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Des aides colossales de l’État aux entreprises pour pousser vite et plus loin l’exploitation du monde du travail.

Le déconfinement a débuté progressivement, le ministre de l’économie Bruno Le Maire a déclaré sur BFMTV que l’objectif de Bercy était « d’encourager toutes les entreprises de France à reprendre leur activité le plus rapidement possible ». Il a promis 18 milliards au secteur du tourisme, suppression des charges patronales de mars à juin dans plusieurs secteurs, attribution très large de cadeaux aux capitalistes.

Soudain, au diable les discours sur l’endettement de la France, la nécessité pour le peuple de faire des économies sur tout. L’argent apparaît et coule à flot!
La banque et la finance vont jouer avec des capitaux gigantesques.
 * La banque centrale européenne a injecté 750 milliards d’euros pour relancer les marchés boursiers.
 * 500 milliards supplémentaires de l’Union Européenne viennent d’être annoncé
 * 300 milliards d’aides indirectes, trésorerie, fonds de garantie, données aux entreprises.
 * Des prêts garantis par l’Etat à près de 90% pour soutenir leur trésorerie, des prêts à taux zéro sont mobilisables depuis le 15 avril pour la reprise des activités allant de 10 000 à 300 000 euros. Les échéances des charges sont rééchelonnées automatiquement, sans frais, aides juridiques …
*Un salarié du privé sur deux voit son salaire réglé par l’Etat.
Les grandes entreprises et le gouvernement exploitent la crise du coronavirus pour restructurer les entreprises et l'administration publique et lancer des attaques contre les droits des salariés
Tous les cadeaux aux entreprises sont accompagnés par les déclarations de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui précisait récemment ne pas pouvoir promettre « qu’il n’y aurait pas de licenciements dans les entreprises en difficulté ».
La production redémarre, les services ouvrent presque partout et plusieurs entreprises ont annoncé la destruction d'emplois :
 * Airbus un plan de suppression de 10 000 emplois.
 * le PDG de la SNCF, envisage des suppressions d'emplois en fonction "du volume d'activité"
 * Air France suppressions d'emplois
 * British Airways, Ryanair et Virgin Atlantic ont déjà annoncé la suppression de 18.000 emplois au total
 * General Electric a annoncé « supprimer 10.000 emplois supplémentaires dans sa division aviation ».
 * André, Orchestra-Prémaman... : dépôt de bilan
Non le virus n’est pas responsable de la récession comme l’affirment certains. Le système capitaliste se restructurait avant l’arrivée du coronavirus en témoigne les plans de suppressions d’emplois dans les entreprises en janvier, février, mars, plus de 450 000 emplois ont été détruits au premier trimestre. Les banques avaient lancé un plan de 30 000 suppressions de postes…
Des milliards d’euros sont distribués, alors que des centaines de milliers de travailleurs sont licenciés et des millions au chômage technique.
Un ensemble de mesures s’en prend aux droits des travailleurs, le patronat capitaliste invoque la crise pour renforcer l’exploitation des travailleurs pour relancer sa course aux profits : augmentation du temps de travail hebdomadaire, attaque des congés payés et des RTT... Les contrats à durée déterminée vont passer à 6 mois maximum. Les travailleurs précaires vont une nouvelle fois servir pour multiplier les profits du patronat.
Comment ne pas être indigné par le comportement d’organisations syndicales qui "servent la soupe" au MEDEF et au gouvernement ? Les responsables du Medef et de la CFDT se sont retrouvés au siège du journal « Le Parisien » pour débattre de « leurs solutions » pour faire face à la crise économique. Le journal « Challenges » explique également « Comment les partenaires sociaux travaillent main dans la main face à la crise du coronavirus ».
Les plans de « solidarité » concoctés par les capitalistes ne doivent laisser subsister aucune illusion.
La reprise du travail s'accompagne d'attaques massives contre l'emploi, les salaires et les droits sociaux, les libertés, le droit syndical…
Avant l’épidémie des luttes importantes des travailleurs des journées interprofessionnelles se sont développées contre la réforme des retraites, la régression sociale. Aujourd’hui le capital avec le gouvernement à son service veut accélérer ses objectifs. Des luttes ont déjà lieu dans de nombreuses entreprises. Il est urgent de continuer à lutter de développer partout la convergences des luttes pour faire reculer le capital et le gouvernement, imposer des revendications , des mesures de progrès dans tous les domaines
Les grands patrons français, allemands, italiens… se sont réunis au niveau européen pour une "solidarité" « envers les plus fragiles », de « réponse commune » et de « justice »… Ils parlent évidemment pour leurs profits. L’opposition capital-travail est bien présente dans cette période prenons l’exemple du groupe FNAC-Darty :
Premier groupe à avoir été "sauvé" par l’État, avec une garantie de 350 millions d’euro.
Les grands actionnaires de ce groupe sont :
* Le milliardaire Daniel Kretinsky, fortune estimée à 2,5 milliards d’euro. 1er actionnaire de FNAC-Darty.
* La famille Schmidt-Ruthenbeck, elle aussi, fortune estimée à 2,5 milliards d’euros.
* La SFAM, courtier en assurance,
* Le Groupe Edmond de Rothschild détenu par Benjamin, lui aussi milliardaire.
*Ardian, société de capital-risque de Dominique Sénéquier qui gère 165 milliards d’actifs.
Le grand capital, avec les milliardaires à la tête de ses multinationales, fait un chantage aux salariés de la Fnac sur leurs salaires, semaine de 43 h, pas de congés payés, ni de RTT…
Les conséquences de la pandémie de coronavirus mettent de plus en plus en évidence l'incompatibilité qui existe entre les nécessités de base de la vie pour les salariés et le système de profit capitaliste. La course au profit est la caractéristique fondamentale du capitalisme.
Il est décisif de continuer et développer sur tous les plans les luttes économiques et sociales, mais ce n’est pas suffisant, pour changer fondamentalement, faire une politique qui permette le développement humain, qui organise une politique de progrès social pour le peuple, un développement harmonieux de la société, il faut sortir de la logique capitaliste, sortir du système capitaliste, créer une autre société. Il faut abolir le régime de la propriété privée des moyens de production et d’échange en nationalisant les entreprises en confiant la gestion aux travailleurs.
Engage ensemble cette lutte, créons la perspective de la disparition du système capitaliste et l’instauration d’une société au service du peuple.

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