N° 953 27/11/2025 Le budget a donc été rejeté par l’Assemblée nationale, il est retourné au Sénat, il repart du texte initial du gouvernement ! Comme promis le Sénat a rétabli le calendrier de la réforme des retraites. Cette « suspension » en réalité n’était qu’un petit décalage de la réforme servant de carotte à Lecornu afin d’obtenir l’assentiment du PS à son budget austéritaire. Cela dévoile une fois de plus l’utilité du Sénat qui depuis sa création défend les intérêts du patronat. Il remplit son rôle fixé par la constitution de 58 permettant à la bourgeoisie et au capital de préserver leurs privilèges. Macron et Lecornu nous promettent une austérité historique, le Sénat est prêt à tout pour les assister dans cette tâche. Ce jeudi les débats pour une seconde lecture à l’Assemblée sont donc relancés pour un même résultat et ainsi mettre en place les scénarios les plus autoritaires afin de passer le budget. Si le 49.3 est jusqu’à présent en réserve, les ordonnances, mais également la loi spéciale peuvent être déclenchées. Quels que soient les scénarios, une chose est sûre : de ce cirque institutionnel il ne peut sortir que des attaques contre les classes populaires.
Il est urgent que les travailleurs prennent en main la situation face à la passivité des directions syndicales renonçant complètement à lutter contre l’austérité, comme la CFDT, ou se limitant à des journées isolées pour « faire pression » sur les parlementaires, la seule voie mettant un coup d’arrêt aux politiques d’austérité du gouvernement passe par le rapport de force et la mise en place d’un plan de bataille à la hauteur des attaques anti-ouvrières et contre un patronat voulant voir sa feuille de route adoptés. C’est uniquement par la grève et la rue qu’il sera possible de balayer l’austérité. Patrons, généraux, ministres, éditorialistes, économistes, politiciens : tous et toutes sont prêts à nous sacrifier sur l’hôtel de l’austérité et de la guerre pour du sang et des larmes.
Le Chef d’État Major des Armées disait qu’il voulait « pouvoir mobiliser de la masse » il vient de demander à la population d’accepter de « perdre ses enfants ». Macron tient sa promesse de juillet dernier, celui-ci avait parlé « d’acceptation du sacrifice, jusqu’au sacrifice ultime », Il avait dit vouloir « donner à la jeunesse un nouveau cadre pour servir, selon d’autres modalités, au sein de nos armées » pour lui « offrir un débouché à cette formidable envie d’engagement ». Ce jeudi 26 novembre Macron est en Isère sur un site de l’armée et « propose aux jeunes français âgés de 18 ans un service militaire basé sur le volontariat » dès 2026. Ce plan prévoit de payer 800€ par mois les jeunes recrues, pendant une durée de 10 mois. L’objectif étant d’embaucher 50.000 réservistes supplémentaires. Cela va coûter 2,5 milliards d’euros d’argent public. Nous le répétons encore, l’argent est illimité concernant l’armée et la police. Catherine Vautrin ministre des armées a confirmé: « des économies forcées sur les autres ministères se traduisant par des redéploiements » de l’argent prélevé à la Santé, l’Éducation ou aux minima sociaux pour l’injecter directement dans la machine militaire et répressive. Médias et politiciens organisent le service après-vente de Macron et du gouvernement : Raphaël Glucksmann (PS) réclame tout simplement « d’aller plus loin » avec « un service obligatoire » afin d’ « assurer la cohésion de la Nation », même discours au RN parlant « d’un projet collectif, vecteur de patriotisme et de valeur »… Anatole France au sortir de la Grande Guerre écrivait « On croit mourir pour la Patrie on meurt pour des industriels». L’objectif du gouvernement est de maintenir le pays sous tension avec une justification toute prête répétant à longueur d’écrits et d’antennes que la Russie attaquerait en 2030, de source sûre 2028 !… Un discours bien formaté dans le but d’affaiblir encore nos droits et libertés, collectifs et individuels, obtenir la paix sociale…Nombre croissant de syndicalistes combatifs sont traînés devant la justice, les universités restreignent les droits démocratiques, L’urgence c’est la mobilisation massivement contre l’actuelle offensive austéritaire et militariste. Ne tolérons plus la moindre interdiction de manifester, la moindre répression de militants syndicaux ou propalestiniens !
Partout organisons-nous, préparons-nous à #ToutBloquer pour #ToutGagner !
Le 2 décembre : contre le budget antisocial, pour l’augmentation générale des salaires. Pas un sou, pas une vie pour leur guerre.
Tous et toutes en grève le 2 décembre.Engageons une offensive générale de la classe ouvrière contre toute la politique réactionnaire du gouvernement et de ses complices.




