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Sécurité et lutte des classes

Le débat sécuritaire est largement alimenté par le pouvoir politique et relayé par les media à son service et à celui des monopoles capitalistes. Dans la période de crise que traverse le pays et le monde, il surfe sur le sentiment d’insécurité que développe une large partie de la population.

Sentiment légitime quand il concerne les personnes et les biens acquis souvent après une longue vie de labeur, mais aussi l’angoisse du chômage, des fins de mois, de l’avenir des jeunes, de la santé...Dans ces conditions quoi de plus utile pour le pouvoir que de désigner des ennemis intérieurs et extérieurs susceptibles de polariser le mécontentement en lieu et place du système capitaliste qui le génère.
Dans le registre, le Rassemblement National en a fait sa tasse de thé qui désigne l’immigration comme le facteur principal d’insécurité, mais il est loin d’être le seul. Les récentes déclarations du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, qui revendique un parler-vrai, a plusieurs fois utilisé le terme d’ « ensauvagement » d’une partie de la société, ce terme rappelle celui des « sauvageons » de Jean-Pierre Chevènement, son prédécesseur au poste, il y a près de vingt ans ou celui de « voyous », quand Nicolas Sarkozy parlait de « racaille » en 2005. On le voit, les dirigeants politiques du capital ne sont pas avares de mots pour désigner leur cible à la vindicte publique. Par contre dans leur bouche, pas un mot sur la violence patronale qu’il s’agisse des licenciements pour augmenter les profits capitalistes, de la répression des militants syndicaux, de l’exploitation du travail salarié...Et pour cause, ils sont les mandataires du capitalisme ! S’ils dissertent sur la « reconquête » des « quartiers sensibles », ils se gardent bien de dire que les trafics et la consommation de drogue sont une échappatoire pour une partie de la jeunesse abandonnée à son sort d’un chômage permanent, et si ces « paradis » sont artificiels, ils ont le mérite d’enfermer la contestation sociale d’une partie de la jeunesse dans le carcan des « gros bonnets » de la drogue qui sont au fond des « entrepreneurs » capitalistes brassant des centaines de milliards de Dollars.
Car le fond de l’affaire est bien là, les forces du capital désignent les « classes dangereuses » comme elles l’ont toujours fait au cours de l’histoire pour neutraliser et rassembler sous leur houlette des forces sociales porteuses de changement. Le projet de Macron et du pouvoir est clairement affiché : former une vaste coalition politique permettant d’aller plus loin dans la liquidation des conquêtes sociales en se réservant des « opposants » de « droite » et de « gauche » qui ne contestent pas le capitalisme lui-même. 

Cette perspective qu’ils sont en train de nous mijoter est éminemment dangereuse. Notre parti en souligne les racines et appelle au rassemblement de tous les travailleurs, des salariés, de la jeunesse dans la lutte contre les objectifs de régression sociale de Macron, pour imposer leurs revendications. En même temps il pose comme indispensable la lutte politique contre le capitalisme. Pour cela, le rassemblement des forces révolutionnaires dans un parti d’avant-garde est décisif.
Ce parti, le Parti Révolutionnaire COMMUNISTES, nous le construisons jour après jour : rejoignez nous !

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