronat capitaliste.
Selon un sondage, la réforme est condamnée par 61% des 18-25 ans. Les lycéen(e)s ne se font pas leurrer par les mensonges du gouvernement. Ils ont raison de refuser cette loi et continuent les blocages de lycées, les manifestations. Ils montrent ainsi leur détermination à ne rien lâcher.
De nombreuses mobilisations de lycéens s’organisent.
La prochaine est ce jeudi 7 juin à Paris, place St Michel

L'absence de moyens budgétaires nouveaux dans un système universitaire et de recherche très largement sous - doté fait craindre une nouvelle dégradation des conditions d'études et de travail. Selon SUD éducation " Il faut un investissement de 3 milliards par an pendant 10 ans dans l’enseignement supérieur et la recherche".
Notre parti affirme que la France a les moyens de développer une grande politique économique et sociale dans les banlieues, d’assurer un véritable avenir à la jeunesse.
Seule la lutte fera stopper Macron.
Nous soutenons les initiatives de lutte qui contestent l'orientation de la politique du gouvernement et en particulier contre la loi ORE. Nous sommes au côté des lycéens, étudiants et personnels de la recherche et de l'enseignement supérieur qui manifestent contre la sélection et pour le retrait du projet de loi.

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