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Louis-Daniel GOURMELEN candidat à l’élection Présidentielle présente son programme.

754-01/022022 Louis-Daniel GOURMELEN candidat à l’élection Présidentielle présente son programme:

Communistes Hebdo: Tu as été désigné par le Comité National du Parti Révolutionnaire COMMUNISTES comme son candidat à l'élection présidentielle. Quel est le sens de cette candidature?

Louis-Daniel: L'élection présidentielle est une bataille politique importante et si nous n'avons aucune illusion sur le caractère démocratique de cette dernière, nous entendons la mener et faire entendre la voix de notre parti qui affirme et démontre, qu’on peut en France, faire une grande politique de développement économique et social, pour le peuple, qui appelle à la lutte pour faire reculer la politique du capital et mener le combat pour en finir avec l'exploitation capitaliste et changer de société.

Communistes Hebdo : Tous les prix augmentent ; hausse de l'énergie, augmentation des loyers...de l'alimentaire .... C’est la préoccupation majeure à laquelle est confrontée la majorité de la population pour boucler les fins de mois. Quelles sont les propositions de lutte que tu proposes?

Louis-Daniel : Le seul moyen pour augmenter le pouvoir d’achat c’est d’augmenter les salaires.
Un peu plus de 2,1 millions de travailleurs vivent avec moins de 885 euros par mois et 10 % des travailleurs du privé, gagnent moins de 1.319 euros nets par mois, 25% des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté ; au cours du quinquennat de Macron, les 5 % les plus modestes ont perdu en niveau de vie, baisse des aides personnalisées au logement (APL), accroissement de la précarité et du chômage, endettement généralisé… plus de 300 000 personnes sont sans-domicile...La France compte des millions de pauvres, 14,8% de l’ensemble de la population, un record.
L’urgence c’est donc d’augmenter les salaires et porter immédiatement le Smic à 2.100€ ce qui est l’objectif de lutte de notre parti. Le monde du travail n’a jamais été autant exploité en augmentant les rythmes et le temps de travail, en accentuant la précarité, la flexibilité, en diminuant ou en bloquant les salaires.

Communistes Hebdo : Les moyens existent-t-ils pour répondre aux besoins et aux revendications des salariés et du peuple ?

Louis-Daniel : Oui les moyens existent. Le travail des salariés produit 2.500 milliards d’€ détournés par le capitalisme. Les profits des sociétés capitalistes sont passés en 2020 de 265 à 330 milliards, soit une hausse de 24%. Macron a accéléré et amplifié les mesures de ses prédécesseurs : exonération de cotisations sociales, baisse de l’impôt sur les sociétés c’est 26 milliards, les ristournes de leurs dépenses de R&D (recherche et développement), 6,3 milliards d’euros, la suppression d’une partie de l’impôt sur la fortune, fait perdre 3,5 milliards de recettes fiscales par an en faveur des 1 % les plus aisés. 300 milliards d'€ ont été versés pour les multinationales.
Les 500 familles les plus riches possèdent une fortune cumulée de 1.000 milliards! La fortune des riches a augmenté de 276 milliards en 19 mois… On compte 309.000 nouveaux millionnaires!
Le CAC 40 a atteint son plus haut niveau avec 70 milliards en 2021. Evasion fiscale 33 milliards sont soustraits à l’impôt. Alors de l’argent il y en a.
La création des richesses vient des travailleurs, elle doit revenir au peuple et au pays.
On sait que les capitalistes veulent maintenir le prix de la force de travail le plus bas possible pour engranger le maximum de profits. La question des salaires est donc bien un enjeu majeur de la lutte des classes.
Oui, il y a en France les moyens, économiques, financiers, scientifiques, culturels de développer une grande politique.

Communistes Hebdo : Comment faire pour reprendre au capital tout cet argent ?

Louis-Daniel : Un seul moyen, la lutte de classe. Toute l’histoire de notre pays le démontre (1936 – 1945- 1968…) Le seul but du capitalisme c’est le profit et son accumulation, peu importe les moyens employés pour y parvenir. Il faut la lutte quotidienne, sans relâche contre l’exploitation pour stopper les attaques du pouvoir dictées par le capital pour imposer des avancées. Les luttes se développent à 70 jours de la présidentielle, c'est du rarement vu, pour les salaires, contre les suppressions d’emplois, les conditions de travail, la défense des conquêtes sociales majeures comme la sécurité sociale et les retraites. Luttes pour la défense du Service Public, manifestation du personnel de santé, enseignants, médico sociaux, EDF…Grèves et manifestations ce jeudi 27 janvier, 24 mars pour les retraites…
Il faut donc s'attaquer fondamentalement au système capitaliste, à ses promoteurs, ses défenseurs. Aucun des candidats à l’élection présidentielle ne s’attaque au système d’exploitation capitaliste. LREM, LR et le RN sont au service du capitalisme; le PS, EEEV, LFI, Le PCF, parlent du partage des richesses, ils ne touchent pas au système capitaliste, à sa domination, alors que la pandémie nous confirme que le capital ne lâche rien sauf quand il y est contraint par les luttes, son seul objectif c’est d’accroître ses profits. De cette façon, ces partis créent des illusions démobilisatrices. Aucun n’identifie le capitalisme comme étant la cause unique des difficultés et par conséquent aucun ne propose de mener la lutte politique pour construire une autre société débarrassée du capitalisme.

