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Général Electric : lutter contre la violence patronale.

Ils se sont tous retrouvés dans la manifestation à Belfort samedi 19 octobre dernier (comme le 22 juin, voir article sur notre site), dans une belle union politique pour assister à une nouvelle étape du démantèlement de Général Electric.
Ils étaient tous là, de la droite la plus extrême à la gauche dite « radicale » de Mélenchon, du PS aux Verts et du PCF, tous avaient la larme à l’œil et la voix tremblotante pour faire semblant de soutenir les travailleurs de la multinationale.

Mais aucun n’a avancé la seule solution possible pour empêcher la casse : la nationalisation totale et sans compromis de l’entreprise. Bien sûr, cela nécessiterait un débat plus large et une lutte plus globale sur la nationalisation de l’ensemble de l’industrie française, ce qu’aucun ne veut malgré les coups portés dans tous les secteurs industriels.
Les patrons des multinationales, aidés par le pouvoir, sont donc confortés dans leurs décisions consistant à renforcer et développer leurs profits.
Général Electric a les mains libres, d’autant que l’intersyndicale SUD- CGC a toujours cherché à « négocier » ce qui ressemble à la casse programmée des fabrications, accompagnée de la disparition des acquis sociaux. La CGT s’est retirée de l’intersyndicale, elle s’est prononcée contre l’accord signée avec la direction.
Rappelons-nous la « promesse » d’embaucher 1000 salariés à Belfort contre l’acquisition d’Alstom énergie, promesse soutenue à grands coups de fonds publics attribués généreusement par Macron et son gouvernement.
Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’embaucher mais de supprimer 485 postes supplémentaires, d’augmenter la productivité de 5 %, de supprimer 10 jours de réduction du temps de travail, de réaliser 12 millions d « économies » par an, de céder les bâtiments de l’entreprise aux collectivités territoriales qui seront chargées de payer le foncier soit 750 000 €.
Général Electric accompagne ces mesures par : « c’est ça ou je ferme l’entreprise ».
Nous avons donc assisté à une parodie de « référendum » lundi 21, voulu par le patron et la CGC, consistant à stopper la lutte menée par les travailleurs qui occupaient l’entreprise depuis une semaine, et en exerçant un chantage à l’emploi que le patronat utilise partout pour arriver à ses fins.
Michelin, Peugeot, la grande distribution, Ford, Renault, etc. tous utilisent les mêmes arguments pour en arriver soit à la fermeture de sites soit à des suppressions massives d’emplois.
Nous le répétons, rien ne changera tant que le capital aura la maîtrise sur l’industrie, sur l’économie, sur le pouvoir politique. Il faut répondre à la violence patronale par la lutte politique quotidienne pour empêcher le capital de nuire à la société, lui arracher les moyens de production et développer une industrie au service exclusif des besoins de la société.
Vous avez toute votre place dans ce combat.
Cela devient urgent.

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Bimestriel N°131

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