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Les coups continuent de pleuvoir sur le peuple! Il faut les stopper

704-17:02:2021 Cette semaine a été marquée du point de vue politique, par la poursuite des remises en cause du droit du travail.

Le pouvoir veut remettre sur la table l’ouverture des commerces le dimanche, auparavant ils étaient soumis à une autorisation administrative des préfets, désormais le pouvoir veut l’étendre à tout type de commerce ! Même directive concernant la dette, pendant que des bavards sont chargés de gloser sur le non-remboursement, le ministre Le Maire insiste, tape sur le clou, dans une déclaration à BFM-TV : "La réalité a la vie dure et il y a un certain nombre de choses qui doivent rester dans nos grandes orientations politiques", pas question d’abandonner "Une dette, ça se rembourse. Des finances publiques, ça doit être bien tenu", et de préciser qui il va faire payer au cas où nous n’aurions pas bien compris : « Garder un système de protection sociale généreux et efficace "a un coût" » Le Maire de préciser encore : « une telle réforme devra être entreprise "dès que la crise économique sera derrière nous". En cela il partage avec la présidente Lagarde de la Banque Centrale Européenne, et les patrons des multinationales les mêmes objectifs : faire payer le peuple en France, comme dans toute l’Europe.
Le télétravail revient sur le tapis, la ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin en rajoute, en disant que seulement 44 % des agents de l’état ne font qu’1 jour (de télétravail) par semaine, ce n’est pas suffisant ! Madame Borne, ministre du travail va dans le même sens ajoutant « miser sur les instances représentatives locales du personnel pour faire pression ». La ministre en appelle à « la délation » ! Elle appelle ça « collaboration », un mot à la mode ! Répétons-le, c’est une atteinte sans précédent au droit du travail, droit « détricoté, saccagé » par tous les gouvernements de droite ou de « gauche » qui se suivent.
Pour la CGT, Martinez veut « encadrer » le télétravail, il n’a pas dû se rendre compte qu’une nouvelle loi avait été votée en Novembre 2020…On imagine bien ce que ça peut produire, dans le cadre de la pandémie : l’isolement des salariés, laissés sous la pression « des chefs » ou « des patrons». La CFDT fait beaucoup mieux, elle « tire son chapeau au service informatique ministériel pour son super-boulot pour faciliter le télétravail » ! Tout cela se pratique dans le cadre des lois d’urgences, lois qui consistent à donner les pleins pouvoirs à l’état et au patronat.
Dans tout cela les salaires, une question centrale, cruciale pour les millions de travailleurs qui produisent les richesses de la France, sont ignorés par tous les patrons et les gouvernements qui se succèdent à leur service. Il est indispensable d’augmenter fortement les salaires pour permettre au peuple de vivre et pour développer une société de progrès économique et social. Nous ne nous lasserons pas d’argumenter, de rappeler que la lutte des salariés est décisive, de rappeler que ce ne sont pas dans les salons qu’ils obtiendront satisfaction. L’argent existe pour satisfaire les revendications salariales, les 3000 plus grandes entreprises cotées dans le monde ont vu leur trésorerie passer de 5700 milliards de dollars en 2019 à 7600 milliards en 2020. Les profits qui commencent à être publiés le démontrent à leur tour : 15 fonds spéculatifs « Hedge funds», viennent d’engranger 23,2 milliards de profits. Les laboratoires pharmaceutiques profitent également de la crise sanitaire sur fond de pandémie, les résultats financiers explosent. Les bénéfices des 10 premières entreprises du médicament s’élèvent à 108 milliards de dollars en 2020, soit 23% de leur chiffre d’affaire.
Lorsque nous examinons les questions politiques, que constatons-nous ? Le débat Darmanin- Le Pen, a orienté les regards vers un duel Macron-Le Pen aux prochaines présidentielles. C’est la mise en scène des 2 versions de la politique mise au service exclusif du capital. Marine Le Pen disant qu’elle aurait pu signer le dernier ouvrage de Darmanin.
Ce dernier pour servir les intérêts des multinationales, avance « la loi de sécurité globale », la loi sur le séparatisme dite, « projet de loi sur le respect des principes républicains », dans la lignée des lois d’urgences mises en place depuis 2015. Ces atteintes constantes aux libertés provoquent des réactions de circonstance comme le défenseur des droits en France ou le rapporteur de l’ONU.
Les régimes autoritaires prennent le pas en Europe sans effrayer la Commission Européenne, la Banque Centrale Européenne et tout le personnel politique et pour cause, ils sont les serviteurs des multinationales… Est-ce un hasard si dans nombres de pays, la Pologne, la Hongrie, l’Autriche etc… les régimes autoritaires fleurissent ? Draghi en Italie (Le sauveur du capital européen selon ses pairs) a fait des alliances avec l’extrême droite. Le capital en difficulté n’hésite pas à instaurer la répression de plus en plus violente pour préserver ses profits.
En France à « gauche », Mélenchon pour LFI parade devant les caméras, les Verts, le PCF ne sont préoccupés que par le nombre d’élus qu’ils vont pouvoir conserver aux prochaines élections, ils multiplient les appels à l’union dont on connait les résultats. Les médias développent leurs propagandes tous les jours au service des multinationales.
Sans la lutte permanente, le capital peut dormir tranquille sa politique n’est menacée car aucun de ces partis de droite comme de gauche, car aucun d’eux ne s’attaque au capital ! Ils sont loin des préoccupations du peuple, sur les questions des salaires, du maintien de la protection sociale dans tous les domaines, de la santé, de l’éducation, des droits au travail, de la lutte contre le chômage, des droits des locataires etc…
Pour Communistes, il n’y a pas d’autre voie pour faire reculer le capital et le pouvoir, pour imposer un changement de politique que la lutte opiniâtre et déterminée sur tous les fronts, sociaux, économiques et politiques.
Nous sommes l’outil à la disposition du peuple pour sa lutte, pour faire reculer le fatalisme, en choisissant avec nous la lutte politique indispensable.
Nous avons la volonté de nous attaquer aux puissances capitalistes qui nous gouvernent ; cette volonté, nous l’avons, partagez-la avec nous.

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