N° 1002 01/11/2026 Le 31 octobre s’est placé dans la continuité des marées humaines manifestant dans toute la France malgré les interdictions, les dispositifs répressifs inédits et les intimidations sécuritaires, plusieurs milliers de personnes défilent chaque samedi dans tout le pays. Cette offensive autoritaire ne suffira pas à stopper le mouvement. Les interdictions de manifester et de se rassembler, les couvre-feux et le déploiement exceptionnel de plus de 70 000 policiers, épaulés par le RAID, le GIGN, la BRI, les militaires de l’opération Sentinelle n’auront pas suffi à dissuader les manifestants de descendre dans la rue. Les manifestants ont envahi les rues témoignant de la détermination à faire front face à cette offensive de Macron et son gouvernement, soutenue par la droite et l’extrême droite. Les manifestants, la jeunesse revendiquent des moyens pour l’éducation, la santé, les services publics, contre la vie chère et l’austérité. Les succès de ces mobilisations constituent un revers pour le gouvernement.
Le gouvernement a dû lâcher quelques miettes aux lycéens, sa réponse est très insuffisante et complètement déconnectée des revendications. Où sont les 250 000 nouvelles places dans l’enseignement supérieur ? Où est la baisse du nombre d’élèves par classe, sans budget ? 1 milliard de prêts pour rénover les universités d’ici à 2031 ! A l’infernal 8h-18h le gouvernement propose 1h00 de pause le midi : une provocation! Parcoursup remplacé en 2028… Toutes les mesures sont programmées pour 2027, 2028, 2031 évitant de s’engager et tentant de berner le mouvement.
De l’argent il y en a
Tandis que le budget militaire, augmente de 6,5 milliards en une seule année (+11,4 %), plus l’ajout de 36 milliards en juin 2026, auquel il faut ajouter les cours de défense assurés par des militaires dans l’enseignement secondaire et le recours au service national disposant d'un budget chiffré pour 2027 à 2,3 milliards d'euros, le projet de loi de finances alloue également 267 millions d'euros d'engagements et 108 millions d'euros de crédits de paiement pour l'accueil des appelés, chair à canon, afin de défendre les intérêts de l’impérialisme français. Cet argent doit servir à vivre, soigner, former, enseigner, et non à mourir.
Au premier semestre 2026, les entreprises du CAC 40 ont enregistré un bénéfice net cumulé record de 73,3 milliards d'euros. Ce montant marque un bond spectaculaire de plus de 34 % par rapport au premier semestre de l'année 2025. Les groupes français ont versé 61 milliards d'euros de dividendes, 11,2 milliards supplémentaires de profit pour Total sur 6 mois, la France est championne d'Europe de la redistribution aux actionnaires. Les aides publiques aux entreprises en France représentent un montant total de 211 milliards d'euros par an selon un rapport du Sénat. 80 milliards d’exemption de cotisations sociales, 100 milliards par an de fraude fiscale des plus hauts revenus. Le cumul des 500 premières fortunes de France (magazine Challenges) a atteint environ 1 128 milliards d'euros, depuis l’élection de Macron en 2017 plus de 220 milliards d'euros supplémentaires entre les mains d'une poignée de personnes.
Partout, des peuples luttent, agissent.
Notre mobilisation doit se poursuivre contre le manque de moyens dans l’éducation et la santé, contre les bas salaires, les prix de l’énergie, tout en dénonçant la situation de la jeunesse, la vie chère, les guerres, la répression, les violences policières et le racisme. Toutes ces colères n’en font qu’une, contre un seul ennemi: le capitalisme. Véritable pilleur, organisant la flambée de prix du carburant et du gaz, c’est le patronat puisant dans les caisses de l’Etat et les poches des travailleurs, organisant les dettes et les intérêts partant tout droit dans les coffres forts des banques et fonds d’actions, lui le capital, menant une guerre aux travailleurs et la guerre tout court pour ses intérêts, spoliant les richesses créées par les travailleurs, imposant des privations de plus en plus insoutenables pour les peuples. La colère gronde en France, mais aussi en Belgique, Italie, Portugal, Espagne, Albanie, Inde, Argentine, Colombie, Sénégal, Tunisie… les travailleurs doivent entrer dans le mouvement par les grèves dans les entreprises, là où se trouve le cœur du système : le profit.
Partout, des peuples luttent, agissent. Nous sommes solidaires, nos luttes convergent.
Cela nous amène à la question décisive comment sortir de cette situation?
Si nous sommes d'accord que c'est le système capitaliste à son stade impérialiste lui-même la cause de tous les malheurs des travailleurs, de la jeunesse et du peuple, alors, il faut s'en débarrasser et le remplacer par une société sans exploitation du travail salarié, une société de coopération et de paix de ceux produisant les richesses c'est à dire les travailleurs: une société socialiste. Pour cela, travailleurs, jeunesse, retraités doivent s'unir et agir pour conquérir le pouvoir économique et politique de la Nation et diriger le pays dans le sens de leurs intérêts particuliers et collectifs de travailleurs.
Rendez-vous dans la rue et dans la grève le 5 novembre!
Le pouvoir tremble, la jeunesse a pris conscience de sa force collective afin de porter ses revendications. Elle témoigne également d’une volonté de changement, d’une perspective révolutionnaire.
Aujourd’hui, la question posée aux salariés et à leurs organisations n’est pas de solliciter le gouvernement pour demander l’apaisement, ni seulement de dénoncer les ravages commis par Macron et ses gouvernements successifs, mais de construire un rapport de force à la hauteur de la situation. Nous avons une urgence : faire entrer pleinement le monde du travail dans la mobilisation par la grève.
Pour faire plier gouvernement et patronat: grève générale et offensive, reconductible et illimitée, nationale et interprofessionnelle afin de faire échec au pouvoir, son autoritarisme rampant, ses manœuvres et ses lois sécuritaires visant à interdire toute contestation, les rassemblements, couvre feux, l’Etat d’urgence. Le budget tout entier est au service de l'économie de guerre et du patronat, le projet de loi de finance de la Sécurité sociale continue de diminuer les recettes, le gouvernement veut encore faire payer les travailleurs et les travailleuses, les retraité.es, et les malades, plutôt que les grandes entreprises et les ultrariches.
Entrons massivement en grève le 5 novembre et tous ensemble
faisons entendre la voix des travailleurs et de la jeunesse




