761-24/03/2022 La conférence de presse, du candidat Macron s’inscrit dans la ligne de son mandat : être au service des multinationales. Il veut « rester au pouvoir cinq ans de plus pour achever le travail » : diminuer les impôts, réduire la protection sociale, faire des cadeaux aux entreprises et aux plus aisés.
Son projet de société : le capitalisme. C’est moins de protection des accidents de la vie, travailler plus, renforcer les plus puissants dans leur concurrence impérialiste.
*Après la réduction de l’imposition sur la fortune et le plafonnement des taxes sur les revenus du capital. Il poursuit avec une fiscalité qui va encore profiter aux plus aisés sur l’héritage 150 000 euros en franchise d’impôt par enfant, au lieu de 100 000 euros aujourd’hui, la moitié de la population hérite de moins de 70 000 euros.
*Pour les entreprises, la suppression de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises), après 50 milliards d’euros d’exonération de recettes fiscales lors du premier quinquennat, il ajoute 15 milliards de réduction supplémentaire.
*Suppression de la redevance télé sans dire comment l’audiovisuel public sera financé
*Pas un mot sur le relèvement du point d’indice des fonctionnaires, il a seulement dit que tous les fonctionnaires n’en bénéficieraient pas.
Il veut aller beaucoup plus loin dans la casse de la protection sociale.
* Réforme des retraites « nous vivons plus longtemps nous devons travailler plus longtemps » avec cette fois un report de l’âge légal minimal de départ à 65 ans (le texte serait soumis au Parlement dès cet été). L’argument de l’équilibre financier ne tient pas : sur les douze scénarios de moyen et long terme du Conseil d’orientation des retraites (COR), neuf prévoient un système en excédent et pour les trois autres, un déficit maximum de 0,6 point de PIB.
*C’est reparti pour une nouvelle réforme de l’assurance chômage, toujours dans le même objectif de réduire les allocations. Les salariés qui connaissent des difficultés (pauvreté, chômage, problème à trouver du travail en vieillissant seront de moins en moins protégés.
*Les bénéficiaires du RSA devront « consacrer quinze à vingt heures par semaine pour une activité permettant d’aller vers l’insertion professionnelle » y compris des activités professionnelles « normales ».
Avec un montant du RSA actuellement à 565,34 euros pour une personne seule, et quatre-vingts heures environ à donner par mois, la mesure pourrait offrir 1,9 million de travailleurs au taux horaire de 7 euros net, Comme pour le « contrat d’engagement jeune » (CEJ),
Emmanuel Macron entend, en cas de deuxième mandat, poursuivre la hausse du budget des armées « pour gagner en adaptabilité et flexibilité ».
*Généralisation du service national universel (SNU), mis en place depuis 2019, pour un service civique qui devient une main d’œuvre gratuite pour le secteur associatif, les collectivités locales…
*La mise en place de « forces d’action républicaine », composées de personnel de sécurité, de magistrats et d’équipes éducatives, pour intervenir lorsque des situations d’insécurité apparaissent dans « les quartiers » !
- Création de 200 brigades de gendarmerie, le doublement du nombre de réservistes de la police et de la gendarmerie.
Toutes ces mesures expriment cette grande crainte du pouvoir et du patronat : la lutte et le mécontentement actuel qui grandit. Ils se dotent de capacités de répression pour réprimer les mouvements sociaux, les manifestations. Ils craignent pardessus tout la lutte du peuple et le capital est déterminé à faire passer sa politique pour toujours plus de profit.
Si l’année 2021 a été marquée par la crise sanitaire, les profits des sociétés du CAC 40 ensemble cumulent près de 160 milliards de bénéfices rapportent Les Echos, il s’agit d’un record de profit son précédent. Les actionnaires en 2021 ont empoché 70 milliards de dividendes marquant un nouveau record.
Des profits monstres à comparer avec la situation des salariés dont les fiches de payes restent inchangées alors qu’ils subissent la hausse brutale des prix du carburant, du gaz, de l’alimentation…
C’est la préoccupation majeure à laquelle est confrontée la majorité de la population. Assurer le minimum nécessaire, boucler les fins de mois, se loger sont les préoccupations des plus modestes. Face à cela, les différentes mesures adoptées par le gouvernement pour pallier l’inflation sont dérisoires : la mesure cosmétique du chèque “inflation” de 100 euros ou encore la récente remise carburant de quinze centimes par litre, sont largement insuffisantes et évitent systématiquement d’aborder la question de l’augmentation des salaires. Le gouvernement se permet même de demander à la population de « faire des efforts ».
Dans le même temps, des multinationales comme TotalEnergies ont engrangé leur profit le plus élevé depuis quinze ans avec 16 milliards réalisés pour 2021, grâce à l’augmentation du prix de l’énergie et de l’exploitation de ressources et des salariés.
Tout est fait pour que le prix de la force de travail soit maintenu le plus bas possible pour engranger le maximum de profits. Alors que les prix ne cessent d’augmenter, seule la lutte permettra d’imposer des augmentations de salaires, comme l’ont fait les salariés de Leroy Merlin, de Sephora, de Thalès, Airbus. Les luttes se développent contre les suppressions d’emplois, pour les salaires grève le 25 mars à la RATP, les conditions de travail, la défense des acquis, pour les salaires et la défense du Service Public le 31 mars, les manifestations du personnel de santé continuent, personnel médicaux sociaux…
Pour stopper Macron et le capital il faut élargir encore plus la mobilisation, lutter tous ensemble, les salariés, la jeunesse, les chômeurs, les retraités, les faire converger. La lutte, sans relâche contre l’exploitation, l’oppression, stopper les attaques du pouvoir dictées par le capital pour imposer des avancées est indispensable.
Le capitalisme et sa recherche de profit en permanence impose le plus possible partout, par tous les moyens l’exploitation, il propage la pauvreté, fait des guerres impérialistes.
On ne peut pas changer de politique sans s’attaquer fondamentalement au capitalisme. Aucun des candidats à l’élection présidentielle ne s’attaque au système d’exploitation capitaliste. LREM, LR et le RN sont au service du capitalisme; le PS, EEEV, LFI, Le PCF, parlent du partage des richesses alors que la pandémie nous confirme que le capital ne lâche rien sauf quand il y est contraint par les luttes, son seul objectif c’est d’accroître ses profits. Ces partis créent des illusions démobilisatrices. Aucun n’identifie le capitalisme comme étant la cause unique des difficultés et par conséquent aucun ne propose de mener la lutte politique pour construire une autre société débarrassée du capitalisme.
Une autre politique est possible à condition de s’attaquer au capitalisme, de lutter avec persévérance jusqu’à l’abattre, changer de société pour permettre un développement économique et social au service du peuple. Construire le socialisme, une société au service du peuple. Dites-le, le 10 avril en mettant un bulletin du Parti Révolutionnaire Communistes dans les urnes.




