Gantry 5

 

S’engager dans la lutte sans attendre.

     Ce dont le pouvoir et le patronat ont une peur bleue, c’est de l’union des travailleurs dans la lutte pour satisfaire leurs revendications.
L’enfumage des opérations sur la fiscalité pour répondre aux mouvements des « gilets jaunes » n’a pas eu l’effet escompté, les salaires sont toujours en berne, les pensions de retraite également, les réformes capitalistes se poursuivent aggravant sans cesse les conditions de vie de la population.

    Le mécontentement profond persiste et dure, ce qui inquiète le patronat et ses serviteurs. Les luttes sociales sont nombreuses notamment dans la santé et s’inscrivent dans la durée, mais elles doivent s’étendre et se renforcer pour imposer les revendications, car dans tous les secteurs les attaques sont sans précédent.
Après la casse de la retraite solidaire prévue, la suppression massive d’emplois dans la fonction publique, le pouvoir annonce de nouvelles « économies » de 3,5 milliards d’euros pour boucler le budget de l’État. Les allocations sociales sont visées car elles « coûtent un poignon de dingue » selon Macron, il faut donc faire le ménage dans les aides dont bénéficient les personnes en difficulté.
    La privatisation des services se poursuit, les bureaux de tabac se voient attribuer la collecte des impôts, le paiement généralisé des amendes, bientôt l’achat de billets SNCF, le paiement des factures d’hôpitaux, les prestations de La Poste, tout cela au nom de « l’efficacité » est de la « souplesse » pour masquer la suppression insidieuse des emplois de fonctionnaires.
On se souvient de la suppression du service des cartes grises dans les sous-préfectures attribué aujourd’hui à des organismes privés qui font payer la délivrance de la carte.
La marche forcée de la privatisation des services a des conséquences considérables pour les familles notamment les plus pauvres. Les restrictions imposées aux chômeurs, l’accès à la santé plus difficile, la privatisation à petites touches du logement social, le coût des transports, la baisse des allocations sociales, aggravent les conditions de vie.
La privatisation des entreprises publiques comme La Poste (le timbre-poste a augmenté de 100 % depuis la privatisation), EDF, GDF, la SNCF accentue encore les difficultés à subvenir aux besoins les plus élémentaires.
    Dans le même temps, l’industrie continue à être démantelée. Air France annonce l’achat de 60 Airbus A220 mais ils seront fabriqués… au Canada, l’usine de boîte de vitesse de Blanquefort est définitivement fermée, Whirlpool, Alstom etc. L’histoire se répète, rien ne changera tant que les multinationales seront aux commandes, les pouvoirs en place ont toujours accompagné les décisions qu’elles prennent.
Cela ne sont pas les solutions diverses, les « propositions » politiques ou syndicales actuelles qui vont stopper la course au profit capitaliste.
    Il n’y a que la lutte à partir de l’entreprise, la lutte convergente des travailleurs, pour empêcher les multinationales de nuire, la lutte pour développer une industrie répondant aux besoins du peuple.
Rien ne changera tant que le capital, ses exécutants et ses soutiens seront aux commandes.
    Nous voulons en finir avec cette société dominée par le profit capitaliste, nous luttons pour une société au service du peuple, engagez-vous avec nous dans cette voie.

Bimestriel N°131

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