Gantry 5

 

760-10/03/2022 C’est sans surprise que Macron est candidat à sa propre réélection. Il a un bilan, pendant cinq ans il a été le président du capital. Il commence à esquisser ce que seraient les grandes lignes d’un prochain éventuel quinquennat.

Il s’est contenté dans le domaine économique d’énoncer quelques axes très généraux, mais la ligne reste la même : continuer à mettre en œuvre la feuille de route du MEDEF
Les premières priorités sont clairement affichées : « il nous faudra donc travailler plus et poursuivre la baisse des impôts pesant sur le travail et la production ». Le Medef et l’ensemble des représentants patronaux applaudissent, ils les réclament haut et fort.
Pas question d’une baisse du temps de travail, il faut travailler plus chaque semaine et tout au long de la vie. Macron ambitionne de prolonger la durée de vie au travail à 65 ans ! «Puisqu’on vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps », répète-t-il en substance depuis des mois. Sa lettre aux Françaises et aux Français publiée dans la presse régionale ajoute une autre justification : « Il n’y a pas d’indépendance sans force économique. Il nous faudra donc travailler plus et poursuivre la baisse des impôts pesant sur le travail et la production ».
L’âge de départ de nombreux travailleurs dépasse déjà largement les 60 ans (départ à 62,8 ans en moyenne pour le régime général) afin de toucher une pension à taux plein, Tous les candidats du capital de Macron à Zemmour en passant par le Pen et Pécresse sont pour retarder l'âge de départ à la retraite. Les candidats qui se réclament de la gauche oscillent entre le statu quo à 62 ans et un retour à 60 ans, mais se gardent bien de dire qu'il faut pour cela s'attaquer à la politique du capital.
Notre Parti fixe l’âge du départ à la retraite à 60 ans avec 37 annuités 1/2 de cotisations, à 53 et 55 ans pour les travaux pénibles et dangereux.
L’espérance de vie a plutôt tendance à stagner, 85,4 ans pour les femmes, 79,3 ans pour les hommes. Les différentes études montrent que "travailler plus longtemps" grignote la durée moyenne passée à la retraite En 2009, celles et ceux qui sont partis à 60 ans pouvaient espérer passer 26,3 ans en retraite, le report de l’âge à 62 ans, décidé en 2011, la durée de vie moyenne à la retraite s’est raccourcie d’un an et deux mois (25,1 ans).
L’espérance de vie est en effet très inégalement répartie. Sur la période 2012-2016, treize années séparent les 5 % d’hommes les plus pauvres des 5 % les plus aisés.
A 65 ans, beaucoup de salariés ne sont déjà plus en emploi avant d’ouvrir leurs droits à la retraite, les plus de 55 ans sont jetés des entreprises, comme en témoigne la dernière enquête Pôle emploi/Apec sur le sujet. 51 % des demandeurs d’emploi de cette tranche d’âge sont inscrits sur les listes de Pole emploi depuis plus de deux ans. Quant à leurs finances, 21 % des non-cadres de plus de 55 ans perçoivent le RSA (9 % des cadres).
Emmanuel Macron défend un projet de société bien précis, celui du capitalisme.
*Il est clair : moins de cotisations pour moins de protection sociale, il n’y a plus grand-chose à gratter en cotisations au niveau du Smic, les revendications patronales portent désormais sur des niveaux d’allègement de cotisations allant jusqu’à 3,5 Smic, 4, voire 4,5 Smic, ce qui correspond à peu près à 95 % des salariés.
*Moins d’impôts de production : la France est parmi les pays offrant le plus de subventions à la production, ce qui n’empêche pas beaucoup de grandes entreprises de produire à l’étranger.
*Lutter contre les inégalités en augmentant les salaires, les pensions, les minima-sociaux… Il n’en est pas question.
*Lorsque Macron aborde la question de l’éducation aucune mesure de lutte contre les inégalités n'est envisagée mais il livre l’éducation au patronat, tout comme il veut liquider le service public audiovisuel au privé en supprimant la taxe de l’audiovisuel.
Mettre en échec cette politique par la mobilisation sociale, faire reculer le capital et ses serviteurs dès maintenant et imposer d’autres choix sont des impératifs immédiats.
Il faut lutter quotidiennement, sans relâche contre l’exploitation pour stopper les attaques du pouvoir dictées par le capital pour imposer des avancées. C’est tous ensemble dans une lutte convergente que nous devons combattre !
La flambée des prix de l’électricité, du gaz, de l’essence et d’autres biens de première nécessité frappe la masse des salariés et de la population. Les luttes sociales se développent sur les salaires, cette question est au cœur de la lutte des classes. Les grèves longues et dures pour des augmentations de salaire sont de plus en plus nombreuses, beaucoup sont gagnantes et permettent d’obtenir des augmentations de salaire de 300, 400, 500 €. Cette vague de grèves va se poursuivre et s’amplifier, dans les semaines à venir.
     *Grèves et manifestations interprofessionnelles le jeudi 17 mars l’appel de la CGT, Solidaires, FSU, Organisations de la jeunesse…l’UNSA, la CGC,
     * le 24 mars pour les retraites,
     *31 mars pour le service public…
C’est avec la lutte économique, sociale et politique de toutes celles et ceux qui subissent la politique actuelle que l’on pourra faire reculer le capitalisme. Dès maintenant, les moyens existent pour imposer d’autres choix au service du peuple.
La présidentielle ne changera rien au capitalisme, ce système ne peut être encadré, réformé ou régulé, il faut le renverser. Les ravages du capitalisme, l’aggravation de la situation économique, sociale, internationale avec la guerre pèsent de plus en plus lourd sur tous les aspects de la vie nationale.
La question d’en finir avec le capitalisme est posée. Il faut lutter pour le balayer, le détruire, arracher aux multinationales capitalistes les richesses qu’elles s’accaparent, richesses créées par les travailleurs; nationaliser et renationaliser les secteurs monopolistes, les mettre au service des salariés et du pays, tout particulièrement les transports, l'énergie, l’industrie chimique et pharmaceutique, les communications, la santé, les sociétés financières et les banques...
Mener la lutte politique pour abattre le capitalisme: construire le socialisme !
C’est la perspective que porte notre Parti Révolutionnaire COMMUNISTES. Nous vous invitons à rejoindre ce combat.
Notre parti vous propose de mettre dans l’urne notre bulletin de vote pour exprimer votre exigence de changement fondamental de politique (vous trouverez ce bulletin sur notre site).

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