Gantry 5

 

CAP 22 : un seul recours, la lutte.

La commission gouvernementale qui a pour « mission » de réaliser des « économies » de 30 milliards pour réduire les déficits publics a terminé ses « travaux ». Le document qui devait rester confidentiel jusqu’au mois d’octobre, préconisant les mesures pour réaliser ces «économies » a été publié par un syndicat.
Le jour même éclatait « l’affaire Benalla », le barbouze de l’Élysée, auteur de violences lors de la manifestation du 1er mai à Paris (bizarre, bizarre !).

Tous les médias se sont jetés sur cette affaire, étouffant le contenu des préconisations du rapport.
Rappelons que la commission gouvernementale qui a discuté et décidé était composée de patrons de multinationales à égalité avec des membres du gouvernement (huit de chaque côté), le reste étant constitué de quelques élus, est d’une ancienne secrétaire de la CFDT.
Les mesures visées touchent à l’emploi, l’éducation, la santé, la défense, la sécurité, le logement, la dépendance etc...
Conclusion rapide : tous les secteurs sont soumis à l’exploitation capitaliste.
Nous avons déjà beaucoup écrit sur les objectifs annoncés par les gouvernements qui se sont succédé, aujourd’hui Macron veut poursuivre et accélérer la casse des services publics, de la fonction publique, des acquis sociaux résultants de longues luttes.

  • • Le temps de travail des enseignants serait augmenté, l’annualisation du temps de travail comme dans le privé serait la règle. Appel à un « nouveau corps d’enseignants » à la place de professeurs certifiés. Démarrer l’enseignement plus tôt au détriment de la formation.
  • • Financement de l’enseignement selon le résultat des élèves, augmentation du droit d’inscription dans les universités, renforcement de leur autonomie.
  • • Élargir la mobilité des bacheliers,
  • • Hôpital : les patients devront payer avant d’être soigné.
  • • Suppression programmée de l'audiovisuel public au profit du privé (réorganisation de France-Télévision).
  • • Logement : accélérer la privatisation du parc public.
  • • Instaurer un péage urbain dans les principales métropoles.
  • • Fin de l’universalité des allocations familiales.
  • • Embauche exclusive de contractuels (droit privé) à la place de fonctionnaires, instauration du salaire au mérite dans toutes les fonctions publiques.
  • • Privatiser les services de la DGCCRF (répression des fraudes).
  • • Nouveau calcul des APL (allocations logements).
  • • Faire payer les cartes d’identité, le contrôle des permis de conduire.

La liste des sales coups ne s’arrête pas là, les collectivités territoriales verraient leurs compétences s’élargir ce qui va accentuer encore la concurrence entre elles.
Nous aurons l’occasion de revenir sur les nombreuses dispositions aussi néfastes les unes que les autres contenues dans ce rapport mais il est clair qu’il est urgent d’engager la lutte sans attendre.
Il faut stopper les exigences des multinationales et du pouvoir à l’origine de ce rapport.
A l’heure où des profits considérables sont réalisés, que les richesses créées sont toutes accaparées par le capital, les multinationales exigent que toute la société française soit soumise au profit.
Les travailleurs ne disposent que de la lutte pour les stopper, leur arracher le pouvoir économique et politique qu’elles dirigent. Les moyens existent pour développer des services publics sous la maîtrise du peuple pour résoudre et satisfaire les besoins sociaux.
N’attendons pas.

Bimestriel N°131

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