Gantry 5

 

Une véritable nationalisation des transports et de l’énergie.

Les multiples pannes à répétition qui touchent la SNCF, la RATP et EDF n’ont qu’une seule et unique cause : la recherche du profit maximum.

S’il fallait une raison supplémentaire pour démontrer les conséquences néfastes de la politique capitaliste, les derniers événements récents avec la panne géante à Montparnasse due à l’incendie d’un poste d’alimentation électrique, celui du métro parisien le 1er août, résument à quel point la recherche du profit depuis les diverses privatisations des secteurs de l’énergie et les transports va à l’encontre des intérêts de la population.

Les luttes des travailleurs d’ENEDIS et des cheminots qui revendiquent la nationalisation de leurs secteurs d’activité trouvent toutes leurs justifications et légitimités.

La SNCF, devenue entreprise nationale en 1937 par la puissance des luttes, ce qui est insupportable pour le patronat français, est ouverte à la concurrence en 2005 puis officiellement mise en concurrence en 2009.
Cette mise en concurrence, autrement dit à la course au profit et votée par l’Assemblée nationale qui approuve l’explosion de la SNCF en multiples filiales qui à leur tour n’auront qu’un seul but : le profit.
La SNCF est aujourd’hui divisée en deux entités : le réseau et le transport.
Elle a créé trois filiales pour gérer le patrimoine national (SNEF–ORFEA–ICF) et trois autres filiales chargées de l’ingénierie à l’international : SNCF International–INEVIA–SYSTRA.
Le groupe SNCF comprend également 38 sous-filiales qui sont en concurrence et qui ont également le même objectif : faire du profit. Le groupe SNCF réalise un chiffre d’affaires de 33,5 milliards en 2017 et emploie 260 000 travailleurs. Le simple fait de définir la configuration du groupe conduit à la conclusion suivante : pour réaliser les objectifs de chaque filiale ou sous-filiale, la multinationale a besoin de casser le statut des cheminots (ce qui a été fait), s’attaquer aux droits des cheminots, bloquer les salaires, réduire les effectifs , faire des « économies » sur les investissements indispensables à la sécurité des transports publics.

Le résultat nous le connaissons : accidents mortels, déraillements, pannes à répétition, etc.… voilà la vraie cause de la situation à la SNCF, nous pourrions faire la même démonstration avec la RATP.
Avec la dernière panne à Montparnasse, les PDG d’EDF et de la SNCF se renvoient la balle : «ce n’est pas moi, c’est lui », consistant à masquer les vraies causes et responsabilités, et pour cause, ce sont de fidèles serviteurs des politiques qui se succèdent.
L’incendie du poste EDF à Montparnasse n’est pas le résultat d’un attentat quelconque mais bien une des conséquences de la politique des pouvoirs passés et actuels.
L’entreprise nationale depuis l’après-guerre avait pour but l’accès pour tous à l’énergie électrique et gaz avec une égalité de traitement et de prix quel que soit le lieu à desservir.
Là aussi les patrons n’ont jamais accepté la nationalisation de l’énergie qui empêchait le développement du profit.

EDF a donc été transformée sous la pression des multinationales françaises et européennes en société anonyme en 2004 et fut introduite en bourse en 2015.
Elle est aujourd’hui éclatée en cinq filiales qui n’ont qu’un seul but : faire du profit, ce qui se traduit dans les résultats financiers : EDF réalise un chiffre d’affaires de 69,632 milliards en 2017 pour un résultat de 3,173 milliards, en hausse de 11,3 % par rapport à 2016. Ces résultats sont acquis selon les méthodes classiques des multinationales, casse du statut des travailleurs considérés comme des privilégiés (comme à la SNCF), suppression des droits acquis, pression sur les salaires, suppressions d’emplois et baisse des investissements et des services d’entretien des réseaux. À cela il faut ajouter l’augmentation des prix de l’énergie (plus 14,3 % par an).
Cette mise en concurrence est dangereuse à tous points de vue (sécurité–accès–prix–service) car tout est réalisé au moindre coût. L’EPR de Flamanville en est l’exemple frappant : malfaçons diverses, emplois de travailleurs précaires non formés risquant leur vie notamment dans les centrales nucléaires, risque de défaillance des centrales, coût exorbitant etc.

Les PDG d’EDF et de la SNCF peuvent se renvoyer la balle, ce sont les serviteurs d’une politique qui conduit au résultat qu’ils condamnent la larme à l’œil.

Nationaliser les secteurs de l’énergie et des transports comme le demandent les travailleurs d’ENEDIS et les cheminots par leur lutte est la seule voie possible pour un développement de ces entreprises indispensables à la satisfaction des besoins.

Notre parti soutient toutes les luttes consistant à chasser les multinationales, à amplifier l’action pour donner la gestion des secteurs indispensables au développement humain aux travailleurs et au peuple.

Bimestriel N°131

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