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Agir contre la répression toujours plus violente et les lois toujours plus liberticides

Les attaques du pouvoir s’accélèrent dans tous les domaines : l’assurance-chômage, la santé, les retraites, la liberté de la presse, les libertés fondamentales, le droit de manifester… La colère du peuple est forte pour contester les conséquences sanitaires et économiques du gouvernement Macron, le premier des droits fondamentaux est bien celui de pouvoir manifester.

 La loi « sécurité globale » suscite une large mobilisation, malgré le confinement.

Face à cette accélération de l’autoritarisme du pouvoir et la volonté de museler la contestation sociale, des rassemblements ont eu lieu dans toute la France dénonçant la loi liberticide sur la « sécurité globale ».
Une vingtaine de manifestations organisées en France ont réuni quelques 22 000 personnes, 7 000 à Paris, 2 000 à Marseille et 1 300 à Montpellier, plus d’un millier à Rennes, 1000 à Pau, Bordeaux 500, Nice 300, 900 à Lorient, 800 à Saint-Etienne, 250 au Puy-en-Velay…
Si beaucoup dénonce l’atteinte à la liberté d’expression que peut représenter l’article 24 de cette loi qui pénalise la diffusion d’images des forces de l’ordre et l’encadrement du travail des journalistes lors des manifestations et l’impunité conférée aux forces de l’ordre. Le projet de loi n’est pas que cela !

Réprimer fortement toute contestation
Les luttes syndicales, les luttes dans les entreprises, le secteur public, les établissements scolaires, l’université, la révolte des quartiers populaires, le mouvement contre le racisme, sont un danger pour le capital. Macron n’a qu’une réponse : réprimer par la violence policière, par l’utilisation massive des moyens spéciaux de type engins lanceurs d’eau ou véhicules blindés, grenades…
Le capital et le gouvernement Macron mesurent la colère sociale montante contre l’exploitation , les méfaits du système capitaliste, alors ils anticipent afin d’avoir un arsenal de , moyens légaux : loi de « sécurité globale », loi sur la recherche qui prévoit la pénalisation des mouvements étudiants pour réprimer les mouvements sociaux, après la loi du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme…
Le budget de la sécurité a été augmenté de plus d’un milliard d’euros depuis 2017 et le recrutement de 10 000 policiers et gendarmes a été lancé sur cinq ans. Aujourd’hui une enveloppe de 13,9 milliards d’euros, augmentée d’un milliard d’euros au titre du plan de relance pour le ministère de l’Intérieur, un programme qui s’accompagne du recrutement de plusieurs milliers d’agents. Des "investissements" pour la répression dans les quartiers et la population liée aux mobilisations sociales.

Macron veut aller plus loin :
On peut lire dans le préambule à la loi présentée par Darmanin : « les nouveaux défis à relever pour la sécurité des Français doivent désormais conduire également à intégrer plus directement l’ensemble des acteurs de la sécurité et de la sûreté autour d’un continuum de sécurité ». C’est clair : rassembler toutes les forces de sécurité.
C’est une restructuration globale qui est engagée avec le secteur privé comme partenaire :
250 000 policiers et gendarmes nationaux.
21 500 policiers municipaux.
165 000 agents privés de sécurité.
Tout ce petit monde va avoir ses fonctions élargies, les polices municipales : « doivent poursuivre leur montée en compétences et explorer de nouvelles modalités d’action, en complément des forces de l’État » propose le projet de loi, idem pour le secteur de la sécurité privée : il « doit comme partenaire des forces de sécurité, continuer à se structurer …en vue d’assurer partout les prestations de haut niveau qui sont attendues » peut-on lire dans le projet. Le service de sécurité de la SNCF voit aussi ses compétences élargies.

La loi vise aussi à doter chacune de ces structures de moyens et de ressources.
La loi élargie la vidéo protection et la captation d’images aux services municipaux et aux agents du secteur privé.
Si l’article 24 fait couler beaucoup d’encre avec l’interdiction de diffuser des images de policiers, les 32 articles sont tout aussi dangereux comme l’extension de l’usage des drones, des caméras-piéton, le pouvoir des polices municipales et des sociétés de sécurité privées accru.

Au sujet des drones et autres engins de surveillances:
L’article sur l’utilisation de drones lors des manifestations et la crainte de la reconnaissance faciale par les caméras de surveillance suscite une intense émotion, il y a de quoi quand on voit le texte de loi : « Le public est informé par tout moyen approprié de la mise en œuvre de dispositifs aéroportés de captation d’images et de l’autorité responsable, sauf lorsque les circonstances l’interdisent ou que cette information entrerait en contradiction avec les objectifs poursuivis».

La loi sur la « sécurité globale » porte atteinte aux libertés fondamentales.
Cette loi est dénoncée par les rapporteurs du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Pour faire reculer le Gouvernement, développons partout les luttes, de plus en plus fort, pour le retrait total de la loi « Sécurité Globale », de toutes les lois liberticides et contre la violence patronale des licenciements pour augmenter les profits capitalistes, de la répression des militants syndicaux, de l’exploitation des salariés.
Tous unis dans une large mobilisation.
« Tous ensemble », portons le, samedi 28 novembre dans les rassemblements.
Nous contribuerons partout à ce que cette journée soit puissante

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