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Le « plan de relance pour la jeunesse » : Précarité, exploitation pour les jeunes, des milliards pour les grandes entreprises

900.000 demandeurs d’emplois supplémentaires d’ici la fin de l’année annonce l’INSEE. Un jeune sur six a perdu son emploi suite au COVID-19. En 2019, le taux de chômage parmi les jeunes était déjà de 13,6 %, le plus élevé parmi les différents groupes de population.

 

Le plan de relance pour la jeunesse
Annoncé par Macron le 14 juillet, développé aujourd’hui à Besançon par le 1er Ministre Castex. Que contient ce plan.
Des emplois précaires pour les jeunes, des milliards en cadeaux pour les entreprises :
-Pour chaque jeune embauché avant la fin de l’année pour un CDD d’au moins 3 mois l’entreprise touchera 4.000 euros. Elle touchera en plus 1.000 euros pour compenser les cotisations sociales qu’elle paiera.
-S’ajoute à cela, l’aide pour embauche d’un jeune en alternance, 5.000 euros pour les moins de 18 ans et 8.000 euros pour un jeune majeur ; les exonérations de charges pour les entreprises pour les emplois de jeunes salariés, jusqu’à 1,6 Smic et pour une durée d’un ou deux ans. Cette mesure, voulue par le patronat, va de pair avec le renforcement des primes à l’apprentissage : près de deux milliards d’euros de cadeaux aux entreprises.
- 300 000 « projets et contrats d’insertion » seront créés, ces contrats aidés ne garantissent en aucun cas un emploi stable pour les jeunes, limités dans le temps, s’ajoutant aux nombreux emplois précaires auxquels est condamnée une grande partie de la jeunesse. Le patron du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux, valorise ce type de contrat et avoue sur France 2 que « le risque qu’à la fin du contrat, le jeune en question ne trouve pas d’emploi »
- 100 000 contrats de service civique supplémentaires annoncés dans les six mois qui viennent. Ce type de contrat « volontaire » est particulièrement précaire : les missions sont indemnisées à 580 euros par mois.
- ouverture de 230 000 places dans des formations qui ne donnent pas de solution financière et d’emploi stable à la jeunesse.
Toutes ces mesures ne constituent pas une réponse au chômage des jeunes, elles vont contribuer à étendre un peu plus la précarité et permettent de repousser l’arrivée sur le marché de l’emploi de centaine de milliers de jeunes.
Elles sont de plus, des dispositifs pour grossir les profits du patronat qui bénéficient de ces aides d’État et des exonérations auxquelles s’ajoute, le dispositif de chômage partiel, le droit du travail pillé, tout au bénéfice du capital.

Macron avec son nouveau gouvernement prépare un monde fait de précarités pour les jeunes, une main d’œuvre jetable à moindre coût pour les capitalistes.
Baisser le "coût du travail" pour accroître toujours plus leurs profits, c’est leur objectif. la proposition décrite par Macron le 14 juillet pour que l'entreprise conserve près de 20 % du salaire brut de son employé va aussi dans ce sens. Le patronat applaudit : « C'est une décision qui va dans le bon sens », a estimé Patrick Martin, le président délégué du Medef.

Si la précarisation des jeunes salariés et le chômage concernent la majorité de la jeunesse, l’université et la jeunesse étudiante sont logés à la même enseigne. Plus de la moitié d’entre elle est obligée de travailler, jobs à temps partiel, vacataires, apprentis, intérimaires, intermittents, salariés dans la grande distribution pour payer leur année d’étude.
Les gouvernements successifs ont appliqué des réformes afin d’accentuer la sélection à l’université, comme ParcourSup. Ce gouvernement impose un contrôle et une sélection toujours plus drastique et violente laissant sur le carreau nombre de jeunes.
Déjà sous pression avec des établissements aux capacités d’accueil limitées. Ils devront accueillir une grande partie des bacheliers supplémentaires. « Nous avons 9 500 jeunes qui sont en recherche d’un projet pour entrer dans l’enseignement supérieur (…) tous les autres sont déjà inscrits ou en train de s’inscrire puisqu’ils ont eu une proposition », a annoncé la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal sur France-info. Faux : le journal "la Croix" révèle que « 52404 candidats lycéens restaient sans proposition après la phase d’admission de parcoursup cette année ».

Qu’il s’agisse des travailleurs ou des étudiants, ce pouvoir, chargé d’adapter toutes la société française aux objectifs du capital, exige de cette jeunesse toujours plus de flexibilité, d’adaptation à la société capitaliste, il met en cause l’avenir de toute une génération.
Il est nécessaire de construire une réponse forte à leurs attaques.
Une seule réponse possible la lutte.
Il faut se mobiliser ensemble, la jeunesse, tout le monde du travail, dans une lutte unie pour mettre fin à la précarité qui frappe les jeunes et les transforme en une force de travail « jetable » soumise au bon vouloir des employeurs.
Notre parti propose la perspective d’un combat pour la destruction d’un système fondé sur l’exploitation et l’oppression, construire une autre société au service du peuple. La jeunesse est en première ligne dans la lutte contre le capital et pour son abolition.

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