747-24/02/2022 Le capital domine tout, les multinationales décident, le pouvoir doit appliquer. Le Medef a continuellement donné sa feuille de route à Macron et son gouvernement, il poursuit également pour le prochain quinquennat.
Les capitalistes sont les réels dirigeants du pays et préparent déjà la relève. Leurs objectifs : c’est d’accroître toujours plus les profits en se donnant plus de liberté pour l’exploitation maximum des salariés. C’est ainsi que les candidats à l’élection présidentielle ont répondu cette semaine à l’invitation du Medef qui affiche ses revendications. Les représentants des patrons se mobilisent en masse et de manière active, pour faire entendre leur voix. Du Medef à l’Institut de l’entreprise, en passant par Croissance Plus, la CPME ou l’UIMM, tous rivalisent de propositions, ou plutôt ordonne explicitement leur desiderata(1) au futur dirigeant (e) de la France.
Si la pression des patrons ne cesse de grimper, la Cour des comptes y va aussi de son couplet sur la nécessité d'un "effort sans précédent" dans les prochaines années pour maîtriser les dépenses publiques et redresser les comptes de la France. La dette publique devrait s'accroître de 560 milliards d'euros entre la fin 2019 et la fin 2022, pesant ainsi environ 113% du PIB. Le premier président de la Cour, le socialiste, Pierre Moscovici insiste sur : « des efforts sans précédent de maîtrise de nos dépenses" pour redresser les comptes de la France..
Pour la Cour des comptes il faut faire : "près de 9 milliards d'euros d'économies supplémentaires chaque année". Atteindre un tel objectif imposera donc des réformes, en priorité sur le système de retraite, l’assurance maladie, la politique de l’emploi, les minimas sociaux et la politique du logement : donc faire payer les plus modestes.
Elle presse donc le prochain chef de L’État de mettre tout son poids politique pour viser un retour du déficit public à moins de 3 % à l'horizon 2027. Pas un mot sur le rapport sur les inégalités dans le monde, qui confirme que « la fortune des milliardaires (…) a plus augmenté en 19 mois de pandémie qu’au cours de la dernière décennie. » La croissance des inégalités s'est donc très nettement accélérée. La planète compte un nouveau milliardaire toutes les 26 heures, en moyenne. Dans le même temps, plus de 160 millions de personnes ont basculé dans la pauvreté. Entre mars 2020 et octobre 2021, la fortune des milliardaires français a augmenté de 86 %, soit la modique somme de 236 milliards d’euros. C’est près de 10 % du PIB du pays.
Si le patronat et les hommes à son service sont prolixes sur les efforts que doivent faire les salariés, ils ne disent rien sur les profits : plus de 137 milliards d'euros ! C’est le montant estimé des profits des entreprises du Cac 40 pour l'année 2021. 15 milliards pour TotalEnergies ; LVMH 12 milliards ; Stellantis 18 milliards ; 8 milliards pour BNP Paribas, Sanofi…Les travailleurs ont mille fois raison d’engager la lutte pour leurs salaires, les moyens existent!
Il faut la lutte quotidienne, sans relâche contre l’exploitation pour stopper les attaques du pouvoir dictées par le capital pour imposer des avancées. C’est tous ensemble dans une lutte convergente que nous devons combattre !
La flambée des prix de l’électricité, du gaz, de l’essence et d’autres biens de première nécessité frappe la masse des salariés. Leurs salaires réels baissent fortement. Les luttes sociales se développent sur les salaires, cette question est au cœur de la lutte des classes. Les grèves longues et dures pour des augmentations de salaire sont de plus en plus nombreuses. Chez Sephora, Décathlon, Plastic Omnium, EDF, Enedis, GRDF, RTE, Castorama, Leroy Merlin, Lapeyre, Brico-Dépôt, Dassault aviation, Cémoi, Merlin Gérin, Kronenbourg, BioMérieux, Dassault, Safran, Hutchinson, Lustucru, à la RATP, Tipiak, Renault , PSA, Lafarge,
Thermal Céramics…et ailleurs, des travailleurs se mettent en lutte pour des augmentations de salaires. Ils ont mille fois raison.
Cette vague de grèves va se poursuivre et s’amplifier, dans les mois à venir, Grèves et manifestations interprofessionnelles le jeudi 17 mars l’appel de la CGT, Solidaires, FSU, Organisations de la jeunesse…l’UNSA, la CGC, le 24 mars pour les retraites…
Le secrétaire général de l’Unsa s’inquiète : les salaires et le pouvoir d'achat ne sont « pas un sujet conjoncturel, mais profond, et vécu comme une injustice qui n'a que trop duré ». « Je crains qu'il puisse amener à une crise sociale difficile à maîtriser », a encore mis en garde le syndicaliste, évoquant une « exigence qui peut devenir une colère sourde, froide et explosive».
