Gantry 5

 

Les enjeux du mouvement social.

La volonté de lutter pour des conditions de vie meilleures grandit partout en France et dans le monde. Le capitalisme érigé en système politique universel depuis la chute de l’URSS est en difficulté.
Face aux luttes, il utilise les moyens habituels pour préserver et développer l’exploitation du travail et des richesses pour le profit.

Les acquis sociaux sont attaqués partout, l’exploitation du travail se durcit partout, la répression syndicale, les libertés individuelles et collectives sont restreintes partout. Le capitalisme agit partout de la même manière, il veut imposer coûte que coûte sa loi quelles qu’en soient les conséquences.
Tous les continents sont touchés par l’exploitation capitaliste et cette course effrénée au profit mais les peuples luttent, les conflits sociaux sont de plus en plus nombreux, durables et massifs. (Voir article sur le site)
Les impérialistes, les gouvernements à leur service, déclenchent dans des pays, des conflits armés, des guerres, des tentatives de coup d’État, pour parvenir à leurs fins.
Dans les pays industrialisés comme la France, les acquis sociaux arrachés par les luttes, toutes les protections sociales ou du travail sont fortement attaquées pour imposer la loi du capital sur toute la société.
Tout est question de rapport de force depuis que l’exploitation de l’homme par l’homme existe.
Aujourd’hui, en France, le capitalisme n’a pas d’opposition politique fondamentale. À part notre parti, aucun ne le cible comme adversaire à combattre clairement, à supprimer.
Des syndicats, tout particulièrement la CFDT sont des « partenaires sociaux », soucieux du «dialogue social » avec les tenants du pouvoir politique et économique.
La CGT, avec ses militants, est à la pointe de toutes les luttes.
Ce profond mécontentement populaire s’exprime de plus en plus au travers des luttes, les grèves sont plus nombreuses, la difficulté consiste à les faire converger pour qu’elles deviennent plus efficaces et répondent aux revendications.
« Transformer la société en profondeur », cette déclaration de Macron reprise en boucle par la propagande capitaliste démontre bien qu’il s’agit de soumettre toute la société française, sa classe ouvrière, son peuple, son économie, aux exigences du capital.
Face à cette offensive globale, la riposte doit être globale, et pour cela, il faut démontrer que tous les secteurs sont attaqués en même temps et non pas séparément, qu’ils ont un lien entre eux.
Remettre en cause le système de santé, c’est supprimer tous les aspects solidaires face à la maladie, c’est attaquer la Sécurité Sociale, son système solidaire de retraite, c’est la protection sur le chômage, c’est le logement, les allocations sociales…
Tout ce qui est collectivement nécessaire à la société est remis en cause pour favoriser les grands groupes capitalistes qui imposent leurs choix dans tous les secteurs de la vie.
La convergence des luttes dépend des explications qui sont données concernant les enjeux actuels.
Quel lien entre salaires, pensions, chômage de masse, protection sociale, retraite, santé etc.… ? Quel lien entre industrie et acquis sociaux ?
Lorsque le patronat bénéficie de 270 milliards d’exonérations fiscales et sociales et que ce processus se poursuit, il est évident que tous les systèmes de protection sociale sont en danger parce qu’ils ne sont plus financés.
Augmenter les salaires de 1 % (ce qui est largement insuffisant) c’est 4,6 milliards de cotisations sociales pour financer la Sécurité Sociale.
2,4 % d’emplois en plus, c’est 16 milliards supplémentaires pour financer la Sécurité Sociale.
Mais qui en parle ? Sinon pour discutailler sur le niveau d’efforts supplémentaires que le capital veut imposer au peuple.
Le 5 décembre doit être une étape pour franchir un cap important vers la convergence, l’unification des luttes et leur pérennité.
La tentative actuelle du pouvoir et de toute sa propagande est de faire croire que l’initiative du 5 décembre ne concernerait que la défense des « régimes spéciaux » de retraite.
La crainte d’un mouvement social unifié est évidente, c’est pourquoi il faut le construire car il y a urgence à s’opposer aux exigences du patronat capitaliste et du gouvernement et à gagner les revendications.
Le 5 décembre, les exigences sociales, mais aussi la défense de l’emploi seront au cœur de l’initiative au moment où Peugeot et Chrysler vont fusionner (voir notre article), où de nombreux secteurs industriels sont soumis à des restructurations entraînant suppressions massives d’emplois.
Banques, grande distribution (article à venir), chimie, pharmacie, automobile, transports, énergie… les multinationales se concurrencent, le capital poursuit sa course au profit, seul et unique but de son existence.
C’est à cela qu’il faut s’attaquer, c’est ce que nous faisons tous les jours, renforcer notre parti est la voie que nous proposons pour développer la lutte, pour stopper et abattre capital.

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Bimestriel N°131

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