N° 943 16/09/2025 500.000 manifestants ont défilé et manifesté sous des formes diverses dans toute la France le 10 septembre, 80.000 lycéens mobilisés. Une journée ponctuée par des centaines d’actions de blocages et des piquets de grève. Cette journée est une démonstration de la colère et l’exaspération sociale profonde. Une journée marquée par une répression policière particulièrement violente : 540 interpellations, 211 à Paris, 415 gardes à vue sur l’ensemble du territoire.
Retailleau ministre de l’intérieur et Président de L.R a tenté d’empêcher les manifestations en terrorisant dès le début de la journée, 80 000 policiers, gendarmes, militaires mobilisés sur tout le territoire ayant pour but d’empêcher tout blocage et d’étouffer la contestation. De Paris à Rennes, de Nantes à Lyon, de Bordeaux à Toulouse dans de nombreuses villes, les cortèges et les actions de blocages ont été fortement réprimés : gazages, interpellations, tirs de LBD, déploiements de blindés, de drones de surveillances… L’Etat a poursuivi sa politique répressive et violente en déployant systématiquement la police dans plusieurs lycées et universités mobilisés dans le but d’intimider les élèves et étudiants dans l’action. La police est intervenue violemment assénant pour mettre fin à l’action, coups de matraque et utilisation des gaz lacrymogènes sur les élèves, les barrages, les grévistes et sur les personnels de la culture occupant leur lieu de travail, en évacuant les lieux d’occupation…
L’urgence est de construire une réponse à la hauteur contre la politique d'austérité et la répression :
*l’annulation de toutes les condamnations des interpellés du 10 septembre
*l’arrêt de la répression.
Macron et son gouvernement ne nous feront pas taire et nous continuerons la lutte en construisant la mobilisation du 18, tous ensemble dans la grève nationale et nous travaillerons à construire une riposte de masse dans la durée.
Fin 2022 l’assemblée nationale a voté 15 milliards de hausse du budget de l’intérieur sur 5 ans avec le concours des députés Macronistes, LR, RN et Liot et l’abstention des socialistes…
Le budget du ministère de l’intérieur c’est 32,9 milliards d’euro, plus que le budget Solidarité, autonomie et égalité entre les femmes et les hommes de 30,3 milliards ou celui de l’enseignement supérieur et recherche de 27,3 milliards !
Il est impératif d’exiger la construction d’un plan de bataille après les mobilisations du 10 et du 18 pour faire fronts aux licenciements, aux coupes austéritaires et aux offensives autoritaires en cours, urgent d’organiser la riposte contre la course à l’armement.
De l’argent pour les salaires, l’éducation, la santé, le logement, les transports, le service public…Pas un sou pour la répression, pas un sou, pas une vie pour la guerre !




