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Formation professionnelle: l'Afpa veut supprimer plus de 1.500 postes et fermer 38 centres

     L'Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa), premier service public de formation professionnelle, a présenté un plan de restructuration avec la suppression de 1.541 postes d'ici 2020 et de fermer 38 centres. La Cour de Comptes en rajoute en écrivant dans un rapport: « une restructuration de grande ampleur ou la mort ».
"Ce plan de transformation vise à rendre l'Afpa compétitive sur un marché concurrentiel" dit la Direction ! qui ajoute vouloir «adapter son offre aux demandes des régions et des entreprises en proposant davantage de formations pour des métiers en tension ».

11départements se retrouvent aujourd’hui sans centre Afpa et sans offre de formation alternative… L'Afpa assure « qu'elle continuera d'intervenir sur les territoires concernés, grâce au développement de l'offre mobile » !
L’AFPA livrée à la concurrence capitaliste :
L’AFPA a été créée en 1946, mise sous la tutelle du Ministère du travail. C’est un organisme unique en Europe qui forme notamment les populations peu qualifiées. Dans son rapport la cours des comptes reconnait :" Au regard des taux d’insertion professionnelle des stagiaires, l’action de l’Afpa paraît globalement efficace.""l’Afpa joue un rôle important dans la formation des moins qualifiés. En 2017, 66,2 % de ses stagiaires ont accédé à une formation correspondant à un premier niveau de qualification et 31,5 % des stagiaires de moins de 26 ans sont entrés en formation à l’Afpa sans détenir de qualification préalable".
En 2003, le gouvernement Chirac a transféré ses compétences aux régions.
En 2009, le gouvernement Sarkozy a décidé l’ouverture à la concurrence capitaliste de l’AFPA et réduit ses subventions.
L'Afpa connaît des difficultés financières depuis que les régions sont devenues ses donneurs d'ordres exclusifs en 2004 et que le marché de la formation s'est ouvert à la concurrence en 2009. La dégradation de la situation financière de l’Afpa est due à la diminution du chiffre d’affaires réalisé avec les régions. La part de marché de l’Afpa dans la commande des régions a ainsi fortement décru, en passant de 42 % en 2010 à 25 % en 2016.
Le gouvernement Macron a fait adopter par le parlement le 1er Août dernier, le projet de loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel" comprend la réforme de la formation professionnelle. Cette loi a été mise en place pour ne faire place qu’aux organismes de formation privés, pilotés par le patronat et les régions à son service pour développer des formations courtes, avec pour objectif l’« employabilité immédiate » au détriment des formations qualifiantes menant aux titres professionnels et à l’emploi.
La ministre du Travail, auteur de cette loi, Muriel Pénicaud déclare: "On a besoin de l'Afpa mais il faut qu'elle soit concentrée sur des missions de service public qui font sens". En clair il faut s'adapter aux directives des entreprises. Le financement de la formation professionnelle représente une enveloppe annuelle de plus de 31 milliards d’euros qui va être orientée vers la course aux profits, la compétitivité et saborde les besoins de la population.
On voit le résultat d’un service public de formation notamment pour les plus défavorisés livré aux règles de concurrence capitalistes par les gouvernements successifs.

Contre la casse de l’AFPA, la lutte
La seule solution: c’est d’engager la lutte comme le font les enseignants, les postiers pour le maintien du service public postal, les infirmiers se mobilisent pour l’hôpital., les cheminots luttent contre le démantèlement de la SNCF, ceux d’EDF contre la liquidation du service public de l’énergie, les pompiers appellent à la lutte pour plus d’effectifs, l’équipement se mobilise contre la privatisation des routes nationales, lutte contre la privatisation de l’aéroport de Paris, de la française des jeux, du service public télé, radio…C’est tout le service public qui résiste aux coups de boutoir de sa liquidation par Macron pour tout livrer au capital.
Les luttes sont essentielles, il faut les amplifier, les rendre permanentes, les coordonner, sinon les multinationales poursuivront et vont accroître sans cesse l’exploitation du travail pour leurs profits.
La convergence des luttes des travailleurs, de tous ceux, jeunes, étudiants, lycéens, sans emploi, retraités qui subissent cette politique de régression sociale est urgente.
Seule la lutte unie peut faire reculer le pouvoir, cela nécessite de le faire tous ensemble pour stopper la politique de Macron et du capital.
Notre parti appelle à ce « tous ensemble » pour mettre un coup d’arrêt à cette politique et créer les conditions nécessaires au changement de société.

Bimestriel N°131

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