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La convergence des luttes s’impose.

700-20/01/2021 Les semaines se suivent et se ressemblent. Chacune porteuse de son lot de menaces, de craintes et de promesses.

Les médias se répandent à l’envi pour entretenir ce climat d’incertitude. Le « feuilleton » du vaccin continue, on manque de vaccins, les rendez-vous pour les plus de 75 ans sont bloqués, on rationne les doses, le mécontentement monte contre le gouvernement (voir nos articles ici)
Toute cette propagande qui occupe l’essentiel des médias, des dizaines de pages chaque jour dans la presse écrite, l’essentiel de l’actualité des chaînes de télévisions aux ordres des multinationales . Tous ces rebondissements ne peuvent pas faire oublier les coups portés à l’emploi, aux salaires et pensions bloqués, à la casse industrielle, des services publics, aux restrictions de nos droits et libertés.
Le pouvoir arrose encore le capital en rajoutant aux 130 milliards, au paiement du chômage partiel, aux cadeaux fiscaux habituels, 4 milliards par mois pendant 12 mois (si besoin) d’aides aux entreprises.
Le capital donneur d’ordre se sert dans les caisses de l’état, le pouvoir politique détenant les clés du coffre.
En somme le gouvernement verse des milliards aux grandes entreprises pour payer les salaires et celles-ci encaissent les profits.
Le gouvernement utilise la pandémie pour poursuivre sa politique avec l’aggravation de la situation pour le peuple qui paie déjà et va payer!

Il ne cesse de répéter que les réformes vont se poursuivre avec dans le viseur celles des retraites, de l’UNEDIC, de l’hôpital public, de la Sécurité Sociale…
Evidemment la crainte du profond mécontentement, des réactions (en attestent les sondages), contraignent le pouvoir à vouloir étouffer toute contestation. La pandémie sert bien sûr de prétexte et c’est à coup « d’assignation à résidence », de couvre-feu, de flicage par des moyens techniques que la surveillance, le contrôle de notre vie quotidienne sont instaurés. Chaque citoyen un sujet suspect et surveillé.
Déjà les religions, l’appartenance à un parti politique, à un syndicat sont fichés depuis des décennies, cela vient d’être confirmé par le conseil d’Etat, inscrit dans la loi de «sécurité globale». Tout cela est « justifié » au prétexte de la sécurité publique avec les menaces sur la santé, du terrorisme, du séparatisme, de crise climatique etc...

Pour aboutir le pouvoir a besoin d’un consensus politique. On constate qu’il a un consensus majoritaire. Les partis de droite, du Centre, le FN sont au service total du capital. Entre eux les différences ne sont plus que politiciennes et électoralistes. En ce qui concerne les partis qui proclament leur opposition, les « partis de gauche », en ne mettant nullement en cause le système capitaliste, en fait ils lui donnent quitus pour continuer à dominer, à exploiter le peuple et à aggraver sa situation.
Le capital n’est menacé que par la lutte de ceux qui rejettent l’exploitation capitaliste, sa politique et ses conséquences. La seule solution est dans les mains des salariés, de la population. On le répète le mécontentement est profond, chacun de nous peut le vérifier dans son entourage. Ce mécontentement doit nous conduire à développer encore plus la lutte.
Les journées d’action dans les différents secteurs d’activité des prochaines semaines, l’appel du 4 février 2021 compteront sans aucun doute pour l’amplification et la convergence de ces luttes. C’est la seule issue, celle que le pouvoir et ses mentors redoutent le plus. C’est d’autant justifié que tous les secteurs de l’activité sont touchés par des suppressions d’emplois. Rappelons que, Michelin annonce 2300 licenciements, verse 357 millions à ses actionnaires et réalise 1,7 milliards d’euros de bénéfices. IBM, Danone, Total, Sanofi et bien d’autres suppriment aussi des emplois tout en versant des dividendes à leurs actionnaires et en bénéficiant de l’argent public donné par l’état. Sanofi, multinationale de l’industrie pharmaceutique annonce 400 suppressions d’emplois supplémentaires dans le secteur de la recherche et le développement, or depuis 2000 12% des emplois ont été supprimés, les dividendes versés aux actionnaires exploiteurs ont eux augmenté de 270%. En 10 ans Sanofi a touché 1,3 milliards en crédit d’impôt. La pandémie et les vaccins vont amener à Sanofi des profits fabuleux. Ces entreprises pharmaceutiques, ainsi que tout le système de santé, doivent être nationalisées au sein d’un monopole public, pour répondre aux besoins de santé de la population. Ces nationalisations doivent être à l’ordre du jour immédiatement.

Le capital dans la mise en œuvre de son plan de restructuration politique poursuit la construction d’une Europe à son service répondant à ses besoins. Tous les gouvernements successifs ont travaillé au développement du capitalisme européen avec une mainmise renforcée du capital sur la vie économique et sociale de chaque pays, avec l’objectif de la disparition des nations, de leur souveraineté, de leur indépendance. Le passage de 22 régions à 13 s’inscrivait déjà dans cette perspective. La création d’une entité régionale dotée de compétences nouvelles, l’Alsace, avec l’objectif de rapprochement avec la région de l’autre côté du Rhin confirme ce projet (Collectivité Européenne d’Alsace).
Avec les élections régionales prévues en juin la mise en œuvre de cette construction va être poussée plus loin avec l’approbation par tous les partis
Notre Parti dit NON à l’Europe capitaliste, il la combat comme il combat le capitalisme en France et dans le monde.

Si la situation sanitaire permet au pouvoir de manipuler, de réprimer, de cultiver la fatalité et de saisir cette opportunité pour avancer plus vite dans l’intérêt du capital.
Répétons-le la seule réponse c’est la lutte politique, économique et sociale. C’est l’enjeu des jours qui viennent, mettons-les à profit pour convaincre dans notre entourage, à l’entreprise, au bureau, etc...de participer activement aux initiatives sur les lieux de travail, dans les manifestations.
Notre parti sera présent à toutes ces initiatives . Nous appelons à la convergence des luttes économiques et sociales.
Nous appelons en même temps à la lutte politique contre le capitalisme jusqu’à l’abattre et construire une société au service du peuple, au service du développement économique et social.
Pour ce combat nous appelons à renforcer notre parti dans la lutte contre le capital, seul responsable de la situation.
Engagez-vous dans cette bataille.

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