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100 milliards pour les entreprises, les salariés et le peuple paieront

Le plan de relance, pompeusement baptisé « France Relance pour la reprise et la transformation de l’économie française », après les 100 milliards de CICE (crédit impôt recherche) octroyés ce dernières années, c’est 100 milliards de plus dans les poches des grandes entreprises, de nouvelles exonérations de cotisations sociales afin d’aller plus vite et plus loin pour soumettre de plus en plus toute la société française aux exigences du capital. En inaugurant l’Université d’été du Medef, les multinationales capitalistes ont dicté leur feuille de route à Castex, elle se décline en trois volets :
1-La transition écologique, tout pour l’entreprise : 30 milliards d'euros de financements sur deux ans en soutien direct, dont 9 milliards d'euros d'aides sont aux activités de l'industrie, 7 milliards iront à la rénovation énergétique des bâtiments (privés), il promet également 4,7 milliards pour les petites lignes, fret, trains de nuit. En réalité, C’est de l’argent investit pour accélérer la privatisation de la SNCF et 1,2 milliard pour les transports privés du quotidien et le vélo.
2-La compétitivité des entreprises, tout pour l’entreprise : 35 milliards, dont la baisse des impôts de production (20 milliards sur deux ans). 3 milliards pour renforcer les fonds propres des entreprises et 1 milliard pour des investissements liés à l'innovation ou la relocalisation. L'exécutif prévoit également d'y affecter 11 milliards d'euros du Programme d'investissements d'avenir (PIA) déjà lancé, comme l’hydrogène : 2 milliards pour cette filière.
3-Compétences et solidarité, tout pour l’entreprise. On y retrouve les 6,5 milliards d’aide aux entreprises, de suppressions de cotisations sociales pour l’embauche de jeunes ; 6,6 milliards budgétés pour le chômage partiel, 5,2 milliards d'aides aux collectivités locales et 6 milliards d'investissement pour les hôpitaux liés au Ségur de la santé (Plan qui répond nullement aux besoins de l’hôpital public, dont le gouvernement veut accélérer la privatisation).
« Nous avons fait le choix stratégique que ce plan soit avant tout un plan d'investissement. Il aurait été beaucoup plus facile politiquement de faire du soutien à la demande, de promettre une baisse du taux de TVA au coût exorbitant. Mais nous n'aurions pas préparé la France aux défis du XXIe siècle », déclare le ministre des Finances, Bruno Le Maire. « Préparer la France » c’est de fait donner les moyens aux multinationales d’accroître leurs profits, de se placer dans la concurrence mondiale capitaliste, par une exploitation toujours plus féroce du peuple.
L’emploi subit une véritable hémorragie. 800.000 postes devraient être supprimés cette année. Les plans sociaux (PSE) se multiplient. Entre le 1er mars et 16 août 49000 emplois ont été supprimés dans le cadre de PSE, nombre qui a triplé par rapport à 2019. Au deuxième trimestre les entreprises ont détruit 119 400 emplois : Nokia (1233), Daher (3000), HOP (42% des effectifs), Renault (4600), Airbus (5000), Cargill (62% des 300 salariés), 16 000 emplois dans le secteur de l’habillement, Hutchinson (1000 postes et autant d’intérimaires), etc. 750 000 jeunes arrivent sur le « marché du travail » et Castex annonce, mais pas fait, 200.000 emplois grâce au rebond de croissance et 160.000 grâce au plan de relance : on est loin du compte. L’Unedic, elle, annonce au moins 900 000 chômeurs supplémentaires en fin d’année 2020.
Pour les salariés c’est une aggravation de la précarité, une multiplication des contrats en CDD. Il faut exploiter toujours plus, ce plan de relance sert les intérêts des entreprises pour accélérer les réformes et appliquer le programme du capital.
De plus, Macron et son gouvernement annoncent qu’en 2021 ils vont reprendre la réforme de l’assurance chômage et celle de la réforme des retraites
Seule la lutte peut mettre un coup d’arrêt à cette politique.
Il y a des luttes partout dans de nombreuses entreprises, dans des écoles pour exiger des ouvertures de classe, des moyens en cette rentrée
Il faut la développer partout de plus en plus. La lutte unie, de plus en plus large, des travailleurs et de la jeunesse est indispensable.
Le 17 septembre, journée interprofessionnelle de luttes, de grèves et de manifestations organisée par la CGT, marque le premier temps fort d’une rentrée qui doit être combative contre toutes les attaques de capital. Nous contribuerons partout à ce que cette journée soit puissante et unitaire.
Notre Parti est dans la lutte. Il appelle à son développement
Les luttes sociales, les mouvements interprofessionnels sont incontournables, décisifs.
Il faut aussi mener la lutte politique contre le capitalisme. Le capitalisme ne se réforme pas, son objectif permanent est le profit maximum par tous les moyens, on ne peut pas l’aménager.
Pour faire une politique au service du peuple, pour sauver la planète, il faut changer de société.
Les Partis politiques, les mouvements qui affirment préparer la riposte face à Macron et son gouvernement, qui se parent d’un costume vert, veulent aménager le capitalisme, n’ont pas pour objectif de l’abattre, ils emmènent les travailleurs, la jeunesse dans une impasse.
Pour changer de politique, faire une politique de développement économique et social au service du peuple, il faut en finir avec le système capitaliste.
L’opposition capital-travail est irréductible.
Pour nous le choix est fait, nous voulons abattre le capitalisme et construire une société débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme.

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