Communiqué du Parti Révolutionnaire Communistes
Soutien aux justes luttes des lycéens, des étudiants et de la jeunesse : avec eux le 6 octobre
Depuis deux semaines, dans toute la France, des dizaines de milliers de lycéens sont entrés en lutte et ont construit un mouvement de blocage et de révolte. Ce mouvement est issu d’un complet ras-le-bol des mauvaises conditions d’études qu’on leur impose depuis des années, ne faisant qu’empirer. Dans chaque lycée, on élabore ses revendications. Elles ne sont pas forcément complètement identiques, mais ont un fond commun indiscutable. Partout, nous trouvons la dénonciation du manque d’enseignants, de la dégradation des locaux, des journées à rallonge, d’une École vide de sens, considérablement dégradée.
Plus de 600 lycées ont été bloqués, une trentaine de campus d'Universités, avec 22 facs bloquées, se sont joints à eux. De nombreux syndicalistes de la CGT participent aux initiatives des lycéens pour les protéger des violences policières, et plusieurs structures syndicales de l’éducation appellent à la grève le 6 octobre, celle-ci s’annonce comme un temps fort exceptionnel de l’action des lycéens et étudiants.
Le gouvernement au service des patrons et les capitalistes craignent énormément ce mouvement. La preuve de cette crainte viscérale, c’est la répression et l’utilisation de provocateurs pour tenter, via les media, véhicules de l’idéologie dominante, de discréditer le mouvement. Macron et Lecornu ont sorti leur arsenal répressif, donnant lieu à une escalade de la violence répressive non connue depuis les gilets jaunes. Ainsi, les LBD et les grenades lacrymogènes pleuvent sur des adolescents très jeunes, parfois âgés de seulement 14 ans. Plus de 5.000 interpellations ont eu lieu, on compte au moins deux éborgnés et un adolescent a pris une grenade lacrymogène dans le visage à bout portant. Clairement, l’État impérialiste français vise la jeunesse et veut la casser et la mettre au pas.
En 1968, lors de la répression du mouvement étudiant, Georges Pompidou et Edgar Faure avaient convaincu De Gaulle de mettre un bémol à la répression, expliquant que les victimes étaient « les futurs cadres de la nation ». Il ne se trouve aujourd’hui personne, autour de Macron et Lecornu pour leur donner le même conseil. La situation est totalement différente. En 1968, la petite-bourgeoisie intellectuelle se plaignait de ne pas avoir une place assez importante au sein de la société capitaliste. Aujourd’hui, le mouvement compte nombre d’enfants des couches populaires et dénonce objectivement la société capitaliste à travers son principal instrument de formation et de formatage, l’École de l’État créée par la bourgeoisie capitaliste dans les années 1880.
C’est pourquoi le Parti Révolutionnaire Communistes soutient le mouvement lycéen et étudiant, une brèche ouverte dans le processus de casse des conquêtes sociales et d’austérité. La première chose à faire pour mettre en place les revendications des lycéens et étudiants, c’est de mettre à la poubelle le budget de Lecornu. La faille dans l’austérité est de l’intérêt de l’ensemble des travailleurs. Il est essentiel donc d’être présents à leurs côtés le 6 octobre, avec eux et contre la violente répression de la police du Capital.
Malgré la répression, les fermetures d’établissements, les tentatives des media d’attiser la peur et les divisions, le mouvement grandit et grandira. Rendez-vous le 6 octobre !
Parti Révolutionnaire Communistes le 4 octobre 2026