Tous les candidats à l’élection présidentielle s’accordent à dire qu’il faut augmenter fortement les salaires. Valérie Pécresse veut plus 10 % sur les salaires de moins de 3 000 euros, tout comme Marine Le Pen. Quant à Eric Zemmour, il dit vouloir augmenter le Smic net de 105 euros par mois. Sans surprise, la gauche n’est pas en reste. Anne Hidalgo veut rehausser immédiatement le Smic de 20 %, comme Fabien Roussel, Yannick Jadot se contente, lui, de porter le Smic à 1 400 euros net, comme Jean-Luc Mélenchon, tout en dégelant le point d’indice des fonctionnaires. Mais, ils ne disent pas comment faire et à quoi s'attaquer pour y arriver. Ces discours favorables à la feuille de paye sont en réalité trompeurs. Ces promesses de hausses de salaires relèvent de la supercherie chez Eric Zemmour, Valérie Pécresse ou encore Marine Le Pen. S’ils promettent bien des hausses de salaires nets, celles-ci sont associées en réalité à des baisses de cotisations sociales afin d’en limiter l’impact pour le patronat. Sous le quinquennat d’Emmanuel Macron : la participation des employeurs au financement de la Sécurité sociale n’a cessé de diminuer au point de devenir minoritaire.
« Depuis trente ans, la baisse de la part des cotisations sociales s’explique par les exonérations de cotisations patronales mises en place depuis le début des années 1990 », indique le Rapport d'évaluation des politiques de sécurité sociale (REPSS). Parallèlement, le poids des « impôts et taxes affectés » n’a cessé de croître, au premier rang desquels la CSG, prélevée sur tous les revenus (salaire, traitement, retraite, revenus du patrimoine, etc.).
La présidentielle ne changera rien au capitalisme, ce système ne peut être encadré, réformé ou régulé, il faut le renverser, tant pour l’humanité que pour la planète. Les ravages du capitalisme, l’aggravation de la situation économique, sociale, internationale pèse de plus en plus lourd sur tous les aspects de la vie nationale.
C’est avec la lutte économique, sociale et politique de toutes celles et ceux qui subissent la politique actuelle que l’on pourra faire reculer le capitalisme et que, dès maintenant, les moyens existent pour imposer d’autres choix au service du peuple.
La question d’en finir avec le capitalisme est posée, il faut lutter pour le balayer, le détruire, arracher aux multinationales capitalistes les richesses créées par les travailleurs et qu’elles s’accaparent, de nationaliser et renationaliser au service des salariés et du pays, les secteurs monopolistes et tout particulièrement les transports, l'énergie, l’industrie chimique et pharmaceutique, les communications, la santé, les sociétés financières et les banques... Mener la lutte politique pour abattre le capitalisme: construire le socialisme !
C’est la perspective que porte Louis Daniel Gourmelen le candidat du Parti Révolutionnaire COMMUNISTES. Nous vous invitons à rejoindre ce combat.
Notre parti vous appelle à un vote de lutte. Il vous propose de mettre dans l’urne notre bulletin de vote pour exprimer votre exigence de changement fondamental de politique.
Pour soutenir la candidature du parti Révolutionnaire Communistes : Louis Daniel Gourmelen. Contact : https://www.sitecommunistes.org/index.php/aidez-nous/contact
(1) Quelques propositions du programme
*Nouvelles baisses des prélèvements obligatoires, en clair, une diminution des cotisations sociales : comme il n’y a plus grand-chose à gratter au niveau du Smic, les revendications portent désormais sur des niveaux allant jusqu’à 4,5 Smic, ce qui correspond à peu près à 95 % des salariés.
*Suppression de cotisations et donc moins de protection sociale,
*Baisse des impôts de production de 15 milliards (CPME), 30 milliards (UIMM), de 35 milliards (Medef).
*Ils réclament un budget public à l’équilibre, 120 000 fonctionnaires en moins et une limitation de l’accès au statut de fonctionnaires.
*Une diminution de la protection sociale : allocations chômage, retraites (report de l’âge de la retraite à 65 ans a minima,.
*Pas d’augmentations de salaire mais proposent d’accroître l’intéressement, sur une base individuelle et non collective. Davantage de rémunération variable, « l’actionnariat salarié devant servir à développer le sens de la prise de risque chez des employés ».
*Éducation, les patrons expriment une requête : "une prise en main du corps enseignant" avec des stages en entreprise pour être immergé dans l’entreprise de manière « généralisée et obligatoire », « régulière (tous les trois ou cinq ans) et assez longue ».
*Toujours au chapitre formation, le patronat demande que les entreprises puissent avoir leur mot à dire sur l’utilisation du CPF (compte personnel de formation) de leurs salariés (aller plus loin dans la loi de 2018).
*Lutte contre le réchauffement climatique, Le Medef enfile un costume vert : « Il s’agit de tirer aujourd’hui un trait sur notre modèle de production carboné en vigueur depuis des siècles ». Comment ? Il leur faut un crédit d’impôt… et déduire fiscalement leurs dépenses de RSE.




