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Développer les luttes et leurs coordinations pour repousser ensemble les attaques du MEDEF et du pouvoir à son service

La déferlante des plans sociaux fait des ravages. Pour la semaine de 15 au 21 juin, on compte 35 plans de "sauvegarde de l’emploi" (PSE) pour un total de 9479 licenciements. La destruction d’emplois s’accélèrent 677 la semaine du 2 mars, 1132 celle du 18 mai, 2506 la première de juin et donc 9479 cette semaine et on nous annonce

: NextRadioTV suppression de plus de 300 postes, Nokia 1233 emplois en moins…Après Boeing, Daher, General Electric ou encore Bombardier c’est au tour d’Air-Bus d’annoncer un vaste plan de réduction d’effectifs.
Guillaume Faury , Président de l’exécutif expliquait : « Nous avons agi rapidement pour obtenir des lignes de crédit supplémentaires de quelque 15 milliards d’euros. Elles nous donnent la souplesse et le temps nécessaires pour adapter et redimensionner notre entreprise».
Le 20 juin il confirme et avance que des décisions « amères et difficiles » seront prises « avant fin juillet » avec un nouveau « plan d’adaptation ».18 000 postes menacés ! Le constructeur annonce aussi renoncer au projet de l’E-Fan-X, un prototype d’avion hybride à propulsion électrique !…Ces suppressions d’effectifs font craindre le pire pour l’ensemble des sous-traitants de l’aéronautique.
Pour le "jour d’après " ce qui ne change pas c'est l’objectif du patronat et du pouvoir de faire payer la crise aux travailleurs. Après Renault, Air France, Airbus… Tous s’engagent à mettre en œuvre des plans de réajustements, de suppressions de postes, de licenciements. Une nouvelle démonstration que les milliards d’euros données au patronat ne servent en aucun cas à « maintenir l’emploi » On sait que ces mêmes entreprises se sont engraissés avec l’argent public comme le CICE et autres aides. Elles ont versé années après années des dividendes qui restent dans les poches des actionnaires et disposent de fonds de trésorerie considérables.
Les milliards de profits accumulés sont passés où?
Depuis 2009, le secteur aéronautique génère une marge d’un peu plus de 10%, soit plusieurs  milliards (+ 10% en 2019) …
Renault Trucks annonce 463 suppressions de postes pour « rétablir sa compétitivité » terme qui se trouve dans les ordonnances Macron signifiant qu’une entreprise peut licencier si elle estime ne pas faire assez de profit… En 2019 le groupe Volvo- Renault Trucks annoncé des profits exceptionnels avec une rentabilité à 12%...
Lundi, l’association Oxfam dévoilait son nouveau rapport et titré « Des profits sans lendemain ? » le rapport met en lumière l’enrichissement toujours plus important du patronat et de ses actionnaires, Entre 2009 et 2018, les dividendes versés aux actionnaires ont augmenté de 70% et la rémunération des PDG de 60%.
* Le journal "Libération" confirme cette semaine que les inégalités de richesses s’accentuent considérablement. A l’heure où ils tentent de faire toujours plus travailler les salariés, les patrons des grandes entreprises continuent à s’enrichir sur le dos de ceux qui produisent. A titre d’exemple, le journal cite, le dirigeant de l’entreprise pharmaceutique Sanofi qui a empoché 8,9 millions d’euros. Les dirigeants des enseignes telles que Carrefour, L’Oréal, LVMH… se sont également considérablement enrichis : « Avec une rémunération totale de 7,3 millions d’euros en 2018, le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, gagnait ainsi 413 fois le salaire moyen au sein de son entreprise, championne des écarts de salaire. Sur la période 2009-2018, c’est Sanofi qui a le plus grassement rémunéré ses patrons (8,9 millions), devant L’Oréal (8,3 millions) et LVMH (7,9 millions) » note le journal.
Toutes ces informations prouvent bien que l’argent existe, et que ce sont toujours les mêmes qui s’accaparent les richesses qu’ils volent aux salariés.
Cette crise révèle de façon terrible et indécente toutes les conséquences des politiques capitalistes de ces dernières années. Ce n'est pas avec le dialogue social, l'acceptation des Accord de Performance Collective (APC), l'acceptation du chantage aux fermetures, aux délocalisations qu’on va stopper cette attaque.
Le gouvernement entend poursuivre sur sa ligne : des cadeaux aux entreprises et des coups pour les travailleurs
