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Macron à Versailles : Je continue, tout pour le capitalisme

Que faut-il retenir du discours de Macron à Versailles devant le congrès ?
Pendant près de 1h30, il a confirmé ce que l’on savait déjà : « je continue la même politique en faveur des entreprises ». « Mon action est la même en France et dans le monde » a-t-il dit en insistant sur la cohérence de sa politique.
Effectivement le capital n’a qu’une seule politique : tout pour le profit capitaliste.

Tout au long de son long discours, Macron a martelé qu’il allait poursuivre les « réformes ».
« Il faut libérer les freins qui empêchent la croissance des entreprises » déclare-t-il. Après le code du travail considéré par le patronat comme une lourde contrainte qu’il fallait supprimer, Macron attaque les salaires, les pensions, les allocations chômage, les aides sociales, et tout ce qui concerne la protection sociale.
Il faut associer les salariés au capital en développant un « capitalisme salarié » espère-t-il. Il compte pour cela sur ces « partenaires sociaux » (cité 15 fois) qu’il va rencontrer pour définir un « nouveau contrat social » dont il a défini les contours déjà connus : retraite, santé, assurance chômage, services publics collectivités territoriales etc.… En même temps, il va réunir les 100 premières entreprises françaises pour « définir la politique nationale »… Un aveu d’allégeance…
Les rondeurs du discours sur les ravages de la pauvreté et le chômage dont il se garde bien d’expliquer l’origine, consistent à proposer une « transformation de notre système de solidarité qui ne correspond plus aux enjeux actuels ». En langage clair : il faut détruire tout repère collectif « responsabiliser » l’individu face à ses « propres » difficultés, dont il n’est pas responsable.
Le clou du discours a été la phrase souvent répétée par les patrons du CAC 40 et reprise par Macron: « pour partager le gâteau, il faut qu’il y ait un gâteau ». Au-delà du cynisme et du mépris affiché, c’est au moment où les profits explosent, que les 500 plus grandes fortunes ont été multipliées par deux en 10 ans en France atteignant un chiffre record de 650 milliards (1,7 fois le budget national) que Macron recherche le gâteau à partager !…
Tout cela bien sûr n’est qu’enfumage pour justifier la politique d’un pouvoir intégralement consacré au développement du capital. Pas une fois les mots salaire et pouvoir d’achat n’ont été prononcés, pas une seule allusion aux luttes et mécontentement actuel, car c’est la plus grande crainte du pouvoir.
Sur la politique internationale, rien de nouveau, il faut « développer l’Europe » (du capital) pour faire face aux « défis » de la « compétition internationale », « combattre le terrorisme », aucune explication sur le déploiement des forces armées françaises en Afrique, bref, une aggravation des stratégies antérieures.
Il est plus que jamais nécessaire de développer partout, dans tout le pays, les luttes des travailleurs et de la jeunesse, unis tous ensemble, de plus en plus fort pour stopper Macron.
Notre Parti appelle aussi à s’engager dans la lutte politique quotidienne pour construire une société débarrassée du capital répondant aux besoins des travailleurs et du peuple, c’est la seule voie possible pour changer vraiment.

Bimestriel N°131

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