Gantry 5

 

Renault : Fin du premier acte, et après ?

     Comme nous l’avions écrit la liquidation de C. Ghosn n’était que l’aspect apparent da la lutte pour le contrôle de l’Alliance Renault-Nissan- Mitsubishi entre le capitalisme « occidental » (Etat français, fonds US, anglais, norvégien) et le capitalisme japonais. Ce dernier vient de marquer un point en imposant une nouvelle forme de direction de l’Alliance

.Jusque-là c’est à partir de Renault que tout se décidait : investissements, production dans les usines, partage des marchés. C’est ce que change la nouvelle organisation.
Aujourd’hui c’est un « Conseil de l’Alliance » qui va la diriger. Il est composé des trois directeurs (Renault, Nissan, Mitsubishi) et de J.P. Sénart, PDG de Renault. Nissan, Mitsubishi privés de paroles et de décisions ont désormais voie au chapitre. De plus le PDG de Nissan ne sera plus un français mais un japonais.
Revenons en arrière : En 1999 Nissan est en grandes difficultés financières. Renault en prenant 43% du capital et sa direction le sauve. Aujourd’hui la situation est inversée. Nissan produit plus que Renault, rapporte plus de profit et est implanté dans les deux principaux marchés mondiaux, les USA et la Chine, dont Renault est absent.
Entre capitalistes la coopération n’existe pas. Il n’existe que la concurrence, le plus fort dévorant le plus faible pour s’assurer une plus grande part de marché et de profits.
Présentant la nouvelle organisation de l’Alliance, J. P. Sénart déclare qu’il « faut revoir l’équilibre capitalistique entre partenaires ». C’est l’acte deux.
Depuis longtemps Nissan ne se satisfaisait pas de sa participation au capital de Renault : 15%, pas de représentant au conseil d’Administration. Lorsqu’il déclare qu’il faut « revoir l’équilibre capitalistique » Sénart prépare les esprits à une influence encore plus importante du capitalisme japonais. Jusqu’ou ? Jusqu’à faire de Renault un simple appendice de Nissan ?
Après avoir fermé les bases de l’industrie en France, délocalisé la plus grande partie de l’industrie, le capitalisme vend au plus offrant ce qui en reste : Ainsi, Alstom vendu à Général Electrique qui met la main sur la technique des turbines des centrales nucléaires et sur l’indépendance de la production d’électricité mais qui rapporte 2milliards de dividendes aux actionnaires- ou les Chantiers de l’Atlantique vendus, revendus et aujourd’hui propriété d’un concurrent italien, ou encore les cimenteries de Lafarge fusion présentée « entre égaux » avec le suisse Hocim qui a pris le contrôle du nouvel ensemble. Arrêtons là l’énumération.
Pour la suite de « l’affaire C. Ghosn » qui va l’emporter : Nissan, Renault, Mitshubishi ? Les déclarations de Macron, de ses ministres sur leur volonté de préserver, voire de développer, l‘industrie doivent être prises pour ce qu’elles sont : de la poudre aux yeux. Il défend les intérêts capitalistes et pas ceux de la Nation.
Pour un véritable développement industriel au service de la Nation et du peuple, seule la propriété collective des grands moyens de production et d’échange peut le mettre en œuvre, aboutir à terme à la disparition du chômage, assurer l’augmentation réelle des salaires, du pouvoir d’achat pour permettre de répondre aux besoins du peuple Développer la lutte pour abattre le capitalisme et changer de société, c’est le but que nous nous sommes fixés. Venez nous rejoindre pour y parvenir ensemble.

Bimestriel N°131

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