N° 999 15/10/2026 450 000 le 6 octobre, 480 000 manifestants partout en France le 13 octobre, la jeunesse frappe fort, le pari gouvernemental d'un affaiblissement du mouvement s’effondre. Malgré une répression brutale, avec plus de 7 000 interpellations depuis le début de la révolte lycéenne, les lock-out scolaires et universitaires, les petites miettes jetées sur le carburant et le leurre des 3 000 remplaçants, le mouvement se poursuit et s’étend à d’autres secteurs. Le gouvernement et ses chiens de garde cherchent à imposer un récit de décrue afin de décourager la mobilisation. Il reçoit l’aide du RN tentant de décrédibiliser le mouvement. Leurs manœuvres se heurtent à la réalité: la jeunesse continue de se mobiliser massivement dans la rue. On assiste à une multiplication des blocages, d’occupations gagnant les universités et les grandes écoles, des établissements n’ayant jamais connu de blocage de leur histoire.
Au cœur des cortèges, la date du 17 octobre est dans les têtes autour de revendications claires : des moyens pour l’éducation, hausse généralisée des salaires, les conditions de travail, le service public, le rejet du budget austéritaire…. La combativité de la jeunesse contraste avec l’attentisme de l’intersyndicale, enjambant le 17 octobre, renvoyant la mobilisation aux calanques grecs. Si Sophie Binet est contrainte et forcée par la mobilisation d’appeler à « soutenir » les mobilisations du 17 octobre elle se garde d’appeler à construire le mouvement et la grève. Des fédérations comme la CGT Santé et Action sociale, la FNIC-CGT et SUD-Rail, la Confédération paysanne ont appelé clairement à converger le 17. Les directions syndicales doivent prendre leurs responsabilités afin de tracer la perspective de la grève générale et mettre le budget et ses serviteurs à la poubelle. Unifier les colères par la mobilisation de la jeunesse et du monde du travail afin de construire une riposte à la hauteur des exigences et des espoirs s’exprimant dans le pays. L’embrasement généralisé faisant la jonction de tous les secteurs mécontents du pays est une épée de Damoclès pour ce gouvernement affaibli. Il est fébrile, l’urgence est de lui faire mordre la poussière par le renforcement de la mobilisation en bas avec le mouvement ouvrier.
Le régime capitaliste est en crise, la colère est profonde, le cadre du syndicalisme de collusion éclate au grand jour et ne peut venir au secours du système capitaliste. Le mouvement ouvrier et les classes populaires peuvent ouvrir l’infini des possibles. Le moteur de l'Histoire n'est pas le développement des idées, mais les conditions matérielles et la lutte des classes affirmait Karl Marx.
Nous assistons quotidiennement à un spectacle de pantins répondant à la feuille de route du patronat avec de fausses oppositions pour nous faire avaler leurs réformes, chacun jouant sa partition avec un Parlement ne servant plus à rien. Le peuple français, sa jeunesse n’est pas seule dans la lutte contre le capital et ses chiens de garde :
En Espagne, la grève générale est en vue : Les principaux syndicats du pays (UGT et CCOO) ont officiellement appelé à une grève générale nationale le 11 novembre 2026 pour les salaires et le pouvoir d'achat. Des centaines de milliers de personnes ont défilé dans une cinquantaine de villes espagnoles. Le Premier ministre Pedro Sánchez a officiellement dissous les chambres et convoqué des élections législatives générales anticipées pour le 29 novembre 2026.
En Belgique une importante vague de manifestations et de mouvements sociaux sont portés par le front commun syndical et une forte mobilisation de la jeunesse lycéenne et étudiante, Les manifestants protestent contre la rigueur budgétaire et les mesures d'austérité socio-économiques de la coalition gouvernementale "Arizona" menée par Bart De Wever,
L'Italie, l’extrême droite de Mélonie fait face à d'importants mouvements sociaux, mêlant manifestations étudiantes, grèves sectorielles et blocages industriels à travers tout le pays, plusieurs universités et écoles ont été occupées début octobre, notamment à Turin et à Rome, pour dénoncer la précarité et les politiques gouvernementales
En Allemagne, les manifestations se multiplient à travers le pays afin de dénoncer les réformes budgétaires du gouvernement du chancelier Friedrich Merz, sous le mot d'ordre: «Dûment gagné, ton travail, ta santé, ta retraite », s'opposant fermement aux coupes budgétaires et aux réformes engagées par la coalition au pouvoir (CDU-CSU/SPD)
L’Angleterre fait face à d'importantes vagues de manifestations et de tensions sociales. Le Revolutionary Communist Party (Parti communiste révolutionnaire), organisation marxiste fondée en mai 2024 est le fer de lance de ces manifestations contre « l’impérialisme » et affichant leur soutien à la Palestine.
On le voit, partout, de la sociale démocratie, qu'elle soit de droite ou de gauche, à la droite et l’extrême droite ensemble ou séparément, tous sont au service du capital et sont contestés par les peuples subissant le joug capitaliste.
Caractéristiques communes à tous : une colère face à l'état actuel du monde et un profond désir d'agir pour le changer.
En finir avec le capitalisme et son monde d’exploitation, de misère, de famine, de guerres et de génocides, transformer le mécontentement social en soulèvement anti-capitaliste afin d’abattre le capitalisme et construire une société socialiste débarrassée de l’exploitation capitaliste. « Exigez l'impossible ! ».




