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Communiqué du Parti Révolutionnaire Communistes, CHATEAUROUX(36)

     Un jugement qui porte sur l’exercice d’une liberté fondamentale reconnue constitutionnellement comme internationalement, c’est une victoire !
En 2003, la ville de Châteauroux (36), son maire UMP en tête, engageait une offensive contre les syndicalistes, en prétendant priver les Unions Départementales de syndicats, de locaux et de moyens de fonctionnement. Ainsi la ville de Châteauroux, remettait en cause une liberté, la liberté syndicale, le droit pour les salariés de défendre leurs intérêts ; une liberté fondamentale reconnue constitutionnellement comme internationalement.

Des 2004, face aux protestations, aux multiples actions, à la lutte et à la détermination des militants, des syndicats des salariés, la ville de Châteauroux, plaçait son offensive sur le terrain juridique en saisissant le tribunal de grande instance de Châteauroux en vue d’obtenir l’expulsion des UD CGT, CFDT et FO de leurs locaux dont ils disposent.
C’est ce que la ville de Châteauroux obtenait en 2008 par jugement du TGI : l’expulsion.
Sauf qu’aujourd’hui, après trois arrêts de cours d’appel, trois pourvois en cassation, en date du 12 mars 2019, la Cour d’Appel de Versailles vient d’infirmer le jugement du TGI de Châteauroux (36) en toutes ses dispositions, annule les résiliations des conventions qui consacrent la mise à disposition des locaux à titre non onéreux. Ce jugement remet les Unions Départementales CGT, CFDT dans la situation historique qu’ils connaissaient jusqu’alors.
     C’est la victoire de tous ceux qui n’ont pas renoncé, qui luttent au quotidien avec abnégation qui ont résisté, qui font front aux sirènes populistes et démagogues, qui n’ont pas sombré pas dans la logique de transaction et de marchandage, qui ont agi en se situant sur le fond, en l'occurrence sur le terrain de la défense d'une liberté fondamentale et plus largement sur le terrain de la lutte de classe.
    Cet arrêt est une victoire sur la municipalité de Châteauroux(36), qui prétendait bâillonner une liberté fondamentale, neutraliser le syndicalisme et particulièrement sa dimension interprofessionnelle.
Suite à la lutte, Communistes, ne peut que saluer un jugement qui porte sur l’exercice d’une liberté fondamentale, dans une période ou le syndicalisme de lutte de classe a reculé dans ces 25 dernières années. Ainsi pour la classe ouvrière, son syndicalisme de lutte de classe, il est nécessaire de s'emparer de cet arrêt qui est un frein aux prétentions réactionnaires de collectivités territoriales, comme de nouveau la ville de Montauban ces jours derniers, sans doute tentée d’emprunter la même voie que la ville de Châteauroux.
Pour Communistes, il est tout autant nécessaire de mener la lutte dans les entreprises contre les reculs sociaux et agir pour imposer une autre logique économique et sociale. Pour cela il est nécessaire et indispensable de faire converger les luttes avec tous celles et ceux qui subissent les méfaits de la politique du capital car rien ne se fera sans le remettre en cause.
     Communistes réaffirme qu’ il n’y a que la lutte, la lutte de classe pour faire reculer le capital, la lutte politique avec persévérance. Venez le renforcer pour que cela change vraiment.

Bimestriel N°131

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