Gantry 5

 

Partout le même objectif : mobilisation.

Budget de l’État– Cour des Comptes– Plan hôpital– Collectivités territoriales– Conseil d’orientation des retraites : patronat et pouvoir accélèrent encore. Une seule réponse : la lutte.
Le projet de loi de finances vient d’être adopté par le conseil des ministres, mis à part les « mesurettes » concernant la baisse des impôts, ce sont les prestations sociales qui sont la cible du pouvoir : elles sont toutes bloquées.
Dans le droit fil de la « réforme » de l’Unedic qui aggrave fortement les conditions de vie des privés d’emploi, le gouvernement poursuit comme il le déclare constamment la « transformation profonde de la société » pour la livrer aux multinationales capitalistes.

La Cour des Comptes, titre pompeux d’une structure au service du capital chargée de « surveiller » les comptes de la nation, vient de rappeler les exigences du Medef : il veut supprimer 2000 emplois par an à la SNCF, mettre fin aux « privilèges » des cheminots, bloquer les salaires, accentuer la polyvalence des cheminots , augmenter le temps de travail parce que l’entreprise publique ne serait pas assez compétitive et rentable, refrain éternellement répété sous toutes les musiques de la propagande. Cette vague de suppression d’emplois ne s’est jamais arrêtée, la SNCF en prévoit 10000 d’ici 2020.
Cette même Cour des Comptes qui révélait en s’en réjouissant que 91 milliards de cadeaux ont été octroyés aux patrons au titre du (seul) CICE en 2019. Ce n’est qu’une partie de l’iceberg de cadeaux accordés aux patrons sans aucun effet sur l’emploi, les chiffres, mêmes manipulés du chômage le confirment.
Le conseil d’orientation des retraites (COR) autre dénomination pompeuse annonce un « déficit » des caisses de retraite de 8 à 17 milliards d’ici 2030. Au-delà de cette nouvelle manipulation des chiffres qui porte à sourire, l’objectif est de rendre indispensable la « réforme » envisagée que le Medef applaudit. Roux de Bézieux, son président vient de rappeler ses exigences concernant cette réforme que toute la droite, le PS, les écolos, la CFDT approuvent en chœur, même si ils y mettent des formes différentes.
Le « plan hôpital » présenté par Macron ce mercredi pour tenter de calmer les revendications des personnels après l’échec des propositions Buzyn, ne changeront rien (nous y reviendrons) à la politique de santé dont l’objectif est de privatiser les services, poursuivre les « économies » en supprimant des lits d’hôpitaux, en fermant des services entiers, en fermant les structures jugées non « rentables ».
Ce même Macron dont la mobilisation tous azimuts est à la hauteur de sa crainte face à mouvement social en construction, appelle devant le congrès des maires de France à « l’union nationale » et à la mobilisation de la Nation pour expliquer les bienfaits de sa politique.
Rien n’est dit sur les dotations de l’État aux collectivités territoriales qui ont baissé de 11 milliards en quelques années (Sarkozy et Hollande sont passés par là), empêchant les investissements utiles, permettant le transfert de multiples services au secteur privé.
Rien n’est dit non plus sur les moyens considérables dans les mains du capital, détournés et volés aux travailleurs alors qu’ils pourraient être utilisés à développer les services, répondre aux revendications, développer la recherche, les conditions d’enseignement, l’industrie. Pour que cela change vraiment, il faut que le peuple lutte pour s’approprier les richesses qu’il crée (2400 milliards), chasse les capitalistes qui se distribuent des milliards de dividendes chaque année (90 cette année), qui s’octroient des salaires records, et en même temps détruisent tous les acquis collectifs du peuple.
Les semaines se suivent et se ressemblent, les raisons de lutter s’accumulent : personnels de santé, assistantes maternelles, pompiers, RATP, cheminots, services publics, éducation nationale, étudiants, entreprises de la métallurgie, du commerce, des banques… tous ont de bonnes raisons de continuer à développer la lutte partout et de plus en plus fort.
Le 5 décembre prochain sera une étape important de cette convergence des luttes sociales.
Notre parti y consacre beaucoup d’énergie, nous sommes présents dans de nombreux endroits, aux portes des entreprises, des établissements d’enseignement, dans les quartiers ouvriers pour appeler à la mobilisation convergente et faire connaître nos propositions pour que ça change vraiment.

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Bimestriel N°131

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