Gantry 5

 

N° 956 18/12/2025  La désindustrialisation de la France fait l'objet d'une littérature abondante et de plus en plus d'articles de presse y sont consacrés. De ce point de vue le titre de l'article du journal Les Echos du 10 décembre : "La désindustrialisation s'accélère, 165 sites sur la sellette depuis septembre." illustre bien la gravité de la situation.
Tous les observateurs et analystes font le même constat sur fond d'une situation déjà profondément dégradée. C'est ce que note aussi France Inter le 9 décembre1. La CGT pour sa part, recense dans l'industrie2 483 PSE, soit 107 562 emplois menacés ou supprimés. Si l’on ajoute les emplois indirects et induits - sous-traitance, services, commerces environnants - ce sont 200 000 à 300 000 emplois qui seraient détruits en deux ans. 

Si tout le monde a en tête, la récente liquidation judiciaire de Brandt et ses 700 licenciements ou Arcelor Mittal avec des fermetures de sites, il faut y ajouter, qu'à bas bruit ce sont des centaines d'emplois qui, chaque semaine, disparaissent dans des petites et moyennes entreprises. Nous nous faisons l'écho de cette réalité chaque semaine dans notre résumé économique et social publié dans le e-Communistes-Hebdo.
Si le constat de la désindustrialisation est donc largement partagé, les raisons profondes de cette situation restent largement masquées. En revanche, sont évoqués avec insistance, en vrac : la concurrence déloyale et surtout chinoise, la politique de l'offre qui diminue la demande, le coût de la force de travail trop élevé, des règles trop faciles favorables aux licenciements... Si toutes ces causes méritent réflexion afin de les analyser voire les contester, les grandes absentes parmi les causes sont les politiques gouvernementales de gauche ou de droite qui répondent aux exigences du capital. Celles de la réalisation des profits et de l'accumulation du capital, dans un contexte d'une crise systémique d'exploitation capitaliste au sein de l'impérialisme, où les affrontements se développent et s'exacerbent pour le contrôle des matières premières, des marchés, des voies de communications et de la force de travail.
Nous pointons bien là, l'essentiel : la responsabilité d'un système, le capitalisme et nous posons la question clairement, celle de sa capacité à répondre aux besoins des travailleurs et des peuples. Tous les peuples ont besoin de développer une activité industrielle non pas pour se garantir un moyen de puissance et d’asservissement des autres peuples mais pour garantir son autonomie relative, pilier de la démocratie populaire.
C'est pourquoi de notre point de vue, il faut comprendre les ressorts profonds de cette crise de désindustrialisation et cela d'un point de vue de classe. Cette démarche vise à armer la classe des travailleurs dans son combat quotidien contre les fermetures d'entreprises et les licenciements. Elle vise en même temps à créer les conditions, dans la lutte, d'une élévation de la conscience de classe et de l'organisation de la classe afin de combattre le capitalisme jusqu'à l'abattre et créer les conditions de l'émergence d'une société socialiste débarrassée de l'exploitation de l'Homme par l'Homme. Le 21 mars à Paris3 notre Parti Révolutionnaire Communistes prend l'initiative d'un débat sur ces questions de la réindustrialisation que nous qualifions : " d'un combat de classe vital pour le changement de société." Des initiatives régionales préparatoires sont déjà programmées en région : Normandie le 10 février et Île-de-France le 14 février.
3 Ce débat aura lieu au Maltais Rouge, 40 rue de Malte 75010 Paris
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