N° 1001 du 28/10/2026 Le Parti Révolutionnaire Communistes a signé le communiqué commun contre la répression proposé par la Fédération Syndicale Étudiante (FSE):
La répression ne nous arrêtera pas : continuons le 31 octobre et après !
La journée de mobilisation de ce samedi 24 octobre, intervenant après plusieurs semaines de mouvement social, a confirmé ce que nous voyons depuis le début du mouvement lycéen : une répression forte, mais une réponse populaire encore plus forte. Plus ils frappent, plus nous sommes nombreux, car jamais nous ne laisserons notre classe se faire réprimer sans riposter. Le gouvernement frappe fort le peuple. Mains arrachées, yeux crevés, lynchages policiers, deux manifestants morts : les images de la répression s’enchaînent. Depuis le 17 octobre, il y ajoute tout un arsenal administratif et judiciaire pour faire taire ceux qui se mobilisent et effacer les revendications : manifestations interdites, mise en place de couvre-feux, fichages de militants et des organisations par les renseignements généraux jusqu’à menaces de dissolution. Les jeunes arrêtés passent en comparution immédiate, jugés à la chaîne sans avoir le temps de préparer de défense et où la sanction est déjà connue avant même le jugement, condamnés à des amendes et à des peines de prison. Ce mouvement est l'affirmation d'une justice de classe : intransigeante avec la jeunesse qui se révolte, indulgente avec les puissants qui nous volent notre avenir alors que ce sont eux les vrais casseurs. Le 24 octobre, ce sont plus de 1 000 interpellations en une journée, dont 135 préventives : on arrête même des gens avant même qu’ils aient manifesté. Pourquoi le gouvernement met en place tant de répression et de violence ? Parce que le pouvoir tremble. Il a peur d’une jeunesse qui n’a plus rien à perdre que ses chaînes, qui se reconnaît enfin comme une force collective et qui comprend qu’elle n’est pas seule. Alors il sort tout son attirail répressif pour nous faire taire : il compte sur la peur pour nous isoler, mais il se trompe ! Au cœur des cortèges du 17 et du 24 octobre, la solidarité a été plus forte que les matraques : les manifestants n’ont pas reculé, plusieurs fois et dans plusieurs villes nous avons vu les lignes de CRS reculer. Ils nous font la guerre, nous répondons par la guerre de classe. Nous ne nous tairons pas et nous ne reculerons pas. La répression ne fait qu’endurcir notre détermination et ne fera qu’embraser les mobilisations à venir. Aucun jeune fiché, interpellé ou mutilé ne sera laissé de côté, chaque manifestant, activiste, jeune révolté sera soutenu inconditionnellement. Cette colère est juste ! C'est celle de la jeunesse qui se révolte et qui lutte pour entièrement renverser la table. On ne veut plus de ce monde pourri, alors pour obtenir nos victoires, bloquons le pays! Dans les lycées, les facs, les usines et les quartiers populaires, plus personne ne veut se contenter de survivre. Quand l’état nous offre comme seul horizon la marche à la guerre impérialiste, nous n’avons pas le choix de reprendre nos vies en main, alors luttons jusqu’à la victoire! Nous affirmons que la répression actuelle est la réaction d’un système en crise, qui n'a plus rien à offrir à la jeunesse: ni emploi, ni études, ni avenir. Alors on continue ! Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec ce système, lycéens, étudiants, travailleurs, chômeurs, précaires, à rejoindre la mobilisation le 31 octobre et au-delà. Nous appelons à faire du 5 novembre une grande journée de grève, pour que la jeunesse et le monde du travail se retrouvent dans la rue !




