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Le 5 mars l’Enseignement Supérieur et la Recherche dans la lutte

Le mécontentement est en train de sortir des laboratoires et des amphis. Depuis la loi pour la recherche de 2006, les réformes ne cessent de s’accumuler et vont toutes dans le même sens celui de la dérégulation.
Les personnels en ont assez de la précarité massive qui déstabilise les collectifs de travail, ils en ont assez de l’austérité qui contraint à une recherche permanente de financements, source de stress, de mal être au travail. Ils en ont assez des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader. Ils en ont assez des rémunérations minables.

Il y a 1,6 millions d’étudiants inscrits en 2020 à l’université soit 1,9% en plus que l’année précédente. Les budgets des universités ne leur permettent pas de répondre à cette augmentation d’inscriptions.
En 2019 dans le cadre de la préparation de la Loi Pluriannuelle de Programmation de la Recherche (LPPR), les personnels de l’ESR les instances scientifiques d’organisme, les académies scientifiques ont demandé avec une belle unanimité, l’augmentation notable des financements récurrents, le développement de l’emploi statutaire. Or la LPPR n’augmentera pas les financements récurrents, mais développera encore plus, s’il en était l’emploi précaire, avec les « tenure tracks » (contrat de six ans n’ouvrant pas forcément à l’embauche) et les CDI dits de mission. Le « I », pour indéfini, est l’astuce pour contourner la loi et prolonger la précarité au-delà des 6 ans. Rappelons que la loi dite de transformation de la Fonction publique sur laquelle s’appuie la LPPR exclut explicitement les bénéficiaires des CDI de mission d’un vrai contrat à durée indéterminée. Les « tenure tracks » quant à eux s’attaquent directement au corps des chargés de recherche et à celui des maîtres de conférences et allongent la période de précarité.
La dérégulation ne s’arrête pas là. L’ordonnance du 12 décembre 2018 permet aux établissements d’enseignement supérieur et de recherche publics et privés de constituer des établissements expérimentaux résultant de leur regroupement ou de leur fusion. Ces établissements doivent définir leurs règles de direction. Il y en douze en cours de constitution. A partir de 2021 ils pourront demander le statut de Grand Établissement qui leur permet de déroger au code de l ‘éducation et ainsi recruter et rémunérer du personnel comme bon leur semble. Tous ces grands établissements d’Enseignement supérieur et de recherche qui seront en concurrence les uns avec les autres seront autant d’îlots de dérégulation avec leurs propres règles, leur propre statut.
Avec la modification du régime des retraites, l’extension de la précarité, des rémunérations au rabais et la modification du calcul des indemnités de chômage, le gouvernement prépare aux personnels de l’ESR des retraites de misère.
Pour justifier l’austérité le gouvernement et les média et la presse qui lui sont acquis affirment qu’il n’y aurait pas d’argent. Pas d’argent ? Pour satisfaire les besoins sociaux ? Pour augmenter les salaires et pensions ? Pour développer les services publics ? L’éducation la recherche, l’industrie?
Pourtant chaque année, l’État octroie 11% de la richesse créée par le monde du travail soit 250 milliards d’euros sous forme d’aides directes au patronat sans aucun contrôle (voir le Crédit Impôt Recherche !).
Et malgré ces aides multiples, les entreprises continuent de se débarrasser de leurs personnels, comme c’est le cas dans la branche recherche de SANOFI.
La grande distribution, les banques, Renault annoncent de nouvelles suppressions d’emplois. Ce qui ne les empêchent pas d’accroître leurs profits comme le montrent les 64 milliards d’euros (record en Europe) octroyés aux actionnaires du CAC 40.
De l’argent il y en a !
Mais pas pour le monde du travail, pas pour ceux qui n’ont pas d’autres moyens de vivre que d’être salariés. Pour eux pas de pitié ! Pour eux c’est la réduction continue des droits, la réduction continue des rémunérations. Accepte ton sort, travaille et tais-toi.
Non l’avenir cela ne peut-être celui d’un monde dans lequel tout le monde est en concurrence avec tout le monde, un monde déshumanisé sans solidarité ou tout est individualisé, un monde où seules les « stars » recueillent la lumière grâce aux précaires à leur service. Car les mesures de régression sociale qu’impose le capitalisme c’est bien cela. Pour en finir avec cela, il faut le combattre et l’abattre, il n’y a pas d’autre voie !

Dans l’immédiat :
Il faut des crédits récurrents conséquents pour faire fonctionner les laboratoires
Il faut en finir avec la précarité il faut des emplois à statut
Il faut des personnels motivés par des rémunérations en rapport avec leurs qualifications.
Notre parti révolutionnaire COMMUNISTES est au coté de ceux qui se battent !

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