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Mobilisation du 18 octobre : un point d’appui pour l’extension du mouvement

N° 791 19/10/2022 Ce mardi 18 octobre, une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle était appelée par une intersyndicale CGT, FO, la FSU et Solidaires et organisations de jeunesse. Une journée de mobilisation pour l’augmentation des salaires, des pensions et minima sociaux, pour la défense des retraites et du droit grève.

Près de 180 manifestations ont rassemblé 300 000 personnes, partout en France. 450 à Gap, 2500 à Pau, 7000 à Bordeaux, 10 000 au Havre, 70 000 à Paris, 4000 personnes à Clermont-Ferrand, Rennes et Nantes, 1000 à Saint-Nazaire, 2000 à Caen, 9000 à Toulouse… partout il était question de pouvoir d’achat, de hausses de salaire, de conditions de travail, de droit de grève ou encore de la réforme des lycées professionnels (60% de grévistes dans les lycées professionnels). Du côté de la jeunesse, une centaine de lycées bloqués en France en soutien aux raffineurs, contre PacourSup et contre la réforme du lycée professionnel, et le retour d’assemblées générales dans différentes universités.

La question centrale de l’augmentation générale des salaires, a mobilisé de nombreux salariés, issus de secteurs très différents
Il y a eu de nombreux grévistes, (déjà 1 million le 29 septembre), la mobilisation replace ces dernières semaines la question de l’augmentation des salaires au centre du débat et du combat de classe. Elle est omniprésente dans les débrayages et sur les piquets tenus devant les entreprises. Les ministres comme les médias ont tenté en vain de discréditer ces grèves plus que légitimes. Bruno Lemaire très virulant déclarait « Notre pays a besoin de fermeté et d’autorité c’est comme cela que nous rétablirons l’ordre ». Ces grèves effraient le gouvernement et le patronat. Les salariés des raffineries ont décidé de la poursuite de leur mouvement. Leur haut niveau de mobilisation contraint le gouvernement à recourir à des réquisitions absolument inacceptables portant atteinte au droit de grève. Les salariés ont aussi manifesté, ce jour, pour défendre le droit de grève.
Pour faire face aux besoins immédiats mais aussi pour financer les retraites ou notre système de protection sociale, c’est bien le niveau de nos salaires qui compte. La CFDT, après avoir refusé de participer et d’appeler au mouvement de grève, apporte une caution au patronat et au gouvernement. « Ce n’est pas la convergence des luttes qui va faire l’augmentation des salaires des travailleurs, c’est le dialogue social » c’est justifié le secrétaire général du syndicat, Laurent Berger. Il cherche à désarmer les travailleurs, la CFDT n’en est pas à sa première trahison. en 2016, la centrale avait soutenu la contre-réforme du gouvernement Hollande et sa « Loi Travail », en décembre 2019 favorable à la retraite à points….

Les salaires, pensions et allocations ne suffisent plus, aujourd’hui, pour faire face aux différentes Hausses : +8% dans l’alimentaire, +15% pour les transports et +22% pour l’énergie, l’inflation et la dégradation des conditions de vie vont continuer et s’aggraver dans les jours et mois à venir. Les premières factures d’électricité vont arriver. La précarité gagne du terrain, le gouvernement durcit les conditions d’accès à l’assurance-chômage. Les solutions immédiates passent par l’augmentation générale des salaires, pensions et minima sociaux, la revalorisation immédiate du Smic à 2100 euros net une indexation des salaires et pensions sur l’inflation, la remise en place d’une échelle mobile des salaires.

Des milliards aux entreprises capitalistes.
Le gouvernement empile les dispositifs et distribue les milliards aux entreprises. Un récent rapport de l’Ires (Institut de recherches économiques et sociales) chiffre le montant exorbitant des aides reçues par les entreprises à 205 milliards d’euros, l’équivalent de près de 8,5 % du PIB, ou encore de 41 % du budget de l’Etat ! Les données additionnées correspondent aux dépenses budgétaires en faveur des entreprises, aux baisses de cotisations sociales octroyées et aux dérogations fiscales, les fameuses « niches fiscales » les aides publiques aux entreprises nous coûtent une fortune et nourrissent la dette publique. Les multinationales peuvent être satisfaites, elles continuent à être bien servies. Avec Macron leur but c’est de pouvoir accélérer la mise en œuvre de leurs objectifs: accroitre leurs profits. Il applique le programme dicté par le capital, attaques contre les salaires, les retraites, contre la Sécurité Sociale, l’assurance chômage, la santé, le RSA, l’éducation, le secteur public, les libertés, le renforcement de l’Europe capitaliste.

Faire reculer Macron, son gouvernement et le patronat
Après le 29 septembre, la mobilisation du 18 octobre est un point d’appui pour l’extension du mouvement, pour refuser de payer la crise, arracher des augmentations de salaires et leur indexation sur l’inflation.
On le constate les jeux politiciens à l’assemblée ne permettront pas de construire un véritable rapport de forces contre le patronat et Macron.
Il faut la lutte, quotidienne, sans relâche contre l’exploitation, l’oppression, contre les guerres impérialistes, elle est indispensable. La lutte pour les stopper et jusqu’à renverser le système actuel, la lutte politique sans relâche, persévérante contre le capitalisme est indispensable, se mobiliser, organiser les travailleurs, la jeunesse, le peuple, pour une lutte convergente de tous contre le système capitaliste et le balayer est notre but.
Rejoignez ce combat : pour changer fondamentalement, imposer une autre politique en France, pour permettre un développement économique et social au service des travailleurs, des salariés et du peuple, il n'y a pas d'autre moyen que d’arracher aux multinationales capitalistes les richesses créées par les travailleurs et qu’elles s’accaparent, de nationaliser et renationaliser au service des salariés et du pays, les secteurs monopolistes et tout particulièrement les transports, l'énergie, l’industrie chimique et pharmaceutique, les communications, la santé, les sociétés financières et les banques... Pour cela, il faut un rapport de force social et politique dont la construction doit s'appuyer sur les revendications des salariés et l'exigence de services publics puissants.

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