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Mise en place du contrat de chantier dans la métallurgie.

Juste avant les vacances, l’Union de l’Industrie et des Métiers de la Métallurgie (UIMM, le patronat de la métallurgie) vient d’annoncer: l’application du « contrat de chantier » dans la branche de la métallurgie. Un pas de plus dans la précarisation du monde du travail avec cette mise en place des ordonnances promulguées par le gouvernement Macron.
Et cela avec l’accord de trois organisations syndicales, CFDT, CFE-CGC et FO, le patronat de la métallurgie va pouvoir appliquer le «contrat de chantier ou d’opération» ainsi qu’une deuxième mesure qui consiste à réduire le délai de carence applicable entre deux contrats à durée déterminée ou contrats intérimaires successifs sur le même poste de travail.

Le «contrat chantier» est un contrat "CDI temporaire" très utilisé dans le secteur de la construction, ce contrat prend fin lors de la fin du chantier. La métallurgie est donc la première branche à appliquer les nouvelles réformes du code du travail des ordonnances Macron.
Selon l’UIMM cet accord "vise à lever les freins à l’emploi" et "permet également aux salariés d’enrichir leur expérience professionnelle dans le secteur industriel"!

Un patronat méprisant, derrière la flexibilisation et la précarité, ce sont des centaines de milliers de personnes et familles qui subissent ces attaques avec la complicité des gouvernements successifs qui assurent le service après-vente des décisions du capital contre le monde du travail pour les profits des entreprises comme le montre les derniers résultats des entreprises du CAC 40. Un journaliste de RTL s'exclame " Le palmarès final est spectaculaire: le total des profits est proche des 94 milliards"... "Leurs résultats financiers ont bondi de 20%"

La fédération de la métallurgie Force Ouvrière explique pour justifier sa signature qu’elle a «abordé ces discussions avec pour objectif notamment de favoriser le maintien et le développement de l’emploi dans l’industrie sur notre territoire». L’UIMM peut se venter d’avoir instauré avec les organisations syndicales: «un dialogue social constructif»
Les plus démunis de la société enchaînent les petits boulots, prennent de plein fouet la précarité, le chômage, puis la descente vers la pauvreté.
Ces contrats précaires se multiplient dans la métallurgie, c'est la fin du CDI. Dans le seul secteur de l’automobile, on retrouve plus de 10 000 emplois précaires chez PSA, et bien plus encore chez Renault...
Pour stopper l'offensive de Macron et du patronat, il faut inverser le rapport de forces. Engager la lutte sans attendre dans tous les secteurs réunis, métallurgie, fonction publique, étudiants... car nous sommes le nombre pour une lutte de plus en plus forte, de plus en plus large. C'est la seule voie à prendre pour les faire reculer.
Nous avons tous le même ennemi, le capitalisme et ceux qui font sa politique.
Il faut lutter clairement et sans répit contre le capitalisme. Lui prendre les grands moyens de production et d’échange, les entreprises industrielles et financières, en donner la gestion au peuple et à ses représentants.
La lutte sociale est irremplaçable pour imposer les revendications, mais il faut aussi mener la lutte politique, la construire jour après jour, pour qu’elle devienne plus importante, jusqu’à abattre le capitalisme.
Tant que le capitalisme détiendra le pouvoir, il s’attaquera aux acquis du peuple, pour exploiter toujours plus, chaque jour qui passe en est la démonstration, rejoignez-nous pour y mettre fin.

Bimestriel N°131

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