Gantry 5

 

N° 923 30/04/2025  Bien sûr, il y a une guerre impérialiste en Ukraine, qui ne sert que les intérêts des capitalistes.
Bien sûr, même si les nazis nostalgiques de Bandera sont légion autour de Zelinsky, Poutine n’est pas franchement qualifié pour être celui qui représente l’URSS.
Mais il est insupportable que les héritiers de ceux qui n’ont jamais dénazifié qui gouvernent l’Allemagne décident que l’URSS ne sera pas présente aux commémorations des 8 et 9 mai 1945.
Il est insupportable que les héritiers des fascistes baltes et estoniens, les nostalgiques de Pilsudski et des colonels polonais puissent décider aujourd’hui qui peut commémorer la victoire sur le nazisme.
Le refus de la présence aux cérémonies du 9 mai à Moscou et la mise sur pied d’un ridicule contre-feu à Kiev, à quelques mètres de l’avenue Bandera, est une inversion du réel, un récit mensonger qui ne se cache même plus.
Après la victoire, le maréchal Joukov a eu ces mots, parlant des impérialistes de l’ouest : « Nous les avons débarrassés du nazisme, ils ne nous le pardonneront jamais ! ».
Aujourd’hui, les célébrations organisées par les puissances impérialistes de l’UE et les dirigeants ultra réactionnaires d’Europe de l’Est n’ont rien à voir avec une célébration de la victoire sur le nazisme. Au contraire, à grand renfort de réécriture de l’Histoire, ces célébrations fêtent en réalité la disparition du premier État socialiste.
Rétablissons la vérité. C’est bien l’URSS qui a vaincu le nazisme et ceux que représentent les KajaKallas[1] en Estonie, les Donald Tusk[2] en Pologne, les Friedrich Merz[3] et AnnalenaBaerbock[4] en Allemagne et tous les autres, de « gauche » ou de « droite », en Roumanie, en Lettonie, en France, au Royaume Uni et ailleurs étaient dans l’autre camp.
Le jour du début de l'opération Barba Rossa visant à détruire l'URSS, le 21 juin 1941, Hitler a écrit à Mussolini : « Ce jour est le plus important de ma vie ! ».
Durant les années 1941 à 1945, le front germano-soviétique fixait les forces principales de la Wehrmacht. Ainsi, du 22 juin 1941 au début de 1944, de 153 à 201 divisions allemandes, les plus aptes au combat, opéraient à l'Est. Durant la même période, de 2 à 19,5 divisions allemandes étaient opposées aux troupes anglaises et américaines. En mai 1942, le président Roosevelt télégraphiait au général Mac Arthur : « Du point de vue de la stratégie générale, un seul fait est clair : les Russes tuent plus de soldats ennemis et détruisent une plus grande quantité de ses armements et de son matériel que l'ensemble des vingt-cinq autres nations. ».
L'ouverture du second front en Europe occidentale apporta, bien entendu, des changements dans le nombre de divisions allemandes engagées sur les fronts européens, à l'Est et à l'Ouest. Mais cela n'enlevait rien à l'importance primordiale du Front de l’Est. L’URSS a subi les plus grands massacres de la guerre, avec notamment le rôle des Einstazgruppen, ces commandos de l’armée allemande chargés de liquider des civils. Au total, 27 millions de morts soviétiques ont permis que nous ne soyons plus sous occupation allemande. La Résistance française a pris sa part, les soldats US et britanniques aussi, mais l’essentiel a été fait par l’Armée Rouge.
Le symbole du drapeau rouge soviétique hissé au sommet du Reichstag par les sergents Mikhaïl Egorov et MelitonKantaria[5] est toujours celui de la victoire sur la bête immonde. Il est donc totalement juste que les cérémonies du 9 mai, rendant hommage à cette fantastique et courageuse armée, aient lieu à Moscou.
Ne pas aller à Moscou, ce n’est pas embêter Poutine, c’est choisir Hitler contre Staline, l’Allemagne nazie contre l’Union soviétique.
Ceux qui se hérissent contre cette cérémonie sont les mêmes qui détruisent tous les monuments à la gloire de l’Armée rouge, les souvenirs de la victoire, ou les monuments soviétiques civils, les souvenirs du socialisme. Leur but est simple, tout enterrer, tout faire oublier après avoir tout déformé dans un récit ubuesque de l’Histoire.
Le Parti Révolutionnaire Communistes salue les millions de Soviétiques morts pour la liberté du monde et condamne les piteuses manœuvre de toutes celles et tous ceux qui préfèrent dédouaner les nazis plutôt que de célébrer leur défaite.
[1] Politicienne fascisante, ancienne premier ministre d’Estonie et actuelle responsable de la diplomatie de l’UE.
[2] Premier ministre « libéral » de Pologne, férocement anticommuniste.
[3] Actuel chancelier d’Allemagne, issu de la CDU, pangermaniste convaincu qui œuvre au réarmement de son pays.
[4] Ancienne ministre des Affaires étrangères allemande, petite-fille d’un nazi, anticommuniste et prosioniste notoire.
[5] Deux sergents de l’Armée rouge, le premier russe et le second géorgien, immortalisés avec leur drapeau au sommet du Reichstag, le Parlement allemand, par le photographe Evgueni Khaldei.
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