Communistes Hebdo: Comment changer de politique, quelles décisions doit prendre immédiatement le Président ?

Louis-Daniel : Il faut mettre en œuvre ce pourquoi nous luttons aujourd’hui : stopper la privatisation de ce qui reste du secteur public et nationaliser ou renationaliser les secteurs décisifs de notre économie.
* La reconquête d’un secteur public national, la création d’un grand service public national serait une conquête sociale et politique énorme, très utile. Depuis 40 ans les gouvernements ont privatisé la presque totalité du secteur public.
* Un système de santé en France, intégré dans un monopole public regroupant l’ensemble des secteurs travaillant pour la santé publique comme l’hôpital, la médecine, la recherche, la chimie, la pharmacie, les laboratoires, la fabrication de matériel médical etc., excluant toute intervention du capital. Monopole géré par les travailleurs dans le seul but de répondre aux besoins de la population et au développement de la Nation.
* Pour l’énergie regroupement de tous les secteurs concernés: électricité–gaz–énergie fossile–production et traitement de l’eau, ainsi que toutes les industries liées à la production de ces énergies, à leurs transports etc.
* Les transports, les télécommunications, l’enseignement, doivent également être placés sous monopole public, seule condition de leur développement pour répondre aux besoins sociaux.
* Services publics, fonctions publiques doivent constituer des monopoles publics, des nationalisations, débarrassés de toute notion de rentabilité, de compétitivité, de profitabilité, c’est cela l’enjeu de société. Le financement de ses monopoles publics doit être assuré par les richesses créées par le travail, aujourd’hui totalement accaparées par les multinationales pour leurs profits.
* Le développement de l’économie nationale dans tous les domaines et d’abord industriel, pour le plein emploi dans tout le pays, celui des jeunes en particulier.
* Un grand système d’Education Nationale, de formation et les moyens d’y accéder pour tous les jeunes
* L’augmentation des salaires, des pensions, des indemnités. Avec un SMIC porté à 2.100 euros tout de suite. Le droit à la retraite à 60 ans avec 37 ans 1/2 de cotisations, à 55 ans et 50 ans pour les travaux pénibles et dangereux.
* L’égalité hommes femmes dans tous les domaines.
* Le droit à un logement de qualité pour tous.
Une autre politique est possible, les moyens existent, c’est seulement par la lutte économique, sociale et la lutte politique, la lutte de tous celles et ceux qui subissent la politique actuelle qu’on pourra faire reculer le capitalisme, imposer d’autres choix au service du peuple.
Pour vaincre, l’union des travailleurs, de la jeunesse, du peuple est indispensable Nous ne disons pas à celles et ceux qui en ont assez de la politique actuelle, qui veulent que ça change : « remettez votre sort entre nos mains et nous règlerons les questions qui vous préoccupent ». Nous leur disons au contraire : « votre participation au combat contre le capitalisme est décisive. Les travailleurs et le peuple représentent une force énorme quand ils agissent ensemble. L’avenir dépend de votre unité dans ce combat ». La lutte contre le capitalisme exige le plus large rassemblement, notre union à tous est indispensable
* Il faut pratiquer une politique d’échange, de collaboration entre les peuples sur un pied d’égalité, dans le respect de leur indépendance, ce qui suppose pour la France le droit à l’autodétermination des peuples des départements et territoires d’Outre Mer.
* Il faut pratiquer une politique de paix avec la fin de la militarisation de l’économie et la fin des guerres, le retrait de la France de l’OTAN doit en être une étape. La lutte, sans relâche contre l’exploitation, l’oppression, contre les guerres impérialistes, contre tous les fléaux que le capitalisme aggrave sans cesse est plus que jamais nécessaire.
* Il faut que toutes les grandes orientations concernant le développement économique et social, les salaires et indemnités, les retraites, la formation professionnelle, les bourses attribuées aux élèves et aux étudiants soient décidées par les représentants élus à tous les niveaux.
Dans la période présente la lutte au quotidien contre les empiètements du capital, pour changer la situation est indispensable.
Profitons de cette élection présidentielle pour faire un pas de plus dans cette direction.

« Venez en débattre avec nous. Venez débattre avec nous des conditions du changement.

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