756-17/02/2022 Les luttes sociales sur les salaires continuent de se développer, cette question est au cœur de la lutte des classes, elle reste la première préoccupation des français, (cf. l’article sur les salaires, hebdo 755 et l’interview de notre candidat).
La seconde préoccupation c’est l’emploi
. L’économie irait mieux ! Le Président candidat est déterminé à tirer profit de ce bluff. La publication par l’Insee des chiffres de la croissance française en 2021, « meilleure qu’espérée (+7 %) », a bien évidemment fait l’objet d’un coup de "pub" du gouvernement. Mais ce qu’il cache c’est que la France a connu une récession historique de 8 % en 2020, le niveau retrouve à peine celui-ci de 2019. Pour preuve, la production industrielle reste affaiblie, l'année 2021 n'aura pas vraiment été celle du rebond pour la production industrielle qui continue son déclin.
* En décembre, la production industrielle en France a diminué de 0,2%, après un repli de 0,5% en novembre, selon l'Insee. Certaines activités sont loin d’une reprise : les transports (-19,2 % par rapport à février 2020), la construction (-11,8 %), la métallurgie (-9,3 %) ...
* « La crise économique est en train de disparaître » s’est vanté le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, soulignant les performances enregistrées en matière d’emploi. « Le président de l’emploi, c’est Emmanuel Macron », a surenchéri la Ministre du Travail, Elisabeth Borne. On nous le martèle à grand renfort d’éditoriaux ou de tribunes libres. Il suffit de lire le nombre de manchettes qui titrent sur une « spectaculaire baisse du chômage» et n’hésitent pas à la mettre au crédit de Macron. Pas étonnant les média capitalistes ont choisi leur candidat. Mais en examinant de plus près les chiffres, la réalité est tout autre !!!
En 2021, l'Insee a compté près de 650 000 créations nettes de postes salariés en France, dans le secteur privé. L’emploi serait de "retour à la normale", c'est-à-dire à son niveau d'avant-crise ! Pourtant, 633.000 emplois salariés du privé ont été supprimés en France au cours de 2020.
L’emploi précaire en hausse.
Les chiffres de Pôle emploi ne donnent pas la mesure réelle du chômage, mais une statistique administrative qui indique le nombre de personnes inscrites chez l’opérateur du service public de l’emploi. La mesure du taux de chômage établie par l’Insee est en réalité la mesure officielle du chômage et là, surprise, la dynamique affichée par le pouvoir n’est pas tout à fait la même et sonne faux. Avec 7,9 % de chômeurs au troisième trimestre 2021, la France fait partie des plus mauvais élèves de la classe européenne, la moyenne se situant à 6,7 %, ainsi le Danemark tutoie les 4,8 % et les Allemands ont un tout-petit 3,2 % …
8,1 % de travailleurs pauvres.
* Les emplois sont de plus en plus précaires et ceux qui doivent jongler entre des contrats courts ou à temps partiel et des périodes de chômage sont de plus en plus nombreux. Ces derniers sont précisément ceux dans le collimateur du gouvernement et les principales victimes de la réforme de l’assurance chômage.
Le nombre des demandeurs d’emploi qui alternent petits boulots et périodes de chômage augmente. Le gouvernement dit qu’il a imposé un bonus-malus aux entreprises pour contrer le recours excessif à ces petits boulots mais la mesure ne sera effective au mieux en juillet 2022 et ne porte que sur un nombre limité de secteurs. En revanche, les autres volets de la réforme d’assurance chômage qui sont pleinement entrés en application en décembre, durcissent, à un niveau jamais égalé, les conditions d’indemnisation des demandeurs d’emploi. Il faut désormais travailler plus longtemps pour être éligible à l’assurance chômage. Quant aux nouvelles règles de calcul des allocations, elles pénalisent toutes celles et ceux qui multiplient des périodes de chômage entre deux boulots. Ils paient à eux seuls la totalité d’une facture qui génère 2,3 milliards d’économie par an.
Le pouvoir suit à la lettre les directives patronales.
*A peine installé à l’Elysée, Emmanuel Macron a entrepris de flexibiliser le travail à l’aide de toute une série d’ordonnances, dont certaines sont allées au-delà de la loi El Khomri : Moins de contraintes sur le travail de nuit, du dimanche, suppression de critères de pénibilité au travail et des Comités d’hygiène de santé et de sécurité au travail (fusionnés en une seule instance), possibilité pour les employeurs de négocier des accords moins favorables que ceux de la branche, référendum pour contourner les syndicats majoritaires, des barèmes pour les indemnités prud’homales pour les salariés licenciés abusivement…des accords de performance collective qui permettent de réduire les rémunérations ou le temps de travail, sans avoir à justifier de difficultés économiques…
*Le quinquennat c’est aussi le « big bang » de la formation professionnelle, selon la formule de Muriel Pénicaud : libéralisation du marché de la formation, nouveaux rôles attribués aux régions et leur direction au patronat par l’intermédiaire des branches professionnelles. Le compte personnel de formation crédité en euros et non plus en heures, permet aux salariés d’acheter eux-mêmes des formations, une individualisation qui détricote le « marché du travail », pour des cursus de courte durée ne permettant pas d’opérer des reconversions ou de décrocher des diplômes.
