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16 juin : première mobilisation contre l’offensive du pouvoir avec le capital

La crise sanitaire montre clairement ce que produit le système capitaliste. Depuis le début de la crise, les conséquences de la politique capitaliste ont aggravé la situation du peuple : les inégalités sociales, le chômage, la scolarité des enfants, la misère s’est étendue dans les cités populaires… un éboueur de 46 ans se donne la mort après son licenciement, les salariés de la sucrerie de Toury sont licenciés après avoir produit du gel hydroalcoolique…

Leur fameux monde d’après montre toute la violence du capital qui déploie une offensive généralisée pour se donner les moyens de relancer sa course aux profits, se placer dans la concurrence mondiale capitaliste. Pour cela il doit pousser l’exploitation des travailleurs, du peuple, au maximum. Déjà des entreprises avancent « des accords » pour baisser les salaires, les indemnités de transports… contre moins de licenciements. Le capital, avec l’aide du gouvernement utilise tout, il prétexte les difficultés du fait de la crise sanitaire pour renforcer l’exploitation et si possible la justifier.

Macron avec son gouvernement met les bouchées doubles pour assurer la reprise et développer les profits des multinationales.
* Allongement du temps de travail, baisse ou gel des salaires, augmentation des cadences, précarisation des contrats, remise en cause des conventions collectives...
* Les multinationales préparent les plans sociaux, les restructurations et les fermetures : un seul objectif, défendre et augmenter leurs profits.
* L’arrivée sur le marché du travail de 800 000 jeunes en fin d’études est annoncée dans un contexte économique dégradé ils rejoindront la grande partie de précaires, de CDD ou iront en apprentissage, une aide par apprenti de 5000 € à 8000 € sur 8 mois sera versée aux entreprises, encore du travail gratuit offert aux employeurs.
* Pas de mesures annoncées pour l’assurance chômage mais l’ouverture d’une discussion avec Muriel Pénicaud. Elle recevra tous les "partenaires sociaux" pour des rencontres bilatérales les 12 et 15 juin.
* Au printemps la ministre du Travail avait laissé entendre que le dispositif sur la prolongation des allocations versées aux chômeurs en fin de droit pourrait courir jusqu’à l’été, celui-ci a pris fin brutalement le 31 mai. Il a coûté 530 millions d’euros depuis le 1er mars pour 240 000 personnes sans revenus. Une somme dérisoire au regard des 24 milliards de prise en charge des salaires des entreprises dans le cadre du dispositif d’activité partielle ou l’annonce de 15 milliards d’euros d’argent public dans l’industrie aéronautique qui va la encore payer le prolongement du chômage partiel laissant intact les profits et les dividendes pour les actionnaires.
* Les accords de performance collective (les APC) sont les outils privilégiés des patrons pour « ajuster » la production. Les dispositions remplacent celles figurant dans le contrat de travail. Elles portent sur le temps de travail, son organisation, la rémunération, la mobilité professionnelle et géographique des salariés, des primes ou des RTT, gel des augmentations de salaire, la liste est longue… la durée d’un accord est de 5 ans ! Le refus d’un salarié de voir modifier son contrat de travail peut-être sanctionné par un licenciement. On peut le voir chez Derichebourg mais les salariés ne se laissent pas faire et sont en grève.
Tout ce dispositif est dans les ordonnances réformant le Code du travail, promulguées par Emmanuel Macron le 22 septembre 2017.
* Un nouveau type de chômage partiel dans l’entreprise : "pour ne pas licencier, on négocie le temps de travail et/ou la rémunération. Moyennant quoi l'entreprise s'engage à ne pas licencier. On met le paquet sur la formation, sur le temps de travail qui est réduit et, du coup, l'Etat vient pour compenser une partie de la perte du pouvoir d'achat" explique la ministre du travail.
* Derrière toutes les "promesses" du gouvernement se cache la flexibilisation du travail et la fin des 35 heures, ainsi le 1er ministre expliquait à propos de l’hôpital que : « la question du temps de travail n’est pas un tabou ». « Le maître mot sera celui du pragmatisme. Je ne préjuge pas ici du résultat des discussions qui se tiendront dans les prochains jours, mais j’ai dit qu’il fallait lever les contraintes de toute nature. Le temps de travail doit être regardé de la même façon ».
*Non seulement le gouvernement ne s’apprête pas à donner les moyens à l’hôpital public de redresser la situation mais Macron poursuit son objectif d’aller vers sa privatisation, de privatiser tout le système de santé (c’est un budget de plus de 375 milliards annuels, une manne pour les capitalistes).

MEDEF et gouvernement organisent de concert l’exploitation capitaliste maximum. Le pouvoir et le capital iront aussi loin qu’ils le pourront, la seule barrière qui les bloquera sera celle que les luttes lui imposent.
Les salariés n’ont pas le choix, ils doivent lutter de plus en plus fort Seule l’action de plus en plus large, convergente, la lutte des salariés dans les entreprises, des enseignants, des chômeurs, de la jeunesse, des retraités tous ensemble les mettra en échec.
Le 16 juin sera avec les hospitaliers, une première journée très importante, de mobilisation nationale, des travailleurs, des enseignants, des jeunes, des chômeurs, des retraités

Le capital et le gouvernement craignent par dessus tout les luttes, car ils savent que les salariés, le peuple, sont le nombre, qu’ils sont une force immense. Ils ne peuvent compter que sur leurs propres forces pour les contraindre à reculer. Les forces politiques qui appellent au partage des richesses, les alliances d’organisations syndicales et politiques non gouvernementales qui appellent à pétitionner pour un futur plus social, plus juste, sans toucher au capitalisme tournent le dos à la lutte nécessaire.
La lutte économique et sociale contre les empiètements du capital, pour imposer des revendications, est décisive.

Mais Il faut aller plus loin. Cette période avec la crise, montre encore plus l’urgence d’une véritable alternative, globale au système capitaliste. Le capitalisme dont le but fondamental est la recherche du profit maximum, est dangereux. Dangereux pour les travailleurs, le peuple qui sont exploités, s’appauvrissent, dangereux pour l’économie indispensable à la réponse aux besoins sociaux, dangereux pour l’avenir de la planète dont il est le plus grand pollueur. Il faut mener la lutte politique contre le capitalisme avec persévérance, jusqu’à l’abolir, s’emparer des moyens de production et d’échange, des moyens financiers, du pouvoir politique. Il faut instaurer et construire une nouvelle société, socialiste, maitrisée et dirigée par le peuple et ses représentants. C’est le chemin qu’a pris notre parti, prenez le avec nous.

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