Gantry 5

 

Pour changer de société : la lutte révolutionnaire.

Les annonces du gouvernement se suivent et se ressemblent. Toutes les décisions prises visent à exploiter davantage et de plus en plus vite le travail pour développer toujours plus le profit capitaliste.
Le mécontentement est profond, nous le soulignions régulièrement. Mais le mécontentement ne suffit pas à changer de politique, il faut que son expression se traduise en lutte, déterminée et permanente pour chasser ceux qui détiennent le pouvoir : les multinationales et les gouvernements serviteurs.

L’austérité est de plus en plus durement ressentie par une partie de plus en plus grande du peuple au rythme des coups qui lui sont portés.
Les salaires sont bloqués dans tous les secteurs, les pensions, les allocations sociales également.
Le pouvoir d’achat est en baisse constante et atteint toutes les catégories sociales, l’inflation, l’augmentation des prix de l’alimentation, des loyers, de toute l’énergie rend la vie de plus en plus difficile.
Face à cela, qui s’oppose à cette politique ?
Les partis politiques préparent les recompositions politiques en vue des prochaines échéances électorales. Seul notre parti appelle à la lutte contre le capitalisme et pour stopper Macron.
Il y a des luttes nombreuses dans les entreprises mais aucune riposte d’envergure n’est annoncée par les centrales syndicales pour stopper la politique de Macron.
La hausse du prix des carburants ajoutée aux autres attaques contre le pouvoir d’achat, provoque une colère légitime que certains veulent récupérer pour la détourner des vraies causes et la mener dans une impasse. Les partis de droite et d’extrême droite sont à la manœuvre. Avec l’aide des patrons, ils organisent un mouvement national visant à bloquer les routes le 17 novembre prochain, mouvement dirigé disent-ils contre l’augmentation de l’essence et du gasoil. Il faut remarquer la publicité médiatique dont bénéficie cette initiative contrairement aux luttes sociales actuelles.
Rien n’est dit sur le blocage des salaires, sur les coups portés contre les travailleurs dans tous les secteurs.
Rien n’est dit sur les profits les multinationales de l’énergie, comme si l’explosion phénoménale des leurs était normale, sans aucune conséquence sur la situation actuelle.
Il faut d’ailleurs remarquer qu’aucun parti politique, ni aucune centrale syndicale aborde le sujet.
Et pourtant :

  • Total (pétrole et gaz) est la plus grosse entreprise du CAC 40. La multinationale a réalisé au dernier trimestre 2017: 6 milliards de profits soit plus 25 % sur le trimestre précédent pour un résultat net de 3 milliards (1 milliard par mois).
    Le chiffre d’affaires consolidé de la multinationale atteint 171,5 milliards (plus 14 %) en 2017 et possède 33 milliards de trésorerie.
    Total vient d’absorber Direct Energie, concurrent d’EDF, dans la fourniture de gaz et d’électricité.
  • Bolloré (transports énergie) réalise un chiffre d’affaires en augmentation de 8,49 % entre 2016 et 2017.
  • EDF a déclaré un profit brut de 13,7 milliards et un résultat net de 3,17 milliards pour un chiffre d’affaires de 69,6 milliards.
  • Engie (électricité-gaz) déclare 9,3 milliards de profits, un résultat net de 2,6 milliards pour un chiffre d’affaires de 65 milliards.

On pourrait ainsi allonger la liste de tous les producteurs, fournisseurs, transporteurs d’énergie dont les profits ont tous explosé.
Depuis la privatisation d’EDF et de GDF, les prix de l’énergie n’ont cessé d’augmenter, aujourd’hui l’augmentation est de l’ordre de 20 % par an, d’autant plus que les prix sont indexés sur ceux du pétrole.
L’explosion des prix de l’énergie a donc une origine dont personne ne parle et surtout pas les instigateurs du mouvement prévu le 17 novembre car ils sont d’accord avec la politique menée. L’augmentation des prix du carburant n’est qu’un prétexte pour détourner le vrai débat et diriger le mécontentement sur une nouvelle impasse.
Tant que le capital dirigera les affaires, rien ne changera, engager la lutte politique pour supprimer tout cela, est le seul chemin à suivre.
Notre prochain congrès abordera ces questions déterminantes pour changer de société, imposer une société débarrassée du capital, au service du peuple, dirigé par le peuple.

Bimestriel N°131

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