Gantry 5

 

Le capitalisme peut-il s’améliorer, répondre aux besoins humains ?

« Le monde paraissait simple au début des années 2000. La puissance américaine incontestée, la mondialisation comme horizon indépassable et la croyance dans « la fin de l’histoire ». écrit dans un texte B. Spitz, président de la commission Europe et international du Medef. Mais constate-t-il aujourd’hui tout a changé : « Sur un fond d’économie mondialisée, concurrentielle, inégalitaire, équitable pour certains, inéquitable pour beaucoup, un chômage de masse, des profits mal répartis. Le dégagisme politique incarne le rejet de ces dérèglements ».

Nombreux dans les milieux capitalistes où politiques évoquent le même constat et avancent les mêmes objectifs. . Macron lui- même déclare : « le capitalisme est devenu fou ». L’université d’été du Medef qui vient de se tenir reprend et amplifie cette idée. X. Bertrand (ex- ministre de Sarkozy qui a appliqué avec zèle la politique de rigueur de celui-ci), y intervient sur le thème du capitalisme solidaire et pour faire des propositions pour réduire la fracture sociale.
P.Arthus, économiste, membre du comité exécutif de Naxitis , écrit dans « Les Echos » : « Les évolutions du capitalisme depuis les années 1980 sont aujourd’hui et à juste titre critiquées. Le consensus est donc aujourd’hui assez large pour envisager définitivement une autre forme de capitalisme ».
Pourquoi ces remarques « critiques » des capitalistes et de leurs pouvoirs et cette campagne :  le capitalisme change et va changer ? Parce qu’ils craignent par-dessus tout le développement de la lutte des peuples. Par ex. en France, il y a des luttes nombreuses, partout, elles n’ont pas ralenti pendant l’été - les hôpitaux, des usines, le commerce, les enseignants à cette rentrée. Macron craint par-dessus tout la contagion, avec les reculs sociaux, la réforme des retraites annoncée, et leur convergence. Le journal « Les Echos », écrit à propos de Macron qu’à cette rentrée « il croit voir ressurgir partout, enseignants, urgences, policiers, salariés de l’audiovisuel public, futurs retraités. Tout foyer susceptible de prospérer et de faire contagion doit être déminé au plus vite ».
Les capitalistes et ceux qui sont à son service mènent la lutte idéologique.
Ils ont un absolu besoin de faire accepter le capitalisme comme le seul système et qui en même temps peut être amélioré, aménagé, de faire accepter que le capitalisme dicte la marche du monde. Ils avancent des «solutions » qui ne mettent pas en cause sa domination.
Macron à l’ONU en 2018 a parlé de « la nécessité d’engager une réforme de la mondialisation ».
B. Spitz se félicite d’une rencontre tenue à Aix en Provence en juillet à l’initiative du Medef entre les organisations patronales et syndicales des pays du G7 et de l’élaboration à cette occasion d’une déclaration commune. Il propose d’aller plus loin et de s’appuyer sur une alliance entre leaders politiques, économiques et sociaux pour jeter les fondements d’un nouvel ordre international.
Ils mènent avec le concours des médias, une campagne reprise également par le G7 à Biarritz, pour focaliser l’attention sur la question du climat, de l’avenir de la planète et évincer les questions de société.
Ils se dotent de moyens nouveaux pour développer leur campagne idéologique : Ils ont créé une organisation : « Business for inclusive Groweth » (intraduisible en français) le patronat international se dote d’une structure de réflexion et d’action. Elle est composée des 34 plus grandes multinationales mondiales (4 millions de salariés, 1.000 milliards d’euros de chiffre d’affaire). Concurrents entre eux ils se retrouvent pour résister aux besoins et aux exigences des peuples à vivre mieux. Elle est présidée par E. Faber, PDG de Danone. Celui-ci vient de faire une découverte : 30% de ménage des pays de l’OCDE ont vu leurs revenus réels diminués depuis 2005.
Les dirigeants du capitalisme qui prétendent avoir changé reçoivent le soutien et les offres de services de tous les réformistes. Berger-Hulot en tête avec leur « chartre pour le mieux vivre » s’inscrivent dans la droite ligne de cette orientation.
La réalité sur le capitalisme : son but unique, faire le profit maximum en permanence, c’est la loi de son développement. Il n’a comme limite dans son exploitation que celles que lui impose la lutte des travailleurs, des peuples. Dans la concurrence mondiale capitaliste il faut tout faire pour être dans les 1ers. Le capitalisme exploite les peuples et les ressources de la planète.
Le capitalisme, c’est 900 millions d’êtres humains qui souffrent de la faim, ce sont les guerres comme au Moyen Orient qui détruisent les peuples, avec les migrations et en même temps les multinationales qui font des milliards de profits.
Le capitalisme peut-il se réformer, s’améliorer
Le monde change vite. A l’aube du numérique, du bond considérable des technologies, l’antagonisme capital-travail reste entier.
Faire comme si cette réalité avait disparu au XXIème siècle au prétexte de l’apparition des nouvelles technologies et des changements climatiques ne change en rien à la raison d’être du capitalisme : faire du profit en exploitant, reproduire en permanence les inégalités dans tous les domaines, faire une politique de surarmement et de guerre.
La lutte des classes est toujours à l’ordre du jour
Il faut développer encore plus partout les luttes économiques et sociales, faire converger les luttes des travailleurs, de tous celles et ceux qui subissent la politique actuelle pour stopper la régression sociale de Macron et imposer des revendications.
Il faut mener la lutte politique contre le capitalisme. Le capitalisme ne peut modifier ni sa nature, ni son but : le profit par l’exploitation. Il faut lutter jusqu’à le supprimer, pour construire une autre société qui aura pour but de satisfaire les besoins des humains. Cela s’appelle le socialisme. C’est le but pour lequel notre parti lutte.
Nous sommes solidaires de tous les peuples qui luttent contre les méfaits du capitalisme.
Prolétaires de tous les pays unissez-vous

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Bimestriel N°131

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