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Santé–énergie–industrie : imposer des monopoles publics par la lutte.

702-04/02/2021 La semaine dernière, les enseignants, les salariés d’EDF, avec leurs syndicats ont participé à diverses journées d’actions revendiquant la défense des services publics gravement menacés par la politique dictée par les multinationales.

Le 4 février, CGT–FSU–solidaire et les organisations étudiantes appellent à la mobilisation pour la préservation et le développement de l’emploi et des services publics, contre la précarité, l’augmentation des salaires.
Notre parti soutient ces luttes, appelle à leur développement, à leur convergence pour satisfaire les revendications.
Dans cette mobilisation, nous appelons à construire des monopoles publics concernant les services publics, les industries de l’énergie, la santé, l’éducation, les transports…éliminant toute maîtrise capitaliste de secteurs essentiels au développement des hommes et de la Nation, garantissant l’indépendance nationale.
Vaste programme !
Répétons-le autant de fois que nécessaire, rien ne changera sans lutte quotidienne, déterminée, coordonnée à partir de l’entreprise, organisée avec les travailleurs, les usagers pour construire le rapport de force nécessaire et parvenir à créer des monopoles publics au service des besoins du peuple, gérés par le peuple, ce qui pose la question de la conquête du pouvoir politique.
Les services publics sont un enjeu de société.
Pour notre parti, il n’y a pas deux choix possibles. La politique menée actuellement par les multinationales et le pouvoir a son service exclusif ne peut pas répondre à l’exigence de la satisfaction des besoins sociaux car le seul but poursuivi est le profit.
Ce constat, chacun d’entre nous peut le faire, il suffit de regarder les conséquences, les dégâts sociaux qu’elle engendre autour de nous.
Il n’y a qu’un seul chemin à emprunter pour construire une perspective sociale, c’est la lutte politique qu’il faut engager sans tarder.
La soif de profits des multinationales accélère la casse des services publics, la pression sur les salaires, les allocations sociales, les pensions, le moins disant social conduisant uniquement à la survie.
Sur la question des salaires, nous avons dans notre hebdo numéro 698 « Petit salaires–gros profits », mis l’accent sur l’importance de les augmenter massivement, la répercussion sur le social et l’économie. Dans ce même article nous avons souligné également qu’il ne faut pas confondre salaires et pouvoir d’achat. Le pouvoir actuel et les économistes capitalistes ne cessent de dire que le pouvoir d’achat augmente alors que dans le même temps, le SMIC est bloqué, les salaires dans la fonction publique et les pensions également, dans les entreprises, le patronat bloque toute négociation, recule sous la pression des travailleurs.
Le SMIC au 1er janvier évolue de 0,10 € /h soit 0,70 € par jour, 3,50 euros par semaine. Au rythme des augmentations annoncées (alimentation–transport–énergie), les conditions de vie vont encore s’aggraver d’autant plus que les salaires des travailleurs en chômage partiel diminuent de 17 à 20 %.
La tromperie est évidente, « l’augmentation du pouvoir d’achat » n’est qu’un détournement de la part du salaire socialisé dont les conséquences sur le financement de la protection sociale, sur le système de santé, sont catastrophiques.
De la même manière qu’il ne faut pas confondre salaire et pouvoir d’achat, il ne faut pas non plus confondre « pôle public » et « monopole public ». Le piège tendu est aussi gros que celui sur les salaires. Pourquoi ?
« Le Pôle public » revendiqué par une diversité variée de politiciens, de syndicats, n’est qu’un aménagement de la politique actuelle visant à détruire les services publics.
C’est une vaste opération politique où l’on retrouve ceux qui ont été et qui sont encore aujourd’hui à l’origine de la casse.
Comment ne pas se rappeler la responsabilité du Parti Socialiste, du Parti Communiste Français, avec leurs gouvernements d’union de la gauche, dans la casse des services publics des transports, de La Poste au nom de la « mixité » publique–privé autorisant l’entrée du capital dans les entreprises nationales ? Auraient-ils changé aujourd’hui ?
Ce qu’ils défendent aujourd’hui, c’est ce qu’ils ont mis en place hier. Les « pôles publics » sont des outils financés par l’État (au service du capital) et le privé (le capital).
On est loin des services publics au service du peuple, c’est une supercherie qui permet la coexistence de services publics et privés qui se terminent toujours par la privatisation totale.
À La Poste, EDF-GDF, SNCF, des agences de régulation sont en place pour définir les règles de cette coexistence organisée par les multinationales et le pouvoir quelque soit le lieu où ils se trouvent en France.
Appeler à la lutte pour construire des pôles publics est donc un piège, une impasse, une mascarade pour entraîner les travailleurs vers le chemin de la privatisation.
Rappelons également les manœuvres concernant la privatisation de La Poste pour la faire accepter par les salariés au travers de la « votation citoyenne » ? Est-ce que ce service est mieux rendu aujourd’hui ? L’augmentation des tarifs postaux est considérable.
Nous nous battons et appelons à la lutte pour les nationalisations, des monopoles publics.
C’est quoi la différence ?
Voir sur le site hebdo 669: (Quel système de santé).
Dans notre article, nous définissions quel devrait être le système de santé en France, intégré dans un monopole public regroupant l’ensemble des secteurs travaillant pour la santé publique comme l’hôpital, la médecine, la recherche, la chimie, la pharmacie, les laboratoires, la fabrication de matériel médical etc., excluant toute intervention du capital. Monopole géré par les travailleurs dans le seul but de répondre aux besoins de la population et au développement de la Nation.
Cette conception doit être appliquée pour l’énergie regroupant tous les secteurs concernés : électricité–gaz–énergie fossile–production et traitement de l’eau, ainsi que toutes les industries liées à la production de ces énergies, à leurs transports etc.
Les transports, les télécommunications, l’enseignement, doivent également être placé sous monopole public, seule condition de leur développement pour répondre aux besoins sociaux.
Le financement de ses monopoles publics est assuré par les richesses créées par le travail, aujourd’hui totalement accaparées par les multinationales pour leurs profits.
La péréquation, l’égalité de traitement, la continuité, réponse aux besoins sociaux et nationaux sont les grands principes qui doivent être appliqués aux monopoles publics.
Leurs gestions sont conduites par les travailleurs et leurs responsables élus et révocables, ce qui implique la conquête du pouvoir politique par les travailleurs. Le rôle de notre parti est d’organiser la lutte politique avec eux pour mettre fin à la domination du capital.
Encore une fois, rien ne se fera sans lutte, il ne s’agit pas de définir le plus beau des programmes, de tracer une perspective révolutionnaire, il faut avant tout se battre pour l’obtenir, c’est la condition essentielle.
Les salariés d’EDF, les enseignants, les personnels hospitaliers, des transports sont dans la lutte. Ils ont raison. Notre parti est dans la lutte, nous soutenons leurs luttes. Nous appelons à leur développement, à leur convergence, il est nécessaire qu’elles prennent davantage d’ampleur dans la grève. Il serait illusoire de penser que des « collectifs » ou autres « comités » dit de défense, pourraient se suffire à eux-mêmes ou suppléer l’action des salariés, ou que les positionnements qui émergent du champ des partis politiques, particulièrement de la sphère réformiste et sociale-démocrate, ou de la droite et de son extrême qui joue les « vierges effarouchées » pour mieux appliquer sa politique.
Services publics–fonctions publiques–doivent constituer des monopoles publics, des nationalisations, débarrassés de toute notion de rentabilité, de compétitivité, de profitabilité, c’est cela l’enjeu de société.
Partageons-le ensemble, engageons sans tarder la lutte nécessaire.

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