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Gouvernement Castex : un nouveau casting pour accélérer la même politique au service du capital

Pour remplacer Édouard Philippe, Emmanuel Macron a nommé comme Premier ministre : Jean Castex, un sarkoziste, membre des Républicains (LR), connu pour avoir cassé l’hôpital public sous Sarkozy. Mais pas que le journal Les Echos ajoute : Castex «aura entre autres géré de très près le service minimum dans les transports, la réforme des régimes spéciaux ».

Pas d’illusions, les salariés doivent organiser leurs luttes car Macron entend faire de ce remaniement un tremplin pour aller plus vite et plus loin dans la transformation de la société pour la soumettre de plus en plus au service du capital.
Les choix réalisés dans le cadre du remaniement ne vont pas changer la ligne de Macron qu’il a mis en œuvre depuis le début de son quinquennat et qui s’exprime avec force dans une gestion au service du capital.
Dans une entrevue accordée à un groupe de journaux régionaux dont Ouest France, Midi Libre, et le Courrier Picard. Il dit: «J’ai consulté largement, depuis plusieurs semaines, afin de rassembler toutes les forces vives du pays pour affronter les prochaines étapes de la crise. La rentrée sera très dure et il faut nous y préparer.»
Emploi : Macron affirme le maintien de sa ligne politique au service du capital.
Macron insiste sur la nécessité de réductions massives de l’emploi : «je vais être très clair avec vous: il y a des plans sociaux, et il y en aura. La crise sanitaire a détruit 5 points de richesse nationale et mis des secteurs entiers à l’arrêt. Cela a forcément des conséquences sur les entreprises.» Il a insisté, ces fonds ne pourront servir à défendre l’emploi ou les salaires. «On accepte ensemble d’émettre de la dette. Ce qui ne serait pas juste, ce serait de financer les dépenses nouvelles pour le modèle social et les augmentations de salaires sur de la dette.». Avec le plan de relance européen de 500 milliards d’euros, Macron arrose les grandes entreprises de milliards d’aides, de prêts garantis ou de mesures de soutien comme le chômage-partiel, sans aucune contrepartie.
Les annonces de plans sociaux se succèdent dans tous les secteurs d’activités : La Halle, Célio, Nokia, Airbus, Air France, Sanofi, Renault, Engie… et dans la sous-traitance. Les entreprises, les emplois, le droit du travail sont bradés sur l’autel de la compétitivité, 300 000 suppressions d’emplois annoncées en Île-de-France en 2020. Des accords de performance collective, véritable chantage à l’emploi, sont imposés par les employeurs dans de nombreuses entreprises, remettant en cause temps de travail, salaires, organisation du travail, hausse de la productivité.
La jeunesse est frappée de plein fouet, son avenir immédiat est sombre. Le pouvoir qui alimente de centaines de milliards les capitalistes qui restructurent leurs entreprises, licencient en masse, ne répond pas aux revendications de la jeunesse. Les jeunes qui terminent leurs études et doivent entrer dans la vie active sont frappés par la montée du chômage, la précarité.
Retraite.
Macron relance sa réforme. Outre le retour de la retraite à points, il a clairement signifié que « la question du nombre d’années pendant lesquelles nous cotisons demeure posée »., il veut élever l’âge de départ. Le volet budgétaire, fait son retour. « Le deuxième sujet, c’est celui des équilibres financiers. Je demanderai au gouvernement de réengager rapidement une concertation en profondeur, dans un dialogue de responsabilité associant les partenaires sociaux dès l’été sur ce volet des équilibres financiers.»
Si Macron tente de s’habiller en vert en s’appuyant sur la Convention Citoyenne pour le Climat. Les grands discours sur l’écologie ne sont en fait que de la poudre aux yeux pour imposer coûte que coûte deux mesures anti-sociales celle des retraites et celle de la réforme de l’assurance-chômage entre autres.
Pas de changement de cap dans la réforme de l’assurance chômage.
Macron trouve le système d’indemnisation trop généreux et laisse présager que les demandeurs d’emploi devront continuer à travailler plus longtemps pour ouvrir ou recharger des droits comme le prévoit la réforme entré en vigueur en novembre 2019. Pour le calcul des indemnités, retardé au 1er septembre 2020 pas question de l’annuler. « Nous devons collectivement rompre avec ce qui est la maladie française : la préférence pour le chômage. Le modèle français classique, c’est d’accepter des plans sociaux massifs, ensuite d’avoir un système très généreux qui les indemnise ». Quel mépris pour les salariés jetés comme des "kleenex" par leurs entreprises.
Travailler plus
« ... Nous ne pouvons pas être un pays qui veut son indépendance, la reconquête sociale, économique et environnementale et être un des pays où on travaille le moins tout au long de la vie en Europe », a répondu Emmanuel Macron à une question sur les 35 heures. C’est un avertissement sur la casse des 35h et une augmentation de la durée de cotisation pour les retraites.
Santé
Le "Ségur de la santé" s’est achevé cette nuit sur un texte sur lequel les syndicats ont 3 jours pour donner leur réponse.
180 euros d’augmentation de salaires pour les hospitaliers (du privé comme du public), on est loin des 300 euros réclamés par les hospitaliers du secteur public. Rien sur les embauches de personnel, les réouvertures de services, d’hôpitaux. Le gouvernement n’abandonne pas son plan santé de casse de l’hôpital public, de privatisation.
Macron demande une collaboration avec les partenaires sociaux pour faire avaler les couleuvres.
«Je demanderai au gouvernement de réengager rapidement une concertation en profondeur, dans un dialogue de responsabilité associant les partenaires sociaux dès l’été ….» Castex a donc promis de travailler étroitement avec les syndicats: «Avant de donner des solutions, je souhaite que l’on en discute avec la Nation, avec les partenaires sociaux, dans les territoires. Nous les associerons le plus possible à la recherche de solutions pour un nouveau pacte social.». Il n’est pas question de négocier mais d’accepter les « solutions » capitalistes. Il appelle à une politique sociale «économe».
L’exécutif veut également une grande conférence des territoires cet été pour mieux les intégrer dans ses réformes.
Tout confirme que l’opposition capital travail est irréductible
Ce n’est pas dans des « concertations » et autres « négociations » avec le nouveau gouvernement qu’il sera possible de faire reculer les prétentions du capital.

L'heure est à développer la riposte partout, de plus en plus fort
Il y a des luttes, chaque jour, nombreuses, dans tous les départements, des manifestations. Il y a eu le 16 juin, les appels à manifester le 14 juillet
Grèves et manifestations se succèdent contre les plans sociaux. Les Unions Régionales CGT, FSU, Solidaires d’Île de France appellent à une manifestation régionale unitaire interprofessionnelle aux cotés des personnels de santé et de l’action sociale pour faire entendre les revendications.
Le développement des luttes et leurs coordinations pour faire repousser les attaques du patronat est le seul chemin. Elles permettront d’imposer à Macron un rapport de force pour repousser ces offensives. Nous participons aux luttes, nous appelons à leur succès, nous serons dans toutes les initiatives avec les travailleurs.
Tous les problèmes ont une même et seule origine, le capitalisme qui maîtrise tout, domine tout, les moyens de production et d’échange, les moyens financiers, le pouvoir politique, .son but unique : faire du profit.
C’est à lui qu’il faut s’attaquer en développant partout la lutte pour le faire reculer lui et son gouvernement.
Mais il faut faire plus, il faut mener la lutte politique tous les jours jusqu’à l’abattre. L’éliminer est la seule voie pour parvenir à un changement fondamental de politique, donc de société.
Rejoignez ce combat.

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