Le 101em département français est secoué par une grève générale qui touche l’île depuis le 20 février, avec au centre des revendications la question de l’insécurité et des conditions de vie des Mahorais.
Le soi-disant accord de la Ministre Girardin s’est vu rejeté par les grévistes. Sur les barrages la détermination s'est renforcée. Les moyens "supplémentaires" pour l’appareil policier sur l’île et la lutte contre l’immigration sont contraires aux revendications sociales des grévistes.
Face cette crise, qui n’est pas la première, le gouvernement reste muet. La seule annonce étant la programmation d’une «conférence», dont la date n'est pas fixée… !Ce n’est pas d’une énième réunion dont Mayotte a besoin mais d’annonces claires en termes de moyens, afin de voir immédiatement une amélioration de la vie!
Les luttes sociales s’intensifient au regard des attaques de Macron avec le capital contre les acquis des travailleurs. Le besoin de les faire converger pour être plus fort commence à faire son chemin. Le 15 mars, les services de santé, les retraités luttent pour leurs revendications. Le 22 mars, les cheminots, la RATP, l’énergie, les salariés de la fonction publique vont faire grève et manifester ensemble contre la liquidation des services publics et revendiquer des services publics qui répondent aux besoins des travailleurs et de la population.
Macron est Président depuis 10 mois. Les mesures qu’il a déjà prises contre le peuple, a commencer par les ordonnances sur le code du travail et celles qu’il prépare vont encore plus loin que F. Hollande.
Le mécontentement se développe partout, les luttes et actions grandissent dans tout le pays.
L’usure des gouvernements que les capitalistes placent les uns après les autres est de plus en plus rapide. C’est aujourd’hui le cas de Macron.
Comme chaque année, de l’égalité, de toutes parts «on la veut» tout le monde en parle.
De quelle égalité parle-t-on?
En 2018, comme dans les années précédentes, le constat qui perdure, c’est: 26% d’écart salarial moyen entre les femmes et les hommes - 63% des salariés payés au SMIC sont des femmes - les pensions de retraites des femmes sont inférieures en moyenne de 40,1% à celles des hommes - inégalité dans la promotion professionnelle - les violences au travail sont une réalité trop méconnues etc.




