Gantry 5

 

Macron et son gouvernement répondent par la violence.

Macron est le représentant du capital, il est à son entier service. Il impose ses «réformes» par une pratique autoritaire, autocratique du pouvoir, en imposant par ordonnances. Il a un mépris de classe pour les citoyens, les élus locaux et les corps intermédiaires. C’est la politique qu’il impose qui génère une violence au quotidien pour des millions de personnes. Le pouvoir capitaliste organise une société où la situation du peuple régresse (20% des français se sont appauvris depuis l’arrivée de Macron) pendant que la grande bourgeoisie s’enrichit de plus en plus.

Macron dans ses vœux 2019 et sa lettre aux français, affirme sa volonté de persister dans la voie qu'il a choisi au service du grand patronat. Il va continuer à bafouer encore plus les libertés fondamentales. Il est déterminé à poursuivre sa politique. Macron a fait le choix de la répression policière et judiciaire, avec son lot de violences et d'arrestations préventives et arbitraires contre les manifestants et les syndicalistes.
Les médias, propriétés des milliardaires qui l'ont mis au pouvoir, sont à son service, font silence et ignorent les mouvements sociaux. Plus que jamais, ils jouent le rôle de «chiens de garde» de l'ordre établi, elles appuient et avalisent l'emploi de la force par l'État et appellent à davantage de répression.
Lui et son gouvernement utilisent la violence avec la volonté d'intimider pour faire cesser les luttes des travailleurs(ses) pour leur pouvoir d'achat, l’emploi.. Le 8 décembre, 1700 personnes ont été arrêtées et 624 ont été blessées, 2000 blessés, 246 signalements de violences policières, 45 plaintes auprès de l'IGPN. Les jeunes ne sont pas épargnés par la répression, malmenés et humiliés par des policiers.
Le premier ministre vient d'annoncer le projet gouvernemental d’une loi extraordinaire pour réprimer les manifestations en fichant en masse les français et en infligeant des sanctions financières contre les manifestations, il veut limiter radicalement le droit de manifester. Fouilles, palpations, fichier alimenté par des interdictions administratives de manifester. La France est épinglée pour ces atteintes aux libertés publiques. Le dernier rapport d'Amnesty International tire la sonnette d'alarme sur l'état d'urgence et ses dérives, idem pour l'Unicef sur le fichage des mineurs isolés et nombre d'associations en France pour les atteintes aux libertés individuelles ou collectives.
Le gouvernement poursuit la désagrégation des libertés individuelles et collectives mise à l'œuvre par les gouvernements précédents:

  • avec Sarkozy
    Souvenons-nous des arrestations de 2200 jeunes. Il y a eu des condamnations avec sursis et à de la prison ferme, à des contrôles judiciaires comme pour des criminels, à des pointages réguliers à la police, à des interdictions de manifester... etc.
    Sarkozy a accentué la centralisation de la police entre les mains du pouvoir pour que la contestation puisse être rapidement assimilée au terrorisme… En septembre 2008, création d’une direction du renseignement intérieur (DRI) elle a en charge la lutte antiterroriste et la surveillance des grands mouvements de contestation sous la responsabilité directe du gouvernement.
  • avec Hollande
    Le nombre de mesures va être particulièrement important avec la promulgation de l’état d’urgence, avec 2000 perquisitions en novembre 2016, 450 assignations à résidence, vingt-et-une interdictions de manifester ont été prises… Fin novembre 2017, le Syndicat de la magistrature estime que: "la lutte contre le terrorisme est détournée: les interdictions de manifestations, perquisitions et assignations à domicile visent jusqu'aux militants".
    L’ordre capitaliste règne et pour défendre son pouvoir et ses privilèges il entretient un nombre de policiers, de gendarmes, d’espions, de militaires, de juges... absolument nécessaires aux intérêts de la classe dominante.
  • Macron continue le travail
    Fin octobre 2017, l’Assemblée nationale a fait entrer dans le droit commun l’état d’urgence.
    « Dans une France sous état d’urgence, le droit de manifester pacifiquement semble être de plus en plus perçu par les autorités comme une menace», indique un rapport d'Amnesty international. Depuis un an et demi, les autorités ont utilisé à 639 reprises les pouvoirs d’urgence pour empêcher des militants de participer à des rassemblements publics, dont 574 dans le cadre de la loi sur le travail. Quand les opprimés commencent à se lever contre leurs oppresseurs, l’État révèle sa vraie nature.

La grande question soulevée est de mobiliser plus largement les travailleurs, de développer l’action convergente, coordonnée, de plus en plus large de tous celles et ceux qui subissent les conséquences de cette politique, pour faire reculer Macron, imposer les revendications, pour les libertés démocratiques. C’est cette lutte là qu’il est urgent de développer. Il faut stopper la casse des acquis sociaux entreprise par Macron.
Il est nécessaire aussi de se mobiliser et d’organiser la force des travailleurs pour la transformation de la société, en posant clairement la seule alternative qui vaille: abattre le capital et construire une autre société, socialiste.
Mesurons que sans une remise en cause fondamentale du système lui-même, le pouvoir continuera. Il a toujours agit ainsi. La question politique est posée: arracher le pouvoir à la classe dominante pour que les revendications, les aspirations à une vie meilleure trouvent enfin une solution durable.
L’enjeu politique aujourd’hui comme hier est bien un changement fondamental de la société, débarrassée du capitalisme.

Bimestriel N°131

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