Gantry 5

 

Par la lutte politique, dégageons-les.

     Jour après jour les annonces du patronat et du pouvoir à son service aggravent sans cesse les conditions de vie des travailleurs et du peuple.
Les restructurations industrielles se poursuivent à grands coups de licenciements, de fermetures de sites.
C’est au tour des papeteries dont la casse est programmée depuis des années. 21 sites ont été fermés en 10 ans au prétexte de la progression du numérique au détriment du papier. Aujourd’hui c’est Arjowiggins dont les 800 emplois vont être supprimés, et Séquana (papeterie) dont l’emploi des 900 travailleurs est menacé.
Pour faire plus de profits, les multinationales tapent plus fort, il n’y a que la lutte pour les stopper.

Tous les secteurs d’industrie sont touchés par ces restructurations sans fin. Dans la grande distribution, elles prennent une dimension jamais atteinte, tous les grands groupes commerciaux annoncent chacun leur tour des suppressions d’emplois, Auchan, Carrefour, Castorama etc.
Dans l’automobile, alors que 100 000 emplois ont été supprimés entre 2005 et 2017, de nouvelles « charrettes » sont annoncées sous prétexte de la diminution du diesel, des fusions-acquisitions sont prévues par les grands groupes comme Opel, Ford, Renault, Peugeot, on sait ce que cela veut dire…
C.Tavares, PDG du groupe Peugeot vient d’être nommé « stratège de l’année 2018 » par ses complices du CAC 40 alors qu’après la fermeture d’Aulnay, ce sont les sites d’Hérimoncourt et de Beaulieu (Doubs) qui vont fermer.
À la question d’un journaliste (les Échos du 29 mars) qui lui demande si il a l’intention de « lever le pied », Tavares répond « Mes syndicats réformistes me demandent surtout de ne pas le faire » autrement dit ce seraient les syndicats réformistes qui décideraient avec Tavares de continuer la casse sociale et économique. Cela pose la question du rôle premier du syndicalisme en France, la CGT qui n’est pas concernée par les propos Tavares s’est toujours opposée avec juste raison aux accords d’entreprise imposés par le groupe et dont les dégâts sociaux sont considérables.
Chaque semaine de nouvelles annonces sont faites, des décisions sont prises, elles vont toutes dans le même sens : exploiter encore plus vite et plus fort le travail, casser toujours plus vite et plus fort les acquis sociaux dans le seul but de faire plus de profits.
Les fonctions publiques sont clairement soumises à la loi du capital privé, le pouvoir poursuit la casse : suppressions d’emplois, emplois précarisés, salaire au mérite, temps de travail, restructuration des services, on en constate les conséquences depuis des années.
La sécurité sociale : la loi santé a été votée en 1ère lecture à l’Assemblée Nationale. La protection sociale dont le financement est gravement menacé par la suppression massive et constante des cotisations sociales, est orientée vers une santé privée car des profits considérables sont à réaliser au détriment de l’accès à la santé, de la prise en charge de la maladie, des dépenses de santé, de la retraite, de la dépendance, les fermetures d’hôpitaux, de maternités, se poursuivent dans les départements.
Les primes défiscalisées versées par les entreprises du CAC 40 à leurs salariés accentuent encore les difficultés de financement de la protection sociale et mettent en cause le salaire mensuel par le paiement au « mérite ».
Dans l’éducation nationale des fermetures de classes et d’écoles sont toujours en cours au prétexte de la diminution des élèves, les programmes scolaires sont revus pour aller dans le sens d’une éducation à l’économie capitaliste dès le plus jeune âge. La loi Blanquer organise la régression du système éducatif avec la sélection à tous les niveaux. Elle est rejetée par les enseignants qui sont à nouveau dans une grande journée d’action ce jeudi 4 avril.
Pendant ce temps les partis politiques ont engagé la lutte pour les places aux élections européennes qui sont leur seule préoccupation.
Les Républicains de L. Wauquiez, le Rassemblement de M. Le Pen, dissertent sur le barème des impôts mais ils sont au service du capital prêts en cas de besoin à la relève pour aller encore plus loin dans la mise en œuvre de ses objectifs.
La France Insoumise de Mélenchon, le PCF, les Socialistes, les Ecologistes, veulent des impôts plus justes, ils veulent des référendums, ils reprochent que la révolution écologique ne soit pas défendue mais aucun n’évoque la racine du mal de notre société, le capitalisme, ne propose de l’attaquer, encore moins de le combattre. Ils proposent d’aménager l’économie mais surtout pas de changer de société en chassant le capital, de développer une société au service du peuple géré par le peuple. Une société où le capital aura été éliminé.
Avec eux rien ne changera
Nous le réaffirmons, contre le capital, il n’y a que la lutte, la lutte de classe pour le faire reculer, la lutte politique avec persévérance, jusqu’à l’abattre pour construire une autre société au service du peuple. Dégageons ceux qui servent le capitalisme.
Nous sommes le seul parti national à proposer cette perspective. Venez le renforcer pour que cela change vraiment.

Bimestriel N°131

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