* Le chef de l’Etat s’est refusé à étendre le RSA aux jeunes de moins de 25 ans. Il lui a préféré la garantie jeune ou le contrat d’engagement qui sont effectifs depuis janvier 2022 et destiné aux jeunes les plus éloignés de l’emploi, pour une allocation pouvant aller jusqu’à 500 euros ! versée en fonction des revenus et sous réserve d’assiduité et d’acceptation des offres d’activité proposées, là encore une jeunesse exploitée au service du capital.
* La pandémie a dopé les activités de livraison à domicile et de transport, le nombre de créations de micro-entreprises a battu un nouveau record avec un demi-million de nouveaux auto-entrepreneurs. Ils représentent désormais les deux tiers des nouvelles créations d’entreprise. Ainsi, l’Ubérisation du travail prospère sans entrave. Pas de quoi se réjouir, quand on sait qu’ils ne retirent en moyenne que 590 euros par mois de leur activité…
* Création du revenu universel d’activité (RUA). Ce projet de fusion de plusieurs prestations (RSA, prime d’activité, APL, allocation de solidarité spécifique, minimum vieillesse…) pour ne faire qu’un guichet unique, corrélées à de l’emploi. Avec la crise sanitaire, la création du RUA a été mise sur pause, comme les retraites mais il va revenir rapidement.
* Le gouvernement s’est également beaucoup appuyé sur la formation pour flexibiliser les "aléas" du marché, en subventionnant fortement l’apprentissage, 500 000 contrats l’an passé, 15 milliards ont été fléchés. On ne compte plus les dispositifs de soutien et aides fiscales accordés aux entreprises en matière de créations d’emploi pour une main d’œuvre corvéable à merci.
Le patronat veut aller plus loin et fixe sa feuille de route :
L’Union des Industries et des Métiers de la métallurgie (UIMM), qui est la première fédération industrielle française, le Mouvement des Entreprises de France (MEDEF) et la CPME (petites entreprises) ont donné leurs feuilles de route aux candidats à l'élection présidentielle (Cf Hebdo n° 754). Leurs propositions constituent un ensemble pour mener le « combat » pour la compétitivité et la ré-industrialisation de la France, mais elles sont en réalité des mesures constituant un plan pour liquider les conquêtes sociales, privatiser les services publics, faire baisser le prix de la force de travail et augmenter les profits capitalistes.
Les travailleurs ne sont pas prêts à se laisser faire, les luttes se développent
Luttes pour les salaires, contre les suppressions d’emplois, les conditions de travail, la défense des conquêtes sociales majeures comme la sécurité sociale et les retraites. Luttes pour la défense du Service Public, manifestations du personnel de santé, médico sociaux, RATP pour les salaires …Grèves et manifestations interprofessionnelles le jeudi 17 mars l’appel de la CGT, Solidaires, FSU, Organisations de la jeunesse…l’UNSA, la CGC, le 24 mars pour les retraites…
Tout montre que pour s’en sortir, il faut s'attaquer fondamentalement au système capitaliste, à ses promoteurs, ses défenseurs.
Notre parti démontre qu’une autre politique est possible, que c’est seulement par la lutte économique, sociale et politique de toutes celles et ceux qui subissent la politique actuelle que l’on pourra faire reculer le capitalisme et que, dès maintenant, les moyens existent pour imposer d’autres choix au service du peuple.
Aucun des autres candidats à l’élection présidentielle ne s’attaque au système d’exploitation capitaliste. LREM, LR, le RN, Reconquête sont au service du capitalisme; d’autres, le PS, EELV, LFI, Le PCF, parlent du partage des richesses, mais ils ne touchent pas au système capitaliste.
Aucun n’identifie le capitalisme comme étant la cause unique des difficultés et par conséquent aucun ne propose de mener la lutte politique pour construire une autre société débarrassée du capitalisme.
Sans attendre il faut donc s’opposer avec force à toutes les attaques du capital. Notre candidat Louis Daniel Gourmelen affirme et démontre qu’il y a en France les moyens financiers et économiques pour créer des centaines de milliers d’emplois, pour augmenter le SMIC à 2100Euros et tous les salaires, les retraites…pour développer une grande politique économique et sociale au service du peuple. Il montre qu’elle est la condition absolue pour réaliser cette politique : il faut avoir à sa disposition les moyens de production et d’échange, le pouvoir économique, financier, le pouvoir de décision. Les multinationales capitalistes en disposent. Il faut leur arracher, en confier la gestion et le contrôle au peuple.
Notre parti vous appelle à un vote de lutte. Il vous propose de mettre dans l’urne notre bulletin de vote pour exprimer votre exigence de changement fondamental de politique.
Pour mener la lutte avec vous, nous avons besoin de renforcer le parti Révolutionnaire COMMUNISTES et lui donner les moyens financiers pour mener le combat. Nous savons que nous pouvons compter sur vous.
Pour soutenir la candidature du parti Révolutionnaire Communistes : Louis Daniel Gourmelen. Contact : https://www.sitecommunistes.org/index.php/aidez-nous/contact