Comme l’expliquait le journal financier « les Echos » : « chacun s’attend à ce que soient dévoilés les contours du nouveau dispositif de chômage partiel de longue durée, taillé pour les secteurs dont le plan de charge va connaître un sérieux trou d’air, comme l’aéronautique ou l’automobile. Le gouvernement voulant aller vite, une mise en place début juillet est envisageable et passera par un accord d’entreprise ou de branche en échange de contreparties sur l’emploi notamment, sans pour autant que les licenciements soient exclus.».
Ce mercredi 24 juin, Macron a reçu les "partenaires sociaux", alors que les premières attaques du patronat, chez Renault, Nokia ou encore dans l'aéronautique ont déjà commencé. Le gouvernement, lui, poursuit sa feuille de route dictée par le MEDEF, en mettant en place un chômage-partiel de longue durée à disposition des entreprises et des faciliter pour licencier. Dans le volet de la réforme de l’assurance-chômage, le gouvernement garde une ligne dure, la réforme doit passer au 1er septembre et permettra avant tout de réduire drastiquement les allocations des plus précaires. Cette rencontre « clôture » deux semaines de concertations, organisées au Ministère du Travail…
Les mesures « d’urgence » prises par le gouvernement auront permis une terrible avancée vers la flexibilisation du travail en l’adaptant aux besoins de profits du capital, il poursuit avec l’assouplissement du travail dominical et donne tout pouvoir aux employeurs pour casser les droits des salariés. Les milliards de cadeaux aux entreprises accordées par le gouvernement ne suffisent pas, le capital veut plus, il veut tout, rien ne doit lui échapper, sa soif de profits est intarissable
Une seule réponse : la lutte, toujours la lutte
L'heure n'est pas à jouer les « partenaires », mais à développer la riposte sur le terrain de la lutte de classe. La question de la défense urgente et primordiale de l'emploi et des salaires est la priorité.
Ce n’est pas dans des « concertations » et autres « négociations » avec le gouvernement qu’il est possible de faire reculer les prétentions du capital. Le patronat et le gouvernement sont en ordre de bataille et ont déjà envoyé les premiers coups, synonymes de plus de précarité et de chômage. Le seul « signal fort », à envoyer est celui d’une riposte à la hauteur des attaques en cours et à venir, comme celle des salariés où les grèves éclatent contre les annonces de licenciements et de fermeture de site, dans la santé où le 16 juin dernier a été très fort, le personnel de la recherche se mobilise le 25 juin, le 30 juin ce sera à nouveau le personnel de santé, samedi ce sont les salariés de La Halle qui seront en grève nationale contre les fermetures de leurs magasins….
La question aujourd’hui est celle du développement des luttes et de leurs coordinations pour faire repousser les attaques du patronat. Seules elles permettront d’imposer à Macron un rapport de force assez conséquent pour repousser ces offensives. Il y a que la lutte et l’union des travailleurs et du peuple pour l’arrêter.
Le patronat et le pouvoir à son service craignent plus que tout la convergence des luttes. C’est un des enjeux essentiels pour stopper, mettre un coup d’arrêt aux attaques capitalistes et gagner des revendications.
C’est cette voie que les salariés recommencent à emprunter pour exiger salaires, pensions, emplois, enseignement, retraite… développement des services publics, santé, éducation nationale, recherche, transports, industries, collectivités territoriales, les exigences montentDes journées d’action sont annoncées le 30 juin, le 14 juillet…Nous appelons à leur succès, nous serons dans toutes les initiatives pour soutenir les travailleurs, débattre avec eux
Nous savons que tous les problèmes ont une même et seule origine, le capitalisme qui maîtrise tout, domine tout, les moyens de production et d’échange, les moyens financiers, le pouvoir politique. Il agit partout pour un but unique : faire du profit.
Mener la lutte politique tous les jours pour l’éliminer est la seule voie pour parvenir au changement de société.
C’est à lui qu’il faut s’attaquer sans ménagement jusqu’à l’abattre.
Menons ce combat ensemble.

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